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Jeff Zima en concert le 5 juin 2010
 De
son apprentissage dans les rues de La Nouvelle Orléans, Jeff
Zima a conservé cette façon peu commune et diablement
efficace de jouer tout en puissance, de façon slidée,
martelant sa guitare sur un tempo le plus souvent élevé.
Il fallait se faire entendre pour espérer récolter quelques
dollars, et cette école musicale de la rue a laissé des
traces indélébiles dans la façon qu'a Jeff Zima de
s'approprier tel ou tel standard. Ses compositions personnelles sont écrites
dans la même veine, et l'ensemble donne du volume à sa musique,
d'autant que la rythmique impeccable assurée par Fred Jouglas
à la contrebasse rehausse parfaitement ce style de jeu.
Ca groove un max sous les doigts de Fred qui imprime une cadence infernale.
Shuffle, Rag, Boogie... le public en redemande et le set n'est entrecoupé
que de rares morceaux plus lents, à consonance jazzy (toujours
cette influence néo-orléanaise), permettant d'apprécier
la dextérité de l'artiste, tout en évitant l'effet
de monotonie et de lassitude.
La voix se révèle honnête et il n'est pas banal d'entendre
une ou deux compositions rédigées dans la langue de Molière
et déclamées par ce bluesman d'origine américaine,
avec un fort accent du sud-ouest, sa région d'adoption depuis une
vingtaine d'années. Son tempérament gouailleur et son humour
caustique complètent le personnage devant lequel on ne peut rester
indifférent. On adhère ou on rejette.
Et pour se faire une idée plus précise de sa musique, l'écoute
de ses différents enregistrements en formule trio ou quartet s'avère
un plus indéniable : Live in Gaillac, What
a Life ! et Kidney Stew.
Maurice John Vaughn en concert le 8 juin 2010
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Maurice John Vaughn
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Maurice John Vaughn
Fred Brousse
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Maurice John Vaughn
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L'évènement
de ce mois de juin 2010 au "Mi" Lieu du Blues fut incontestablement
la venue de l'américain Maurice John Vaughn, natif de Chicago
(Illinois), accompagné de son fidèle harmoniciste français
Fred Brousse. Cette version duo inédite, ayant pour objectif
le public des petits clubs, semble correspondre à la formule idéale
pour nos deux compères invités à se produire au juke-joint
de notre ami Black Jack.
Entame de set façon classique, avec un Chicago Blues pur
jus, sur des reprises de Howlin' Wolf ou d'Elmore James, les interventions
précises de l'harmo de Fred Brousse donnant parfaitement la réplique
à la Gibson Les Paul de Maurice John Vaughn. Le toucher de guitare
de ce dernier se révèle toujours aussi efficace et son jeu,
d'une grande clairvoyance, respire un Blues profond. Qu'il soit leader
ou invité en qualité d'accompagnateur de luxe (dernièrement
lors d'un concert de Donald Ray Johnson), Maurice John Vaughn joue un
Blues sincère, pur, sans artifice et néanmoins brillant.
C'est avec un plaisir non dissimulé que l'artiste passe de la guitare
aux claviers notamment sur Dock of the Bay, en première
partie de soirée. Si le répertoire en lui-même n'apparait
pas d'une grande originalité avec des reprises de Thrill
Is Gone de BB King, Help Me de Sonny Boy Williamson
ou Got My Mojo Workin' de Muddy Waters, il se révèle
cependant adapté à la voix de Maurice John Vaughn. Le chant
semble être le seul point faible de son acolyte Fred Brousse, qui
nous régale par ailleurs avec son jeu d'harmonica fortement coloré.
Aucune concurrence entre les deux musiciens mais une saine émulation
au service d'un Blues jubilatoire n'ayant pour objectif que de combler
un public sous le charme de la prestation. Que ce soit sur un titre de
Jimmy Reed en début de seconde partie ou sur le standard When
A Man Loves A Woman, Fred Brousse prouve, si besoin était,
son talent de guitariste, en totale complémentarité avec
le piano de Maurice John Vaughn.
Un swingant Kansas City Blues nous offre le plaisir de chaudes
interventions au saxophone de Maurice John Vaughn, parallèlement
à son jeu de claviers idéalement soutenu par la guitare
alerte de Fred Brousse. Un régal... pour une soirée comme
on les aime.
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Lenny Lafargue
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Jules Rousseau
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Julien Bigey
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Lenny Lafargue en concert les 19 et 20 juin 2010
Un final sous forme d'apothéose puisque, outre les deux concerts
officiels de la programmation Au "Mi" Lieu du Blues,
Lenny Lafargue se voyait confier la direction du boeuf de
clôture prévu après la chicken-party - barbecue
proposé par l'équipe de la Black Jack Blues Association
aux adhérents présents.
Que faut-il retenir de la partie concert ? Outre le fait que Lenny Lafargue
soit un excellent guitariste, il semble que le public ait plus particulièrement
été séduit par la qualité des textes chantés
en français et écrits, de toute évidence, dans l'esprit
du Blues. En effet, le respect de l'essence même du Blues et de
sa caractéristique du double langage (le fameux double-entendre)
est un exercice de style extrêmement délicat, que Lenny Lafargue
maîtrise à la perfection. Son CD Intemporel
(2007) en est d'ailleurs un témoignage des plus convaincant.
Secondé par une section rythmique efficace composée du placide
Jules Rousseau à la basse et de l'exubérant Julien
Bigey à la batterie, Lenny Lafargue nous offrit un set époustouflant
où se mêlèrent Blues traditionnel, jump Blues et Rock'n
Roll, servi par des arrangements et des compositions de qualité.
Le rappel fut l'occasion d'entendre en avant-première Le
Boogaloo, titre devant figurer sur le prochain album de Lenny
(enregistrement prévu cet été), avant de terminer
magistralement par un C'est pas la peine d'brailler dans
la plus pure tradition louisianaise.
Buf de clôture avec Lenny Lafargue le 20 juin
2010
Le boeuf de clôture fut quant à lui l'occasion pour
quelques talents locaux de jammer avec le trio bordelais. Une rencontre
détonante qui permit à Didier Santos (harmonica),
Pascal Rosiak (accordéon chromatique), etc... d'échanger
musicalement avec Lenny et les Moustiques, dans la bonne humeur et avec
beaucoup de professionnalisme.
Très appréciés, les Boogies et Zydecos de Lenny,
énergiquement soutenus par l'accordéon de Pascal, firent
danser jusque tard dans la soirée. Lenny Lafargue et ses musiciens
prirent un évident plaisir à jouer dans cette chaleureuse
ambiance des titres teintés Cajun comme Les flammes de l'enfer
ou La porte de derrière, cette prestation
se terminant sur une reprise en choeur par l'assistance du titre Le
Blues frappe à ma porte.
Soirée mémorable qui voyait s'achever en beauté une
saison 2009-2010 d'un haut niveau musical.
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Boeuf avec Lenny Lafargue
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Boeuf avec Lenny Lafargue
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Jules Rousseau
Pascal Rosiak
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*Plus d'infos sur la programmation Au " Mi " Lieu du Blues
en consultant le site :
http://blackjackbluesasso.free.fr
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