| Texte et photos
© Sandrine Boulois
Dans le cadre de la 67ème édition Blues Station, en la
Bastide Royale du 13ème siècle de Tournon d'Agenais, la
belle salle des fêtes de l'Abescat accueillit pas moins de 300 spectateurs
pour cette soirée spéciale Nouvelle Orléans, organisée
par Christian Boncour.
The
Chicken Roast, en avant première de cette manifestation, eurent
tôt fait de chauffer la salle sur des rythmes entrainants du Chicago
Blues, s'inspirant notamment de Lurrie Bell, Buddy Guy, Magic Slim, Magic
Sam, Jimmy Reed, Otis Rush, BB King...
Le
groupe, composé de Magic Vlad et T-Bo à la
guitare et au chant, Richard Easy Chair à
la basse et Bastien à la batterie, est formé au trois
quart de très jeunes musiciens. Les deux guitaristes alternèrent
solos et accompagnements, chacun interprétant une série
de morceaux, dont Found Love, Big Fat Woman, Let's Talk
About Love, I'll Be Your 44, constitués de slow Blues,
Rhythm and Blues et un Blues Rock électrique teinté de Soul.
T-Bo, concentré, adopta un jeu de scène plutôt soft
doté d'une jeune voix cependant bien ouverte, qui s'affirmera dans
les mois futurs. Son jeu de guitare, tout en finesse, fut d'une belle
virtuosité, un régal pour nos oreilles.
Le leader de la formation fut sans contestation Magic Vlad à la
voix chaude, soul, rock, brisée évoquant celle de Howlin'
Wolf : un showman dont les expressions scéniques bien maitrisées
et son efficace jeu de guitare incisif, dynamique, insufflèrent
l'énergie nécessaire à l'ensemble du groupe. Le public
conquis participa durant tout le set en dansant et frappant des mains.
Les musiciens eurent droit à un rappel, et c'est avec étonnement
qu'ils revinrent jouer sur scène. Ce furent leurs débuts,
en avant-première. The Chicken Roast préparent actuellement
un album.
 Après
une courte pause, et une salle bien chauffée, Lynn Drury
(guitare électro folk acoustique, chant) et Roberto Luti
(guitare électrique) firent leur entrée. Hautes en couleur,
leurs tenues et leur jeu de scène rappellent les hippies des années
70. La chanteuse nous présente, en exclusivité, son nouvel
album, Lynn Drury, featuring Roberto Luti - Dal Vivo, composé
de Country-slow, mais aussi de Rock, de Funk et d'un soupçon de
sonorité bluesy, dans un style bien personnel. Le timbre de sa
voix mezzo soprano a effectivement des similitudes avec Norah Jones, Janis
Joplin et Bonnie Raitt, entre autres. Durant une grande partie de la représentation,
la chanteuse, envahie par le trac et camouflée sous un rideau de
cheveux, se tourne régulièrement vers son excellent guitariste
qui lui apporte un soutien sans faille, formant ainsi un duo exclusif,
sous les encouragements et la participation d'un public conciliant. La
dernière partie de son concert fut de bien meilleure qualité.
Ils terminèrent leur représentation sous un tonnerre d'applaudissements.
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Andy J Forest à l'harmo
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...mais aussi au washboard
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Le
festival se poursuivit avec le charismatique et talentueux showman Andy
J Forest (harmonicas, washboard) qui nous proposa une invitation au
voyage dans un style atypique. Accompagné de Heggy Vezzano
(guitare), Pablo Léoni (batterie) et Luca Tonani
(basse), l'artiste nous transporta dans un judicieux mélange de
genres musicaux, réunissant parfois, dans un même morceau,
Blues roots, Rock électrique, Jazz, Rock, Cajun... Cet ensemble
fut surprenant et admirablement bien mené. Il allia jeu de scène
et humour, s'efforçant de parler et chanter en français.
Proche des gens, il établit un véritable échange
avec les spectateurs enthousiasmés.
Au terme de sa représentation, il invita tous les artistes à
le rejoindre sur scène pour un boeuf final. Ils se mélangèrent
au public sur les rythmes endiablés du carnaval de la Nouvel Orleans,
dirigé par le chef d'orchestre Andy J Forest.
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