Les échos des concerts et festivals
 

Nuit du Blues
à
Pont-Salomon (43)

5 Septembre 2009

Stephane Bartolino et Bernard Sellam (AWEK)

 

La France a la chance de posséder d'excellents groupes de blues pouvant rivaliser avec les pointures américaines. AWEK fait partie de ces formations talentueuses et c'est toujours un évènement que d'assister à l'un de ses concerts. Après avoir tourné au Canada et aux Etats-Unis, puis assuré de fort belle manière la 1ère partie de B.B.King au festival de Cognac, nos amis musiciens d'Awek n'ont pas pour autant attrapé la grosse tête et c'est donc en toute simplicité qu'ils répondirent présent à l'invitation de l'association " Confluences " de Pont-Salomon (43) pour animer cette première Nuit du Blues d'une programmation blues-rock 2009-2010 qui accueillera SRV Trio, Classic & Troubles, 100% Stones, The Shaggy Dogs et Liane Edwards. Pari ambitieux pour cette dynamique association qui possède tous les ingrédients pour réussir et faire de la petite salle Massenet un haut lieu du blues en Haute-Loire avec le soutien de la municipalité.
GAS (Gaspard Ossikian) ouvrait le spectacle, en solo. Sa voix et l'originalité de ses compositions m'avaient déjà conquis lors de la dernière édition du Salaise Blues Festival. Performance renouvelée ici-même par ce musicien natif d'Erevan, fortement impliqué pour la cause arménienne et dont je vous conseille le dernier CD " Oriental Mood ". Sur ces compositions (Ara, Miss Margot,…) comme sur les reprises (Hoochie Coochie Man, …), la guitare est percutante et la voix incantatoire. Un blues profond qui vous hypnotise et ne peut laisser indifférent. GAS a du talent … il faut le suivre.
Après un court entracte, les musiciens d'AWEK investissaient la scène pour une prestation de haute tenue dans cette ambiance pub conviviale. Dès les premières notes, le public commença de marquer le tempo sur la rythmique efficace de la paire Olivier Trebel (batterie)-Joël Ferron (basse). Pas de fioriture, tout est parfaitement carré et les titres s'enchaînent (Big Leg Woman, Can't Get Enough, …) dans une veine blues qui balance, un groove auquel il semble bien difficile de résister. Petite accalmie le temps d'un hommage à Monsieur BB King et ça repart de plus belle. Les spectateurs commencent à danser devant la scène dès lors que les doigts agiles de Bernard Sellam courent sur sa Gibson pour un jump blues (Kiki) des plus alerte. Mais que dire de la prestation de Stéphane Bartolino, tout simplement époustouflant à l'harmonica et parfait contrepoint à la voie et aux envolées guitaristiques de Bernard Sellam. Ils se sont vraiment bien trouvés ces quatre là et nul doute que le succès les attend au bout de la route. GAS les rejoint sur scène le temps de faire le " bœuf " sur deux morceaux. Un final comme on les aime, dans la bonne humeur, en parfaite communion avec le public. Que du plaisir !

Texte et photos de Jean-Philippe Porcherot

Olivier Trebel

Joël Ferron




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