Les Chroniques CD

de Blues Magazine N°21

- Juillet 2001 -


Cadidjo Blues Band - " Blues Au Comptoir " - 4 CDs

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Auto produit CJ 251 000

Ce groupe est une valeur sûre. Son premier album, encensé par la critique, n’était en fait qu’un warm up. Jean Pierre Carraro, s’il est un des meilleurs harmonicistes nationaux, reste encore un chanteur en progression mais bien plus convaincant que sur l’album précédent. Les textes sont sympas, phénomène un peu rare dans le blues français. L’album est éclectique allant du louisian au chigagoan avec beaucoup d’aisance. Hervé Fodor, subtil et incisif, est le guitariste au jeu varié et au look claptonien qu’il fallait à cette formation et son influence s’étend jusqu’à la basse et la batterie. On sent qu’il structure l’ensemble. Total, Jean Claude Horgue et Pierre Bernard ont considérablement enrichi leur jeu en deux ans. Le résultat est encore plus saisissant sur scène où j’ai pu les voir avec leur pianiste et l’excellent trompettiste du CD Freddy Buzon. Les chorus à la trompette sont trop rares dans le blues. L’instrument possède un timbre un peu geignard à la Bessie Smith qui pimente le ronflement des rythmiques. Le CD a été enregistré, quasiment en une prise, dans le nouveau temple du Blues bordelais qu’est le Comptoir du Jazz. Le son des vieux amplis à lampes lubrifie cet ensemble qui devrait sans complexe pouvoir s’offrir une grande scène pour les festivals de l’été.

Patrice De Rendinger


Benoît Blue Boy - " Benoit Blue Boy en Amérique " - 4 CDs

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Frémeaux & Associés

Et dire que certains croient encore que le Blues ne peut être joué que par des Afro-Américains. Peut être changeront-ils d’avis à l’écoute du dernier Benoît Blue Boy, qui est sans conteste une grande réussite.
Enregistré à Austin au Texas avec des musiciens de la trempe de " Unk " John Turner (le pote de classe d’un certain " Jean l’Hiver "), Hector " l’Arana " Watt ou Randy Garibay à la guitare, ce disque baigne dans le Blues ou le Rock’n’Roll, du premier au dernier morceau.
Pour la première fois, Benoît tente même avec brio une incursion dans le West Coast Blues, avec l’ajout d’une section de cuivres, The West Side Horns, sur certains morceaux dont le titre phare, " Gare ta voiture dans l’allée ". On a l’impression qu’il a joué cela toute sa vie…Comme si le Blues de Louisiane ou de Chicago ne lui suffisaient plus…
Il y a dans ce disque tout ce qu’il faut pour danser, dont certains slow Blues qui feront sans aucun doute, chavirer les cœurs de gent damoiselles, tant la musique jouée par Benoît est chaleureuse, sensuelle, et sa voix suave à souhait. Vous n’aimez pas danser ?. Eh bien écoutez maintenant !. Cela se fait avec grand plaisir.
On pourrait presque dire de Benoit que musicalement, comme le Bordeaux, plus il vieillit, plus il devient bon…
Alors, les Français pas crédibles lorsqu’ils jouent le Blues ?. Vous devriez décrasser vos " portugaises " et me dire ce que vous pensez de ce disque…

Patrick Guillemin


Olu Dara  - " Neighborhoods " - 4 CDs

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Atlantic

Deux ans après un premier album réalisé à 57 ans, voici les formidables retrouvailles d’Olu avec ses racines. Ce multi-instrumentiste venu du free jazz, réitère sa démarche de retour vers la musique du Mississippi et ses sources africaines : il s’y immerge cette fois-ci avec le percussionniste congolais Massamba, les échos gospelisants de ses chœurs, le swing de sa rythmique et des cuivres, le clavier de Doctor John. Son duo avec la chanteuse de jazz Cassandra Wilson est une merveille. Quant à ses blues en solo où il délaisse ses instruments à vent pour la guitare, ils distillent une envoûtante mélopée qui illumine d’une lueur intimiste ce brillant album de fusion..

