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Excellente
entrée en matière au spectacle phare de la soirée,
que la prestation de Janice de Rosa. La belle dame, originaire
de New York, avait en effet la lourde tâche de faire patienter le
public jusqu'à l'arrivée de la fine équipe, tout
en le sensibilisant à une musique qu'il n'a peut-être pas
l'habitude d'écouter quotidiennement, les deux films sortis chez
Universal Pictures, The Blues Brothers et The Blues Brothers 2000 étant
une chose, et un concert de Blues en étant une autre
Janice de Rosa n'en étant pas à son coup d'essai, je rappelle
qu'elle a trois CD à son actif, et une quantité impressionnante
de prestations live, (Blues Magazine l'avait rencontrée en 2004
et l'interview qui en résulte, se trouve dans le numéro
33 de l'été 2004.), a fort bien réussi à mettre
le public dans sa poche. Et de nombreux spectateurs se sont même
empressés d'acheter la dernière galette de la chanteuse,
lors de l'entracte. Un concert de plus de quarante cinq minutes lui a
en effet suffi à gagner les grâces d'un public difficile
à séduire.
Pourquoi parler expressément de la qualité de ce public,
et de la difficulté éventuelle à le séduire
? Et bien, tout simplement parce qu'il était manifeste que celui-ci
ne faisait pas partie des aficionados du genre musical qui nous est si
précieux. Il aime certes la musique jouée par les protagonistes
des deux longs métrages cités précédemment,
mais cela ne veut pas dire pour autant qu'ils seraient tous prêts
à sacrifier leurs congés d'été pour les passer
à Cognac, au Grésivaudan, à Cahors, à La Charité
Sur Loire, à Chédigny ou à Vannes, pour ne citer
que quelques-uns des endroits où l'on voue un culte certain à
cette musique du Diable !
D'autant qu'à bien écouter ces musiques, et à bien
observer le jeu tant physique que musical de la section cuivres, par exemple,
cela se définit davantage comme du Rythm'n Blues que comme de la
musique bleue à part entière, (C'est, à ce propos,
précisé sur la jaquette du premier DVD). Cette section est
composée de Lou Blue Lou Marini au saxophone, d'Alan Mr Fabulous
Rubin à la trompette, et de Larry Dogbone Farrell au trombone.
Dans la deuxième uvre du septième art que nous évoquons
depuis le début, il y a certes BB King, Eric Clapton ou Johnny
Lang, mais leur seule présence ne suffit pas à faire de
ces films en question, un véritable hommage au Blues, tel qu'il
se définit selon certains critères bien précis...
Nous préférons y voir un hommage déguisé à
la maison Stax Records.
Reste
que le show est d'excellente facture, et que la prestation de musiciens
comme Steve The Colonel Cropper à la guitare, Smokin
John Tropéa, guitare, Anthony Rusty Cloud aux claviers, Eric
The Red Udel à la guitare basse et Lee Funkytime Finklesteine
à la batterie est nette, sans faute et sans bavure. L'arrivée
d'Eddie Knock On Wood Floyd comme second chanteur, après Rob
Honeydripper Paparozzi confirmant mon assertion quant à
la véritable nature de la musique auditionnée ce soir. Mais
je préciserai tout de suite après, que l'absence de Douze
Mesures Pur Jus n'enlève rien à la qualité du spectacle,
car il s'agit davantage d'un show que d'un concert à proprement
parlé. Les dix musiciens se comportant sur scène comme ils
le faisaient sur les images sonores. On ne peut s'empêcher d'établir
des parallèles entre les réminiscences de ce que l'on a
vu, il y a plus ou moins longtemps et ce qui se déroule sur la
scène de l'Olympia. Tous les standards de la formation sont revisités.
Et le final, après une assez longue Standing Ovation, Gimme Some
Loving de Steve Winwood comble un public particulièrement enthousiaste
et satisfait de sa soirée.
Voir ces artistes bien vivant, dix ans après le second film, a
rajeunit la moitié de la salle
et nous regagnerons nos foyers
respectifs, heureux et de bonne humeur. Toujours cela de gagner sur la
morosité ambiante.
Dominique Boulay
Crédit photographique Sylvie Boulay
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Janice de Rosa
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Steve The Colonel Cropper
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Rob Honeydripper Paparozzi
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Eric The Red Udel à la basse
et le guitariste Steve The Colonel Cropper
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