|
Raoul Ficel en concert le 2 octobre
 C'est
par un instrumental de Lightnin' Hopkins que débute ce premier
set riche en reprises mettant en avant le penchant de Raoul Ficel pour
des artistes comme JB Lenoir et surtout Jimmy Reed. Grosse caisse et charleston
pour la rythmique, guitare électro-acoustique ou électrique
selon les titres et harmonica sur rack, notre homme orchestre joue un
blues plaisant mais entendu maintes et maintes fois et ce ne sera qu'en
fin de première partie, après un boogie instrumental, qu'il
se décidera à offrir à un public quelque peu apathique,
l'une de ses compositions en français suivie de ""L'air
de rien" figurant sur son dernier CD "Qui a tué Robert
Johnson ?" et écrit par sa principale référence
en ce domaine, à savoir Lenny Lafargue.
La
seconde moitié de soirée sera la copie presque conforme
de la première moitié avec des reprises de Little Walter,
Slim Harpo, Willie Dixon, etc... avant d'apprécier enfin trois
titres successifs en français dont "J'peux plus m'passer de
toi" et "Laisse moi". Chanteur honnête et fin guitariste,
Raoul Ficel n'a cependant pas su enthousiasmer son auditoire en grande
partie par un manque d'originalité dans le choix de son répertoire
pour cette prestation ... et ce n'est pas ce meddley reprenant, après
une partie slide instrumentale, "My Babe", "It Hurts Me
Too" et "Back Door Man" qui aurait pu sortir le public
de sa torpeur.
Raoul Ficel aurait eu tout à gagner en jouant son propre répertoire,
du bon blues français ne manquant pas d'originalité comme
sait si bien le faire Lenny Lafargue, son ex-professeur.
De toute cette compil' blues servie sans grande originalité, seule
une reprise de J.J.Cale sort du lot pour l'excellence de l'interprétation.
 |
|
 |
|
Hobo Blues
|
Hobo Blues en concert le 16 octobre
Lauréat au Cahors Blues Festival, Hobo Blues délivre un
blues généreux et original, tout aux couleurs de ces deux
artistes dont les personnalités si différentes sur scène
jouent parfaitement le jeu de la complémentarité.
Marine Chuecos mène le set tambour battant avec une certaine gouaille,
présentant les différents morceaux avec un brin d'humour
et créant une dynamique qui entraîne le public dans son sillage.
Son atout majeur, c'est sa voix, maîtrisant parfaitement la langue
de Shakespeare et vivant intensément ses textes, qu'il s'agisse
de reprises ou de compositions personnelles. Son rôle rythmique
n'est pas négligeable aussi bien avec sa guitare Martin électro-acoustique
qu'avec ses washboards et crée le climat de chaque morceau sur
lequel son conjoint, le guitariste Antoine Chuecos, peut s'exprimer en
toute confiance et liberté, tissant ses trames mélodiques.
Autant Marine fait preuve d'exubérance, autant Antoine apparaît
réservé pour ne pas dire introverti. Son jeu de guitare
est un régal pour les amateurs du genre. Il excelle au dobro et
ne dédaigne pas s'accompagner à l'harmonica. En totale osmose
avec le jeu de sa partenaire, il nous offre un set éblouissant
de dextérité.
Si le répertoire de ce duo de choc laisse la part belle aux reprises
"Hobo Blues" (ça va de soi !), "St-James Infirmary",
"Good Morning Little Schoolgirl", etc..., il nous offre par
ailleurs quelques compositions personnelles intéressantes comme
"Sugarland Blues" ou "Take Care", tirées de
leur récent CD "Just Married !", ou bien ce détonnant
"Hysteric Woman Blues" qui figurait sur leur CD "Sweet
Home Faraillas".
 |
|
 |
|
Hobo Blues Antoine Chuecos
|
|
Hobo Blues Marine Chuecos
|
 |
|
Black Jack - Marten Ingle - Nina Van Horn
Mar Todano - Anne-Marie Garcia
|
Nina Van Horn en concert le 30 octobre
C'est en trio qu'avait choisi de se produire Nina Van Horn au "Mi"
Lieu du Blues pour présenter un set émouvant à la
gloire des grandes chanteuses de blues du début du XXème
siècle.
"Down In The Alley" de Memphis Minnie débutait cette
soirée au cours de laquelle, Nina Van Horn interpréta quelques
perles musicales d'un riche répertoire blues féminin, de
Ma Rainey à Sister Rosetta Tharpe en passant par Bessie Smith et
Georgia White.
Chanteuse à la voix assurée, Nina Van Horn n'était
accompagnée que de ses deux guitaristes aux jeux très complémentaires,
le japonais Mar Todano et l'américain Marten Ingle (habituel bassiste
du groupe).
Exposant avec une grande sensibilité les problèmes auxquels
ces blueswomen étaient confrontées au quotidien, Nina Van
Horn délivrait entre chaque morceau quelques anecdotes sur la condition
de ces femmes afro-américaines, abordant les thèmes aussi
variés que le racisme ou l'homosexualité, sans oublier la
drogue à travers des chansons de Victoria Spivey et Lil Green ou
l'alcool avec un titre de Kate McTell.
Si "Strange Fruit" de Billie Holiday fut un des grands moments
de ce concert, l'interprétation du "TB Blues" (sur le
thème de la tuberculose) de Victoria Spivey ou l'hommage rendu
par Nina Van Horn à toutes ces femmes dans sa composition personnelle
" Sisters Sisters ".
Toutes ces chansons figurent sur le CD "Hell Of A Woman" que
complète un excellent ouvrage au titre identique rédigé
par Nina Van Horn, permettant à tout un chacun de parfaire ses
connaissances sur le blues au féminin.
La soirée se terminait avec un répertoire plus habituel
pour le trio dont on retiendra une composition de Marten Ingle ("Everyday")
et un titre de Paul Rodgers écrit en hommage à Muddy Waters,
sans oublier une très bonne composition de ... Bruce Willis (!!!).
 |
|
 |
|
Nina Van Horn Mar Todano et Marten Ingle
|
|
Mar Todano
|
 |
|
 |
|
Nina Van Horn
|
*Plus d'infos sur la programmation Au " Mi " Lieu du Blues
en consultant le site :
http://blackjackbluesasso.free.fr
|