Monique Pouget


Etta James - " Matriarch Of The Blues" - 4 CDs

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Private Music

La Diva du Blues à la voix puissante et masculine (elle voulait chanter comme un "mec", dit elle), découverte en 1954 par un certain Otis Redding, vient d'enregistrer en début 2001 un nouveau disque. Après plusieurs tentatives réussies dans le Jazz, la Country et même un disque de chant de Nöel, après l'excellent "Life, Love and The Blues" de 1998, "Matriarch of The Blues" est dans la continuité de sa carrière de chanteuse de Blues, pour lequel elle a utilisé des chansons d'artistes connus. Démarrage sur les chapeaux de roues au son d'une "Harley" avec "Gotta Serve Somebody" de Bob Dylan. "Don't Let My Baby Ride" et un superbe "Your Gonna Make Me Cry" de D. Malone et Vertis Wright pour le premier. "Rhymes" d'Al Green, "Try A Little Tenderness" de J. Campbell et R. Connelly, une version intéressante de "Miss You" des Stones, "Hawg For Ya" d'Otis Redding, "Let's Straighten It Out" un peu Samba et guitare brésilienne de Clark, Curtis, Lattimore et Sotomayer. "Born On The Bayou" de J. Fogery, "Come Back Baby" de Ray Charles et "Hound Dog" de J. Leiber et M. Stoller. 12 titres d'artistes très variés, interpréter de façon magistrale par cette "Matriarche du Blues", coproduit par elle même et ses deux fils que l'on retrouve dans le Roots Band, Donto James batterie et Sametto James à la basse. Au sujet de la production, c'est très bien fait, trop bien fait même, aux couleurs de Blues modernes, un peu trop édulcoré et propre à mon goût. Néanmoins un très beau disque.

Christian Le Morvan


Michael Coleman - " Do Your Thing " - 4 CDs

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Michaël Coleman, qui aiment le funk et bien sur le blues, je vous conseille d’écouter ce disque. Ca démarre fort avec " The Train ", un funk qui vous fera danser dès que la locomotive se met en marche, guitare bien rythmée de Michaël, cuivres explosifs et basse dansante. La suite est également de très bonne qualité, avec des morceaux plus blues notamment dû à la présence de Matthew Skoller à l’harmonica sur " Help Me ", " You Don’t Have To Go ". Cependant le funk n’est jamais bien loin avec " Message Of Love " et " Do Your Thing ! ". Puis la guitare et la voix se font très expressives et fluides sur " Black Magic Woman ", ainsi que sur les autres titres. Pour finir avec " Breakfast In Bed " votre petit déjeuner sera des plus mouvementé et le plus funk que vous n’ayez jamais connu.

Stéphane Biset


Bill Wyman and The Rythm Kings - " Double Bill " - Coup de Coeur du Chroniqueur

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Roadrunner Records

Depuis qu’il a quitté les Rolling Stones, Bill Wyman est loin d’être resté improductif : Double Bill est son 4ème effort solo en compagnie des Rythm Kings. Bien que composés par Wyman, qui signe la plus grande partie des titres en compagnie du guitariste Terry Taylor, les morceaux semblent être de bons vieux classiques oubliés de Jump music, de Blues et de Rythm and Blues des années 40 et 50. Wyman qui paraissait étouffé au sein des Stones s’épanouit enfin, bien soutenu par les musiciens accomplis que forment les Rythm Kings avec notamment Albert Lee à la guitare, Gary Brooker et Georgie Fame aux claviers, et la voix chaude et chaleureuse de Beverley Skeete. Les musiciens viennent d’horizons assez variées - Blues, Rythm and Blues, Jazz, Soul...- mais l’ensemble, remarquablement arrangé, sonne impeccablement bien et apparaît très cohérent. Double Bill est un disque où transparaît un réel plaisir de jouer entre des musiciens qui s’estiment et s’apprécient mutuellement. Oui, il y a une vie après les Stones !

