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Ne pas tarir d'éloges sur le dernier CD de Bob Margolin reviendrait à couper la branche sur laquelle, le chroniqueur que je suis se trouve. Et ce, pas seulement, parce que le disque est bon mais également, parce qu'il le réalise seul chez lui, en jouant de tous les instruments. Vu le personnage, il paraîtrait bien inconvenant de ne pas prêter attention au disque en question. L'album commence par un morceau de Muddy Waters, ultime hommage de la part de celui qui fut son guitariste pendant de longues années, Tell Me Why dans lequel le musicien nous avoue avoir développé deux lignes de guitare : une à la slide sur la Les Paul Goldtop et l'autre sur sa Stratocaster 56 qu'il conserve précautionneusement Cela situe, tout de suite, le talentueux musicien en compagnie de qui l'on se trouve. Signalons, entre autre, Colleen, magnifique instrumental. Mais il n'y a rien à jeter dans cet album particulièrement intimiste que l'artiste a enregistré sereinement, après de longues années passées sur les routes de par le monde. Que cela soit à la guitare électrique, acoustique ou à la slide, il nous offre le fruit de la paix qu'il a retrouvée en compagnie de ses proches. Aussi bien les compositions personnelles que les reprises de Dylan ou de T Bone Walker, ou le You Rascal You de Sam Theard, tout est prétexte à exprimer sérénité et quiétude revenues. Le Grand disque d'un très Grand Monsieur du Blues.
Dominique Boulay
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A voir l'âge des papys qui jouent sur ce disque pour
accompagner Bob Margolin, on aurait pu craindre le pire
Mais il est vrai
que par les temps qui courent, il semble que les dinosaures ont trouvé
le secret de l'éternelle jeunesse. Ce disque en est une illustration
supplémentaire.
Rien de nouveau, ni de spectaculaire sur cette galette, simplement un Blues
que l'on croit parfois totalement disparu, et qui nous fait un come-back par-ci,
par-là. Un Blues ras de terre, simple, sans prétention, joué
à la perfection, et qui vous prend aux tripes. Juste de quoi vous rendre
nostalgique.
Tous rescapés de l'âge d'or, et pour la plupart anciens élèves
de Muddy Waters, il est visible que c'est une bande de potes qui se sont éclatés
à faire ce qu'ils ont toujours fait : jouer du très grand Chicago
Blues.
Très, très peu de déchets, mais aussi peu de titres qui
se démarquent des autres, tant le niveau est élevé. A noter,
le très beau Mean Old Chicago, que Bob Margolin a composé lors
de l'enterrement de Jimmy Rogers en décembre 1997, et qu'il a enregistré
avec son fils, Jimmy D. Lane, quelques temps plus tard.
Patrick Guillemin