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J'ai déjà écrit tout le bien que je pensais de ce jeune Chicago Bluesman, né en 1943 dans le Mississippi, mais il me faut aujourd'hui ajouter encore quelques lignes supplémentaires, puisque j'ai l'occasion de l'écouter en Live, dans l'un des temples de la musique bleue qu'est le B. L. U. E. S de Chicago ! Cela se passait le 13 août 2006. Ils sont trois musiciens autour de J. Burns : Tony Palmer à la guitare, Greg Mc Daniel à la basse et James Carter à la batterie. Pendant plus d'une heure, le guitariste va jouer ses propres compositions et quelques reprises. Quand il ne ponctue pas ses phrasés de guitare par son chant, il joue de l'harmonica ou de la slide avec son bottleneck, et l'ambiance monte au fil des minutes qui passent, Miss Annie Lou, Better Know What You're Doing, Whole Lot Of Lovin' de King/Bihari Nous revisitons ainsi, quelques-uns de ses classiques, mais notre préférence va pourtant aux derniers morceaux que nous avions déjà eu l'occasion de découvrir dans le précédent CD studio : Country Boy In The City et Stop The Train qui finissent l'album en beauté.
Dominique Boulay
C'est le deuxième album de Jimmy Burns,
Back To The Delta, qui arrive à mes oreilles, et cela est loin de me
déplaire. Après un premier morceau qui donne le titre à
l'album mais qui n'exprime pas du tout, à mon avis, la tonalité
de l'album, on se prend un direct dans l'estomac et cela pour toute la durée
du CD qui dure quand même plus de soixante cinq minutes !
Ce chanteur guitariste compositeur, à peine âgé de plus
de soixante ans, exprime la quintessence de ce qu'est le Blues. Shuffle, riff
et groove donnent envie d'empoigner guitare et brancher amplificateur au plus
vite. On se trémousse en rédigeant le brouillon de cette chronique
et le verre, à côté de moi, doit être bien entamé
si l'on ne veut pas en verser la moitié sur la nappe..
Les titres de l'album constituent, à eux seuls, un vrai jeu de pistes
qui nous conduit directement vers la plantation du Mississippi où le
compère est né. Stop The Train, Stranded In Clarksdale, Groovin'
With Jimmy, Country Boy In The City, qui n'est pas sans nous rappeler l'album
Exile On Main Street, rien que cela.
La voix du bonhomme ainsi que son jeu de guitare, slide y compris, sont fort
bien mis en valeur par un groupe composé du minimum vital, ici-bas, piano,
guitare rythmique, basse et batterie ! Seize pièces d'orfèvre
qui viennent nous rappeler que le Blues est bien vivant en 2004, et si vous
en doutez, il vous suffit d'écouter, au plus vite ce disque.
Dominique Boulay