BB & The Blues Shacks

Live at Vier Linden
CCR Records
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BB & The Blues Shacks, est un groupe allemand, considéré
comme un des meilleurs groupes européens de Blues traditionnel. Ce CD
le confirme. Ils sont les maîtres incontestés du shuffle et du
swing des années 40 et 50. Ce live a été enregistré
en 2005, en Allemagne, et ne comporte que des originaux. Leurs idoles, T Bone
Walker et Sonny Boy Williamson, se retrouvent dans les titres joués sur
cet album, tout en apportant de la modernité dans les textes. Sur l'ensemble
de ce CD, qui contient 11 titres, je retiendrai le très swinguant Let's
Get Crazy, le très bon Ain't A Home No More, ou encore l'ensemble et
surtout l'intro du très bon Blues She's Got Her Eyes On Me. La guitare
de BB est époustouflante, et je pèse mes mots. Les amoureux du
son années 40, précipitez-vous. Les autres, venez découvrir
un vrai talent.
Contact : www.bluesshacks.com, ou en France www.willingprod.com.
André Perronnet
BB & The Blues Shacks
Midnite Diner
CCR Records ccd 11070
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17 plages en comptant l'Intro et l'Outro
(!). Presque toutes les pièces sont des premières mains, sauf deux reprises.
(Et encore, il fallait le savoir.) Première écoute : Blues des années 50.
Faux. Le disque n'a pas un an. Des Yankees, à n'en pas douter. Doutons :
les Blues Shacks viennent de Hanovre ; ils ont gravé leur frisbee outre-Rhin.
La frénésie avec laquelle ils cuisinent leur gumbo prouve qu'on assiste aux
premiers pas discographiques d'un groupe néophyte. Ça au moins, c'est imparable !
C'est leur septième album, nez de buf ! Avoir su conserver cet enthousiasme
intact jusqu'au n°7 mérite un coup de saucisse. La jaquette est ajustée rétro,
comme toutes celles qui habillent les disques précédents (depuis 1994).
Le groupe des frères Artl cherche sans malice à faire couleur locale, c'est
vrai, et il y parvient merveilleusement bien : swamp, Southside, Westside.
Parfois un éclair de rockabilly-boogie. Parfois une lointaine réminiscence de
Louis Prima. L'Intro et l'Outro nasillent et craquellent comme une gravure des
années 20. Entre les deux, objectif unique : faire swinguer sans pontifier,
avec ce naturel déterminant qui manque parfois aux bluesmen français.
De l'entertainment du début à la fin et une collection de bons points :
un excellent chanteur harmoniciste, dont la flamme évoque Little Walter. Un
très bon guitariste au jeu plus savant qu'il n'y paraît, imitatif certes, mais
plein de moelle. Une excellente section rythmique, au sein de laquelle le batteur
aligne des chapelets de bonnes initiatives. Mais
Taratata ! Pas question
d'hésiter une seconde.
Christian Casoni