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Ancré dans la vallée du Gier et plus particulièrement
à Rive-de-Gier (42), ce festival propose différents types
de concerts ayant la guitare comme dénominateur commun.
Pour sa 6ème édition, le festival Guitare Vallée
faisait la part belle au blues cette année.
Vendredi 30 Janvier
L'association " Laisse le bon temps rouler ", regroupant de
nombreux passionnés de blues sous la houlette de son président
Vincent Martorana, nous proposait deux groupes de l'hexagone pour cette
première soirée blues.
Brown Sugar entamait les hostilités avec un répertoire
mêlant chicago blues, rhythme & blues et soul. Trop hétéroclite
à mon goût, cette succession de titres aussi disparates ne
permit à aucun moment au groupe emmené par Fred Brousse
(guitare, harmonica, chant) de se libérer totalement. La paire
rythmique Luc Blackstone (basse) - Cédric San Juan (batterie)
paraissait bien pâle aux côtés de son leader. Quant
à Isabelle Belleau, palliant au pied levé la défection
de son amie Sandra Mandengue au chant, il faut bien reconnaître
qu'elle ne maîtrisait pas suffisamment les morceaux pour se sentir
à l'aise dans cette galère, excepté sur une reprise
d'Aretha Franklin. A noter entre autres déceptions, une version
de " My Babe " bien triste qui ne restera pas dans les annales.
Une prestation à oublier rapidement.

Isabelle Belleau (BROWN SUGAR) ©J.P. Porcherot
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Sophie Malbec (BLUES TEMPO) ©J.P. Porcherott
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Si Brown Sugar ne m'a pas convaincu, en revanche la formation Blues
Tempo fut pour moi une très agréable surprise. Ca démarre
fort avec Hoochie Coochie Man. Une rythmique bien carrée composée
de Stéphane Boujot (basse) - Denis Martins (batterie)
soutient parfaitement le duo Sophie Malbec - Hassen Gamaz , lesquels
rivalisent de talent à la guitare et au chant.
La voix bluesy à souhait de Sophie Malbec est un atout indéniable
pour ce groupe qui égraine leurs propres arrangements de standards
tels que Hound Dog, Suzy Q, Midnight Special,
Peut-être plus de feeling dans le jeu de guitare de Hassen Gamaz
, mais au final, on ressent cette complicité et cette complémentarité
de jeu entre les deux partenaires qui laissent présager des lendemains
prometteurs si ces qualités se développent au profit de
leurs propres compositions. Mon coup de cur de la soirée
!
Samedi 31 Janvier

Bjorn Berge ©J.P. Porcherot
En 2005, son image de rocker tatoué, sa voix sombre et son époustouflant
jeu de guitare slide m'avait littéralement " scotché
". Effet de surprise face à un blues atypique mâtiné
de heavy-metal ?
En 2009, je peux vous assurer que Bjorn Berge n'a rien perdu de
sa fougue. Même dextérité, même impression de
puissance dégagée par ce viking colossal en provenance directe
de l'ouest norvégien témoignant d'une indéniable
présence scénique. Sa voix grave a gagné en assurance
et son jeu de guitare sait désormais se faire parfois plus délicat.
Un régal !
Si la majorité des titres interprétés firent le succès
de son album " St-Slide " (" Trains ", " Keep
It Greasy ",
), d'autres plus anciens comme " Stingmachine
" ajoutèrent au bonheur d'un public comblé, tout acquis
à sa cause. " Ace of Spades " (reprise de Motorhead)
interprété en partie façon lap steel guitar enthousiasma
plus d'un spectateur jusqu'à ce morceau traditionnel norvégien
joué dans un style très ragtime. Virtuose de la 12 cordes
comme de la 6 cordes, Bjorn Berge est devenu un parfait showman, dialoguant
avec son public comme avec ses guitares, parfois non sans humour. Un rappel
sincère et mérité fut pour lui l'occasion de faire
participer le public sur " Black Jesus ". Standing ovation pour
clore ce concert. Merci Monsieur Berge pour ce feu d'artifice !
Jean Philippe PORCHEROT

Bjorn Berge ©J.P. Porcherot
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