Nine Below Zero

Third Degree
Riverside Records
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En 1982 Third Degree, troisième album
du groupe, portait les couleurs d'A&M Records. Dépoussiérée en version CD,
revoici la rondelle
constellée de macarons : Virgin, Riverside, New Risin'
Blues. Comme c'est, la vie ! De tous les albums de Nine Below Zero, Third
Degree est celui que je n'écoutais plus, le trouvant trop marqué par l'époque.
Certes, il sonne nettement moins boogie-blues que les autres (voire plus du
tout). Pourtant, l'ayant réentendu à l'occasion de ce commentaire, Third Degree
est aujourd'hui celui que je préfère !
Ce groupe de pub-rock britannique avait débuté
sa carrière discographique par un live, en pleine new-wave. La touche d'harmonica
(plus fougueuse que poignante) était bonne à prendre, en cette fin de règne
froid qui marquait le début des 80's. Nine Below Zero en avait-il assez de faner
sur le circuit des pubs, en donnant la énième reprise de Got my Mojo Working ?
Il a tenté la survie avec un album de pop new wave britannique, acéré comme
le premier Joe Jackson. On notera quelques exemples de compromission commerciale,
Why can't we be
, Mystery Man, dont la guitare au timbre synthétique porte,
hélas ! les stigmates de l'époque. Bah ! ce passif ne pèse rien en
regard de l'ensemble, rusé mais honnête à sa façon, toujours sympathique et
vivifiant, des vertus que le groupe pourrait ériger en devise. Wipe away your
kiss, You can't say yes
démontrent le savoir-faire qu'a acquis Nine Below
Zero en l'espace de trois albums. Le titre qui aurait dû faire le hit (l'a-t-il
fait ?), Sugarbeat, est une dose sonore de Prozac® qui vous
exalte et insuffle soudain l'envie de fonder une dynastie ! Et si la pilule
ne vous fait aucun effet, votre cas est désespéré. Jetez-vous dans le feu !
Casoni Christian.