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Et le William Homans, alias Watermelon Slim, revient avec ses travailleurs un peu barges, nous en remettre une dose dans nos fragiles tympans ! Qui s'en plaindra ? Certainement pas nous. D'autant qu'en guise de cerise sur le gâteau, il invite, pour le premier morceau, Mr Magic Slim lui-même. Que du beau monde et de belles sonorités, pendant plus de quarante-sept minutes. La slide, l'harmo et la voix de W. S nous entraînent durant les quatorze titres de ce second ouvrage du trio. Un grand moment de pur bonheur, que l'écoute de ce disque, même si nous avons un peu l'impression qu'ils ont laissé fondre les glaçons dans leur Jack Je laisse, néanmoins le soin à tout un chacun, de vérifier, par lui-même, mes assertions. Pour cela, une seule solution : précipitez-vous et achetez.
Dominique Boulay
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Imaginons un leader, Watermelon Slim, et quelques besogneux,
The Workers, qui l'accompagnent. Tous ont le look de l'ami Calvin Russell. Nord
américains un peu allumés et déjantés, tout droit
sortis d'un film de Tarantino. Ils nous balancent leur sauce un tantinet bluesy.
Une fois de plus, Northern Blues nous offre une pure pépite de musique
précieuse (comme le métal du même nom) où abondent
slide guitare, harmonica et rythmes bien ficelés.
Quatorze tranches de vie très bleues débitées sur le fil
du rasoir, qui sont toutes autant des chroniques sociales qui chantent les blues
de l'Amérique, que de véritables morceaux de blues américain.
A écouter et à posséder impérativement ! De super
musiciens, un slider fou, un harmoniciste qui souffle à cent à
l'heure ! Cela nous rappelle mille et un morceaux que nous avons déjà
écoutés mais cela sonne, néanmoins de manière bien
particulière. Même le célèbre Baby Please Don't Go
vibre différemment. Une production 2006 de bonne augure. Nous ne pouvons
nous empêcher de traduire le dernier morceau Eau De Boue par Muddy Waters,
c'est dire !
Dominique Boulay