Les échos des concerts et festivals
 

Lisieux 1999

 

Lisieux, plus connue par ses chants célestes et ses dévotions à Sainte Thérèse, a vue défiler de drôles de pèlerins. Du 01 au 09 Octobre, se déroulait le 10 ° festival de Blues de Lisieux, ville pieuse par excellence, rencontrait pour l’occasion la musique du diable. La dynamique équipe dirigée par son président Michel Batrel a offert aux Lexoviens, une diversité musicale sortant parfois du cadre de la ville.

Vendredi 1° Octobre, ouverture du festival au Grenier à sel de Honfleur avec Louisiana Red, ses sombres compositions et son jeu brillant en slide, ont conquis le public.

Samedi 2 Octobre, la cathédrale Saint Pierre de Lisieux, ouvrait ses portes au Broadway’s Gospel Group, formation Rouennaise composée de 30 chanteurs au répertoire Jazz et R&B.

Dimanche 3 Octobre aux Nouvelles Galeries de Lisieux, se produisait Soul Men, Jazz et R&B, encore cette fois avec 10 bas normands fidèles aux standards.

Mardi 5 Octobre, direction le centre culturel d’Orbec à côté de Lisieux, avec le groupe français Country / Blues : Marshall Hole.

Jeudi 7 Octobre, c’est le casino de Trouville qui recevait de nouveau Broadway’s Gospel Group.

Vendredi 8 Octobre, de retour à Lisieux et son vaste parc des expositions, avec en 1° partie un très bon Boweavil, entre Chicago Blues et Blues rural, ensuite Mighty Sam Mc Laine, chanteur Louisianais, une des grandes voix d’aujourd’hui, a emballé un public peu nombreux en raison d’une malencontreuse superposition des dates avec le festival de Blues du Havre, qui avait lieu ce même jour avec Popa Chubby à l’affiche : Les gars, mettez vous d’accord la prochaine fois ! !

Samedi 9 Octobre, clôture du festival avec Sysoul, groupe français et sa chanteuse Sylvie Pequicho dans un contexte de musique Soul. Ensuite Errol Linton, Jamaïcain/Anglais, du Chicago Blues,teinté de Reggae, a créé la bonne surprise de cette soirée, et pour terminer la reine du New Orleans, Marva Wright, grande voix ancrée dans le Gospel, a su créer l’ambiance finale.

Ne pas oublier les « after concerts » au club Solaris qui a vu passer Thierry Anquetil, Boweavil et autres, dans des bœufs mémorables. Et puis les « Off » du festival, où le Blues descend dans la ville avec la complicité de 4 bars : le Green, le Sixtys, le Breamich et le Rétro. Le lycée Gambier organisait une exposition sur l’esclavage, le lycée Paul Cornu, un concert avec Cat Fish et le centre hospitalier, un concert de Boweavil. Ca bouge à Lisieux, où le Blues est bien vivant en Normandie.  

Christian Le Morvan 



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