Blues Magazine : 10 ans de passion
La naissance de Blues Magazine est issue de la conjugaison
de passionnés, au sein dune école de guitare, La
Rosace, à Deuil la Barre (95) à forte connotation blues,
et de la réunion de deux personnes Jean-Marc de Bolster, élève
de lécole et graphiste de métier, et Patrick Astorg,
professeur de guitare et responsable de cette école.
Le recrutement sest fait de lui-même. La Rosace étant
un vivier de passionnés de blues, chacun proposant ce quil
pouvait ou savait faire de mieux dans la vie pouvant aider à
lélaboration du magazine. A linstar de Monique Pouget
notre Momo présente depuis le numéro un, besogneuse, à
la plume fluide et dont les articles de fond ont fait ladmiration
de nos lecteurs et même des services de presse spécialisés.
Il y eut des moments inoubliables : les rencontres, le regretté
Luther Allison, parrain de Blues Magazine (une après-midi passée
avec Lulu fut un grand moment) et puis beaucoup dartistes nous
paraissant intouchables et que nous avons pourtant côtoyés
: limmense B. B. King, Buddy Guy, Dr John, Taj Mahal, Little Milton,
Clarence Gatemouth Brown, John Mayall, Lucky Peterson, Calvin Russell,
ainsi que les bluesmen français : Patrick Verbeke, Paul Personne,
Jean-Jacques Milteau, Greg Szlapczynski, Chris Lancry et bientôt
dautres.
Blues Mag, cest aussi des moments difficiles : les décès
accidentels de Jean-Marc de Bolster et de Lulu Campers, chanteuse de
blues et responsable de la Tribune des Blues Singers, le départ
de Patrick Astorg, les problèmes dégo : ma
photo est plus belle que le sienne ou encore mon article
doit passer absolument dans le prochain numéro, je lai
promis !, quelques désaccords sur la décision de
la prochaine photo
de couverture ou de larticle de fond à venir.
Et puis, il y a eu les évolutions : première phase ; à
partir du numéro 8, passage à la couleur de la couverture.
Puis, augmentation de la pagination et introduction dencarts publicitaires
en couleur (et oui parfois il faut rentabiliser !).
Cest tout ça Blues magazine : des larmes et des moments
de bonheur, des souvenirs, des anecdotes
A vous lecteurs fidèles,
sans qui nous nexisterions pas, à vous qui nous soutenez
depuis 10 ans et à toute cette équipe de passionnés
qui fait vivre Blues magazine, je vous remercie. Ensemble, démarrons
cette nouvelle décennie de Blues Magazine en commençant
par cette dernière évolution : votre mag tout en couleurs
!
Christian Le Morvan
Et maintenant, place à l'édito de notre
Momique.
Ce numéro 40 marque la première décennie
de Blues Magazine. Une étape que la rédaction a choisi
de souligner en parant la revue de nouveaux
atours tout en couleur et en adressant un clin doeil irlandais
de bonne fête aux Patrick qui lont successivement dirigée
à ses débuts, avant de bifurquer vers dautres aspirations.
Dès sa création, Blues Magazine a eu pour objectif de
promouvoir le blues dans ses différentes expressions, de soutenir
ses créateurs, artisans et exégètes. De maladresses
initiales dues à linexpérience de départ,
en fortunes diverses et avatars humains, trop humains, nous nous sommes
efforcés de partager notre passion pour le blues, cette musique
qui nous tient à coeur et nous fait vibrer corps et âme,
dans le respect des musiciens et des acteurs qui, à leurs côtés,
concourent à sa pérennité. Ainsi, au fil des trimestres,
Blues Magazine sest progressivement étoffé, amélioré
(espérons-nous !), jusquà se frayer une place parmi
ses confrères de la presse bluezy, puis, récemment, à
se glisser en kiosque. Cet anniversaire nous encourage à poursuivre,
avec enthousiasme et dans le même esprit, cette aventure exaltante
que nous sommes ravis de partager avec vous. Le Midem ayant, une fois
de plus, confirmé la part marginale du blues dans le marché,
malgré son apport essentiel, Blues Magazine sengage avec
détermination à maintenir vivante cette musique, en relation
avec ses amis et partenaires ; un projet commun à tous les amateurs
de blues...
Les retours aux sources du Blue Mayoux et les découvertes de
Frankie Pfeiffer illustrent à nouveau ces différentes
facettes du blues que nous apprécions, tandis que lami
Jean-Marc nous pousse à rebondir sur la toile, façon technologie
actuelle, sans pour autant mettre le feu aux poudres : la guerre de
(MP) 3 aura-t-elle lieu ? A tout coup, cest bonne pioche dans
les bacs CD et DVD, après une consultation des chroniques.
La rencontre à Cognac, lété dernier, dun
luthier a attiré notre attention sur le banjo. La Nouvelle Orleans,
Memphis et les Carolines, en particulier, ont vu éclore le talent
de banjoïstes qui ont laissé une empreinte dans les sillons
du blues, tels Papa Charlie Jackson, Gus Cannon, les frères Patterson,
Lucius Smith et Odell Thompson, Memphis Minnie, Laura Dukes ou Etta
Baker, que lon a eu le bonheur découter, récemment,
grâce à lanthologie de la Fondation Music Maker (Dixiefrog).
Le banjo, qui devait occuper une place singulière dans lhistoire
des musiques populaires américaines, blues, jazz et country,
a connu un essor remarquable à partir du XIXème siècle.
Philippe Durand, qui ne dédaigne pas se dégourdir les
doigts sur les cordes de son instrument favori, vous invite à
le suivre dans sa quête des origines du banjo et à remonter
le temps sur les traces des musiciens quil vénère.
Que la force du renouveau printanier soit en vous
!
PS : A quelques jours dintervalle, en janvier, le monde de la
soul a déploré la disparition de deux voix marquantes
: Lou Rawls et Wilson Pickett.
Monique Pouget