Michaël " Athletic " M.


John Hammond - " Wicked Grinn " - Coup de Cœur de chroniqueur

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Pointblank Records

Chaud devant !!! Monsieur John Hammond est de retour. On retrouve ici un Blues plus profond, ou chaque note est "une note". Cet album prend aux tripes et est même un peu intrigant. Comme son nom l'indique, "Wicked Grin", "Sourires malicieux", John Hammond fait ressortir toute la malice, la profondeur, la pureté du Blues aux travers de notes bien pesées. Certains regretterons l'effet de lourdeur, qui est voulu par l'artiste. Ecrit et produit par Tom Waits, ces 13 titres représentent le mystère du sud profond à lui tout seul. Pour cet exercice périlleux, John Hammond s'est entouré de Charlie Musselwhite à l'harmonica. Le son est juste et très bien masterisé. Ce Cd s'adresse aux inconditionnels, car il peut lasser les non initiés. Personnellement j'apprécie beaucoup et j'espère vous faire partager mon enthousiasme.

Claude Jandin


Superharps II - 4 CDs

 

Telarc

Quatre grands de l'harmonica sont rassemblés sur cet album et pas des moindres : Carey Bell, Lazy Lester, Raful Neal et Snooky Pryor. Ils jouent tous ensemble sur le dernier titre, l'instrumental "Harp To Harp". Sur les autres titres on les retrouvent seul ou maximum à deux, Snooky avec Carey Bell, Lazy Lester et Raful Neal, Snooky et Lazy, etc. … Et ces vieux briscards se donnent sans retenue avec une maîtrise parfaite de leur instrument dans "Walking Thru Thepark" de Muddy Waters, "Keyhole In Your Door" de Snooky, "I Miss You Baby" de Neal, "Strange Thing Happen" de Lesli Johnson….. En tout, 13 titres avec l'harmo en exergue. Un très bon CD pour les aficionados du "ruine babines", et pour les autres aussi….

Christian Le Morvan


Jimmy Smith - " Dot Com Blues " - 4 CDs

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Blue Thumb' Records

Ce CD est peut être un retour aux sources pour Jimmy Smith, grand spécialiste de l'orgue Hammond B3 qui depuis des décennies caresse du bout des doigts ses claviers et nous bercent de ses mélodies plutôt Jazzy. Pourtant il s'est souvenu de ses débuts, et de l'influence qu'a eu le Blues sur sa personne. Profitant de cela, il vient d'enregistrer un disque de Blues ou presque …. Des personnalités de renom sont venues avec leurs compositions prêter leur voix à Mr Smith. C'est le cas pour Dr John "Only Init For The Money", on le retrouve sur d'autres titres au piano. Taj Mahal "Stut", Keb Mo "Over and Over", BB King "Three O' Clock Blues" et une reprise de Willie Dixon "I Just Wanna Make Love To You", interprété par Etta James. Tout cela est vraiment Blues. Mais chasser le naturel, il revient. On retrouve dans la partie instrumental du CD, "Mood Indigo" de Duke Ellington dont l'excellent guitariste Russel Malone sonne à la Django Reinhardt, ainsi que "CC Rider", " Dot Com Blues" fortement teintés de Jazz. Les autres instrumentaux naviguent entre Blues et Jazz dont je suppose en hommage à Robert Johnson "Mr Johnson", composé par Jimmy Smith et Dr John. Le tout soutenu par les nappes du Hammond B3 de Jimmy Smith dont le talent et la virtuosité ne sont plus à démontrer. Le CD est produit par John Porter que l'on retrouve également à la guitare sur certains titres. Un bon disque entre Jazz et Blues qui va nous changer de nos habitudes Bluesystique…!!!

