Les échos des concerts et festivals
 

Björn Berge

à l'Européen

31 mars 2008

 

Par Dominique Boulay
Photos N/B Bruno Migliano
Photos Couleur Dominique Boulay

 

 

En ce dernier jour du premier trimestre de la nouvelle année, il se passe quelque chose rue Biot, Paris 17ième. Björn Berge se produit, en direct, devant ses fans parisiens. La salle de spectacle semi-circulaire est comble. Les spectateurs semblent déjà conquis, bien que personne n'ait encore commencé à jouer…
Il faut dire que le premier set qui verra, seul en scène, le musicien de Folk, né dans la Drôme, H.Burns, sera d'une telle qualité, que le public peut avoir les sens en ébullition, et être préparé à la suite.
C'est aux alentours de vingt et une heures que le géant nordique arrive, une guitare dans chaque main… Les cheveux ont poussé depuis la dernière fois que l'on s'est rencontré, mais je peux, d'ors et déjà, écrire que dès les premières notes, l'évolution du guitariste est manifeste. Je l'avais rencontré à l'issue d'un concert qu'il avait donné dans le cadre de Blues en V.O, il y a quelques années. Et je l'avais revu, l'année dernière, dans les studios de Radio France, peu de temps avant qu'il n'enregistre une émission, en direct, pour France Inter. Nous avions essayé, tout d'abord, de communiquer en suédois, mais l'anglais s'était finalement révélé préférable, les similitudes entre le norvégien et le suédois n'étant pas si nombreuses que cela, malgré les apparences. Et bien que la traduction de son nom signifie en suédois quelque chose comme l'ours des montagnes…
A l'époque, nous avions discuté de I'm The Antipop, son album précédent, ainsi que de quelques éléments qui concernaient sa vie de tous les jours. Le revoir ce soir, a été une véritable bonne surprise, tant le professionnalisme de l'artiste s'est affirmé depuis !
Il est souvent passé d'un ton badin à un autre plus sérieux. Il a fréquemment fait rire et applaudir le public grâce à ses traits d'humour (ce qui n'était pas sans nous rappeler un DVD de Bob Brozman, Live en Allemagne où, lui aussi se livre à quelques facéties avec son public). Et il nous a souvent rappelé que ce n'est pas l'instrument qui fait l'artiste, mais le contraire. Car l'une des deux guitares avec lesquelles il est entré ne lui avait apparemment pas coûté cher sur Internet… et cela ne l'a pas empêché d'en jouer, une bonne partie de la soirée. Même s'il a été manifeste que la guitare de marque était plus souvent utilisée pour les morceaux qui requerraient plus de finesse et de subtilité. Il a bien sûr profité de ce nouveau passage à Paris, pour nous restituer des morceaux qui figurent dans son nouvel opus Live In Europe, paru chez Dixiefrog. Mais, ils nous ont semblés plus live ce soir que sur le disque, puisque nous y étions !
La magie du direct opérant, les deux heures se sont écoulées à une vitesse intersidérale. Pas moins de deux rappels et une standing ovation tonitruante ont clairement souligné l'appréciation du public. L'artiste, tout en longueur quand il n'est pas assis, a d'ailleurs semblé particulièrement ému de cet accueil.

 


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