Robert Randolph & The Family Band

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Warner Bros/Dare
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Il n'y avait pas meilleur titre pour cet album. Pour être
clair, on ne peut pas dire de ce disque que ce soit du Blues. Mais pour ceux
qui aiment explorer d'autres courants musicaux, ce cd est pour vous. Pour le
décrire, Robert Randolph a semble-t-il été influencé
par le Blues, le Rythm and Blues, la Soul, le Funk et le Rock. Toutes ces musiques
sont incluses dans ce disque ; mais ce qui crée la véritable originalité,
c'est l'utilisation d'une pedal steel guitar comme principal instrument. Cet
instrument essentiellement utilisé dans le Gospel et la Country, est
ici plus rageur et incisif. A commencer par I Need More Love, un Funk endiablé
rappelant un peu l'univers de Funkadélic ou Sly Stone, puis on enchaîne
sur Nobody plus Rock avec un clin d'il à Jimi Hendrix, l'intro
de Voodoo Chile pour conclure le morceau. Soul Refreshing est bien évidemment
un titre Soul avec une belle voix douce et claire de Robert Randolph, tout comme
sur Smile, une sympathique balade bluesy à la slide. Good Times (3 Stroke)
est un Rock un peu féroce, rentre dedans, Calypso n'est autre qu'un Calypso
instrumental revisité, mais pas inintéressant. Enfin, vous l'avez
bien compris, la musique de Robert Randolph est énergique, mais totalement
maîtrisée et de très bonne qualité. D'ailleurs Eric
Clapton l'a bien compris en choisissant Robert Randolph & The Family Band
pour les premières parties de sa tournée Européenne. Il
ne vous reste plus qu'à le découvrir.
Site : www.robertrandolph.net.
Stéphane Biset.
Medeski
North Mississippi Allastars
Randolph
The Word
Ropeadope Records
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L'uvre s'intitule The Word, mais elle est uniquement composée d'instrumentaux. The Word, le Verbe incarné, c'est le petit Jésus que ce disque insolite attend au carrefour du nord et du sud. Il est le résultat d'une cohabitation singulière associant, pour une orgie de gospel expérimental, deux Nordistes et un combo méridional de rock and roll. Au dessus de la Ligne : John Medeski, clavier new-yorkais qui s'illustre habituellement au sein d'un trio de jazz, jazz-rock. Robert Randolph (New Jersey) s'adonne, lui, à la steel guitar ; il longe un itinéraire d'églises après avoir expérimenté le Allman Brothers Band. Sous la Ligne : le North Mississippi Allstars est animé par les frères Dickinson et leur bassiste Chris Chew. Ces " young rascals with ancient souls " donnent d'ordinaire dans une sorte de rock and roll hillbilly. The Word, coentreprise de gospel, rend hommage à la House of God, une église réputée pour la tournure blues de ses hymnes. L'aventure ressemble au scénario d'un thriller hollywoodien : trois personnages que rien ne dispose à se rencontrer sont désignés pour accomplir une mission impossible. Marier la musique du diable avec celle des anges en l'occurrence. Le ménage à trois donne naissance à un étonnant moment de gospel instrumental, trempé de country, de blues, parfois d'un funk très sobre, avec de nombreuses reprises (Blood on that Rocks, Keep your lamp trimmed and burning), et des compositions originales (Waiting on my Wings, crépitant de washboard électrique). L'orgue joue en profondeur le chur gospel, la guitare s'enjoue avec gravité (c'est possible !), puis les morceaux se répandent dans tous les azimuts, soulevés par une ferveur à laquelle on ne comprend plus rien. Au final, comme l'écrivait un commentateur avec une inspiration déconcertante : This record is rock and roll.
Christian Casoni