Les échos des concerts et festivals
 

Pat The White
Au One Way

2 et 3 avril 2008

 


   

 

Mercredi 2 et jeudi 3 avril, Pat The White, rendait visite aux habitués du One Way, toujours trop clairsemés par ailleurs. Que fait donc le bon peuple ? Il somnole, pas étonnant que l'on se laisse marcher sur les pieds à longueur de temps. A force d'être passif, on va finir par ne plus respirer tout seul…

Pour ce premier séjour en Europe, Pat ne donnera que des concerts dans l'hexagone. Mais, il espère revenir dés l'automne prochain, au minimum avec son claviériste, comme il nous l'a dit dans ce formidable accent qu'ont les cousins de la Belle Province..

Au cours de deux superbes sets, entrecoupés d'une pause, histoire de s'en jeter une petite derrière le collier, et de se plier à la désormais classique séance photos sur la Harley de Bruno, garée devant le célèbre bar, sur le trottoir, le québécois natif de la ville de Gaspé, capitale de la région, a mis nos sens en ébullition tant le Blues Rock, ici distillé, était d'excellente facture ! Ce n'est pas pour rien que le jeune homme, âgé de trente et un ans, a reçu le Lys Blues du Meilleur artiste en spectacle pour les années 2003 et 2004. Et ce n'est pas pour rien, non plus, que son deuxième CD a reçu le titre de Meilleure Album Blues de l'an 2007.

Virtuose de la six cordes, accompagné de formidables musiciens français dont nous avons déjà parlé puisque nous avions fait leur connaissance à l'Espace Blues où ils accompagnaient Craig Erickson. Il s'agit de Francis Campello à la Fender basse cinq cordes et Luc Heller à l'impressionnante batterie Premier aux mille et un fûts. (Plus de trente minutes sont nécessaires pour la configurer). Pat a repris des morceaux de son excellent second album, The Quebec City Sessions. Nous en avions dit le plus grand bien dans le Blues Magazine n°46.

Après avoir joué longtemps sur une Fender Télécaster à l'instar de l'un de ses grands maîtres Albert Collins, il était, ce soir, en compagnie de sa nouvelle acquisition, une Gibson SG Gold modèle56. Et je peux vous affirmer que les sonorités qu'il en sortait ainsi que les enfilades de notes qu'il égrainait étaient magnifiques ! Un clin d'œil à Kim Wilson, Tuff Enuff, un hommage à Robert Johnson, une reprise des Allman Brothers, Whippin' Post (qui se trouve dans le deuxième disque de Pat), insérées dans le concert, attestent superbement des compétences du jeune québécois. N'omettons cependant pas la redoutable logistique accompagnement, le couple guitare basse / batterie, au talent déjà souligné.

Ecrire et dire à voix haute que l'on attend son troisième opus et son retour chez nous, ne sont que doux euphémismes. Si je ne portais pas tant de cheveux blancs, je pourrais même ajouter que je trépigne déjà d'impatience.

Pat THe White avec le batteur le batteur Luc Heller.

 

Texte : Dominique Boulay
Photos Yann Charles



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