|
Par Dominique Boulay
Photos N/B Bruno Migliano
Photos Couleur Dominique Boulay
 |
|
 |
En
ce dernier jour du premier trimestre de la nouvelle année, il se
passe quelque chose rue Biot, Paris 17ième. Björn Berge se
produit, en direct, devant ses fans parisiens. La salle de spectacle semi-circulaire
est comble. Les spectateurs semblent déjà conquis, bien
que personne n'ait encore commencé à jouer
Il faut dire que le premier set qui verra, seul en scène, le musicien
de Folk, né dans la Drôme, H.Burns, sera d'une telle qualité,
que le public peut avoir les sens en ébullition, et être
préparé à la suite.
C'est aux alentours de vingt et une heures que le géant nordique
arrive, une guitare dans chaque main
Les cheveux ont poussé
depuis la dernière fois que l'on s'est rencontré, mais je
peux, d'ors et déjà, écrire que dès les premières
notes, l'évolution du guitariste est manifeste. Je l'avais rencontré
à l'issue d'un concert qu'il avait donné dans le cadre de
Blues en V.O, il y a quelques années. Et je l'avais revu, l'année
dernière, dans les studios de Radio France, peu de temps avant
qu'il n'enregistre une émission, en direct, pour France Inter.
Nous avions essayé, tout d'abord, de communiquer en suédois,
mais l'anglais s'était finalement révélé préférable,
les similitudes entre le norvégien et le suédois n'étant
pas si nombreuses que cela, malgré les apparences. Et bien que
la traduction de son nom signifie en suédois quelque chose comme
l'ours des montagnes
A l'époque, nous avions discuté de I'm The Antipop, son
album précédent, ainsi que de quelques éléments
qui concernaient sa vie de tous les jours. Le revoir ce soir, a été
une véritable bonne surprise,
tant le professionnalisme de l'artiste s'est affirmé depuis !
Il est souvent passé d'un ton badin à un autre plus sérieux.
Il a fréquemment fait rire et applaudir le public grâce à
ses traits d'humour (ce qui n'était pas sans nous rappeler un DVD
de Bob Brozman, Live en Allemagne où, lui aussi se livre à
quelques facéties avec son public). Et il nous a souvent rappelé
que ce n'est pas l'instrument qui fait l'artiste, mais le contraire. Car
l'une des deux guitares avec lesquelles il est entré ne lui avait
apparemment pas coûté cher sur Internet
et cela ne
l'a pas empêché d'en jouer, une bonne partie de la soirée.
Même s'il a été manifeste que la guitare de marque
était plus souvent utilisée pour les morceaux qui requerraient
plus de finesse et de subtilité. Il a bien sûr profité
de ce nouveau passage à Paris, pour nous restituer des morceaux
qui figurent dans son nouvel opus Live In Europe, paru chez Dixiefrog.
Mais, ils nous ont semblés plus live ce soir que sur le disque,
puisque nous y étions !
La magie du direct opérant, les deux heures se sont écoulées
à une vitesse intersidérale. Pas moins de deux rappels et
une standing ovation tonitruante ont clairement souligné l'appréciation
du public. L'artiste, tout en longueur quand il n'est pas assis, a d'ailleurs
semblé particulièrement ému de cet accueil.
 |
|
 |
|