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La France a la chance de posséder d'excellents groupes de blues
pouvant rivaliser avec les pointures américaines. AWEK fait
partie de ces formations talentueuses et c'est toujours un évènement
que d'assister à l'un de ses concerts. Après avoir tourné
au Canada et aux Etats-Unis, puis assuré de fort belle manière
la 1ère partie de B.B.King au festival de Cognac, nos amis musiciens
d'Awek n'ont pas pour autant attrapé la grosse tête et c'est
donc en toute simplicité qu'ils répondirent présent
à l'invitation de l'association " Confluences " de Pont-Salomon
(43) pour animer cette première Nuit du Blues d'une programmation
blues-rock 2009-2010 qui accueillera SRV Trio, Classic & Troubles,
100% Stones, The Shaggy Dogs et Liane Edwards. Pari ambitieux pour cette
dynamique association qui possède tous les ingrédients pour
réussir et faire de la petite salle Massenet un haut lieu du blues
en Haute-Loire avec le soutien de la municipalité.
GAS (Gaspard Ossikian) ouvrait le spectacle, en solo. Sa voix et
l'originalité de ses compositions m'avaient déjà
conquis lors de la dernière édition du Salaise Blues Festival.
Performance renouvelée ici-même par ce musicien natif d'Erevan,
fortement impliqué pour la cause arménienne et dont je vous
conseille le dernier CD " Oriental Mood ". Sur ces compositions
(Ara, Miss Margot,
) comme sur les reprises (Hoochie Coochie Man,
), la guitare est percutante et la voix incantatoire. Un blues profond
qui vous hypnotise et ne peut laisser indifférent. GAS a du talent
il faut le suivre.
Après un court entracte, les musiciens d'AWEK investissaient
la scène pour une prestation de haute tenue dans cette ambiance
pub conviviale. Dès les premières notes, le public commença
de marquer le tempo sur la rythmique efficace de la paire Olivier Trebel
(batterie)-Joël Ferron (basse). Pas de fioriture, tout
est parfaitement carré et les titres s'enchaînent (Big Leg
Woman, Can't Get Enough,
) dans une veine blues qui balance, un
groove auquel il semble bien difficile de résister. Petite accalmie
le temps d'un hommage à Monsieur BB King et ça repart de
plus belle. Les spectateurs commencent à danser devant la scène
dès lors que les doigts agiles de Bernard Sellam courent
sur sa Gibson pour un jump blues (Kiki) des plus alerte. Mais que dire
de la prestation de Stéphane Bartolino, tout simplement
époustouflant à l'harmonica et parfait contrepoint à
la voie et aux envolées guitaristiques de Bernard Sellam. Ils se
sont vraiment bien trouvés ces quatre là et nul doute que
le succès les attend au bout de la route. GAS les rejoint sur scène
le temps de faire le " buf " sur deux morceaux. Un final
comme on les aime, dans la bonne humeur, en parfaite communion avec le
public. Que du plaisir !
Texte et photos de Jean-Philippe Porcherot
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