
John Mayall et les BLUES BREAKERS ©J.P. Porcherot
|
|
|

JohnMayall © J.P. Porcherot
|
Buddy Whittington
© J.P. Porcherot
|
%20copie.jpg)
Hank Van Sickle © J.P. Porcherot
|
NUIT DU BLUES - SALAISE-SUR-SANNE (38)
Pour terminer en beauté la commémoration de 25 années
de blues à Salaise, Jackie Crouail et son équipe avaient
décidé de marquer l'évènement en invitant
John Mayall et ses Bluesbreakers.
Salle du Foyer Laurent Bouvier archi-comble pour l'occasion.
J'ai toujours attiré, dans ces colonnes, l'attention du lecteur
sur la qualité des éclairages lors des concerts à
Salaise. La perception de John Mayall fut tout autre puisque, durant la
presque totalité de son set, il n'aura cesse de fustiger le technicien
éclairagiste, lui intimant l'ordre d'éteindre les rampes
situées à l'arrière de la scène. Frustration
pour le public sur le plan visuel mais néanmoins grande satisfaction
d'applaudir l'un des chefs de file du british blues sur lequel les années
ne semblent avoir que peu d'emprise, si ce n'est peut-être au niveau
de la voix. Quelques classiques de la grande époque (All Your Love,
...) alternant avec des compositions de son récent album "In
the Palace of the King " (2007), l'affaire est rondement menée
par un John Mayall survolté, changeant le synthé Yamaha
S90 contre la guitare Vox 12 cordes, puis l'harmonica - là où
va ma préférence.
Le public est comblé d'autant que le texan Buddy Whittington,
très inspiré à la guitare, n'est pas en reste, assurant
un magistral solo chaque fois que le maître lui en laisse l'occasion.
La rythmique des Bluesbreakers, aussi discrète qu'efficace, ne
cherche pas a volé la vedette au leader et assure parfaitement
le tempo. Il faut dire que Hank Van Sickle à la basse et
Joe Yuele à la batterie sont parfaitement rodés à
ce genre d'exercice. Machine bien huilée distillant un blues pêchu,
les Bluesbreakers actuels n'ont rien à envier à leurs illustres
prédécesseurs à l'écoute de cette excellente
soirée se terminant par le traditionnel " Room To Move "
Auparavant, le bluesman d'origine camerounaise Jean Sangally et
son band releva avec brio l'honneur d'assurer la première partie
de cette nuit du blues.
Jean Philippe PORCHEROT

Jean Sangally © J.P. Porcherot
|