Christian Le Morvan


Mark Selby - " More Storms Comin' " - Coup de Coeur du Chroniqueur

 

Warner Music vcd 79570 – 2

Marck Selby vous avez entendu parler ? Est-ce un péché a montrer son nouveau CD ? "More Storms Comin' ", c’est du Selby a son meilleurs niveau, gémissant dans sa musique avec assez de notes bluesy pour nous satisfaire. Il mélange tendresse et dureté. Sept chansons sur 11 sont co-écrites avec son ami Sillers. En ouverture "Don’t You Throw That Mojo Me", un petit bijou. La liste des 11 titres sont tous excellents, j’ai adoré ce disque, Selby fournit une musique honnête et vraie, il n’y a aucune chanson gaspillée, ni jetable sur cet album. A découvrir pour ceux qui aiment le Blues.

Michel Enfert


Tino Gonzales - " Modern Day Hobo " - 4 CDs

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TINO GONZALES

Dixiefrog Records

Et revoilà le hobo des temps modernes! Après avoir écumé les Etats-Unis, Tino se replie sur l’Europe, et c’est du sud de la France où il vient de passer une partie de l’année 2000, qu’il nous assène cet album curieusement dédié aux Cathares ! Guitare hargneuse ou suave, cuivres, percutions, et surtout une voix… L’album commence 100% Blues, et évolue vers la musique latino-américaine, avec un morceau, "Mi Tierra" que ne renieraient pas les fans de Santana ! Sans jamais lasser, Tino Gonzalès, qui se défini lui même sans frontières musicales, étonne, puis séduit incontestablement !

Patrick Sibilli


John Mayall and Friends - " Along For The Ride " - 4 CDs

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Eagle records

"Along For The Ride" est le dernier opus de John Mayall, patriarche du British Blues. Le maître a ressorti ses vieilles photos de l'école des Blues Breakers et a rappelé ses anciens élèves pour une grande récréation. Ils ont tous répondu présent à l'exception d'Eric Clapton et de Coco Montoya. Dommage ! Nous retrouvons selon les titres : "Peter Green, John Mc Vie, Mick Fleetwood, Mic Taylor …. Et tout un panel d'invités, dans le désordre : Billy Gibbons, Jonny Lang, Steve Miller, Billy Preston, Steve Cropper, Otis Rush, Gary Moore, Jeff Healey, Reese Wymans, Shandon Curfman, Chris Rea, Lenny Castro, Andy Fairweather Low…. et bien sur les jeunes élèves actuels : Buddy Whittington (guitare), Joe Yuele (batterie) et Tom Canning (claviers) ….ouf ! Quel plateau ! Tous ces invités restent dans la couleur musicale de John Mayall, a qui il impose son Power Full Blues. S'il a délaissé la guitare depuis longtemps, il joue encore de la slide sur "So Many Roads", sa voix reconnaissable entre mille, son jeu d'harmo et de claviers font de ces 13 titres un album magnifique. Dépêchez vous de courir l'acheter, ça en vaut vraiment la peine.

Christian Le Morvan


Buddy Guy - " Sweet Tea " - 4 CDs

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Silverstone

Après le trou des années 80 et des disques assez moyens qui ont suivi, "Heavy Love" il y a 3 ans marquait son retour en force. "Sweet Tea" enregistré à Oxford Mississippi, est un retour aux sources, du Delta bien sûr. Blues basique, attention ce mot n'a rien de péjoratif, bien au contraire, ce grand bluesman qu'est Buddy Guy, l'un des créateurs de "West Side Sound" et reconnu de tous ses pairs. Le premier titre, "Done Got Gold" de R.L Burnside, il est le seul à la guitare acoustique et projette une grosse voix de très vieux bluesman, superbe ! Ensuite sa monte en pression, "Baby Please Don't Leave Me", gros son, réverbe à "donf" ! "Look What All You Got" de T Model Ford et là c'est le riff qui tue. "Stay All Night" ou "She's Got The Devil In Her" sont des Blues bien chaloupés. "Who's Been Foolin' You", la stratocaster est en folie. Le copain Buddy nous rappelle que rien ne vaut un bon Blues binaire. 9 titres, c'est un peu court vu la qualité de ce disque. Mais quelle voix, quel son et comment il fait cracher sa guitare ! Un fabuleux album à mettre entre toutes les mains, pardon, les oreilles.

