Les échos des concerts et festivals
 

SALAISE SUR SANNE
4 octobre 2008

 

John Mayall et les BLUES BREAKERS ©J.P. Porcherot

 

JohnMayall © J.P. Porcherot


Buddy Whittington
© J.P. Porcherot

Hank Van Sickle © J.P. Porcherot

 

 

NUIT DU BLUES - SALAISE-SUR-SANNE (38)
Pour terminer en beauté la commémoration de 25 années de blues à Salaise, Jackie Crouail et son équipe avaient décidé de marquer l'évènement en invitant John Mayall et ses Bluesbreakers.
Salle du Foyer Laurent Bouvier archi-comble pour l'occasion.
J'ai toujours attiré, dans ces colonnes, l'attention du lecteur sur la qualité des éclairages lors des concerts à Salaise. La perception de John Mayall fut tout autre puisque, durant la presque totalité de son set, il n'aura cesse de fustiger le technicien éclairagiste, lui intimant l'ordre d'éteindre les rampes situées à l'arrière de la scène. Frustration pour le public sur le plan visuel mais néanmoins grande satisfaction d'applaudir l'un des chefs de file du british blues sur lequel les années ne semblent avoir que peu d'emprise, si ce n'est peut-être au niveau de la voix. Quelques classiques de la grande époque (All Your Love, ...) alternant avec des compositions de son récent album "In the Palace of the King " (2007), l'affaire est rondement menée par un John Mayall survolté, changeant le synthé Yamaha S90 contre la guitare Vox 12 cordes, puis l'harmonica - là où va ma préférence.
Le public est comblé d'autant que le texan Buddy Whittington, très inspiré à la guitare, n'est pas en reste, assurant un magistral solo chaque fois que le maître lui en laisse l'occasion. La rythmique des Bluesbreakers, aussi discrète qu'efficace, ne cherche pas a volé la vedette au leader et assure parfaitement le tempo. Il faut dire que Hank Van Sickle à la basse et Joe Yuele à la batterie sont parfaitement rodés à ce genre d'exercice. Machine bien huilée distillant un blues pêchu, les Bluesbreakers actuels n'ont rien à envier à leurs illustres prédécesseurs à l'écoute de cette excellente soirée se terminant par le traditionnel " Room To Move "
Auparavant, le bluesman d'origine camerounaise Jean Sangally et son band releva avec brio l'honneur d'assurer la première partie de cette nuit du blues.

Jean Philippe PORCHEROT



Jean Sangally © J.P. Porcherot



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