Christian Le Morvan


ARTHUR NEILSON - " A Piece Of Wood, Some Strings And A Pick " - 4 CDs

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Dixiefrog DFGCD 8511

La recette est simple : un bout de bois, quelques cordes et un médiator et l’on aurait tort de s’en priver. On a découvert Arthur Neilson sur l’album " New York City Blues " avec Popa Chubby. Vous aurez également une idée de son jeu si vous avez le dernier Shemekia Copeland. On retrouve également ici la pianiste Dona Oxford. La prise de son est propre, presque rockabilly, surtout au niveau de la voix avec un poil de chambre d’écho sixties, le résultat est toujours séduisant, parfois drôle sur un répertoire comme le " Walkin’ Blues " électrique ou " That’s Allright Mama " qui bénéficie d’un solo digne des " Hellecasters " qui n’est pas également sans rappeler le générique de Benny Hill … L’ensemble sonne blues blanc. Le répertoire est très varié, allant de riffs incisifs jusqu’à des accents chauds et traînants à la Santana, même Country sur " Restless " et " Dance Of The Zombie ". Le niveau monte un peu partout, aussi n’userai-je pas trop imprudemment de superlatifs, mais çà joue. Comme chez le précédemment cité Popa, on a une petite, mais saine obsession du son, aussi, les amplis et guitares font-ils naturellement partie du générique... On termine par un superbe " Walkin’ Blues " acoustique.

Patrice De Rendinger


THE BEST OF BLIND BLAKE - " Classic Recording Of The 1920's "- 4 CDs

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YAZOO 2058- Distribution SOCADISC

Né on ne sait quand, décédé on ne sait quelle année dans l'oubli le plus complet, Blind Blake a marqué l'histoire de la guitare Blues par les 79 titres qu'il enregistra entre 1926 et 1932 pour Paramount Record. Ce disque renferme 23 titres qui ont été compilés d'enregistrements 78 tours d'époque. Tous les enregistrements de Blind Blake étant de mauvaise qualité ou ayant été mal conservés, ce disque permet d'entendre convenablement les meilleurs titres de Arthur Blake alias "Blind Blake". La qualité sonore bien sur n'est pas celle à laquelle nos oreilles sont maintenant habituées, mais ce disque est remarquable car c'est un document sonore. Lorque l'on entend Blind Blake, on comprend pourquoi il a influencé des guitaristes comme Gari Davis, Richard Harney, ou notre Alain Giroux national. Sont style typique aux basses roulées inspiré du ragtime, le recours à l'anatole ( I-VI-II-V pour les guitaristes ), sa voix douce et chaude aux accents jazzy, met bien en évidence l'aspect novateur de sa musique. Quand on pense que ces titres datent des années 20 ! ( Mettez ces titres en regard des succès en vigueur, en France, à la même époque et vous comprendrez ). Du rag time comme Wabash Rag, à la musique de medecin show de He's In the Jailhouse Now, en passant par le titre le plus connu, West Coast Blues, et bien d'autres blues, ce CD de guitare picking de haute voltige mérite d'être dans votre discothèque, au coté de l'intégrale de Robert Johnson que vous possédez sans doute déjà.

Bernard Monnot


MUDDY WATERS - " Rollin’ Stone – The Golden Anniversary Collection" - 4 CDs

MCA Chess 112 301-2

Le père Morganfield au meilleur de sa forme sur le label légendaire Aristocrat, puis sur Chess entre 1947 et 1952, voilà de quoi séduire les amateurs du principal inspirateur des Stones et de quelques jeunes gens qui ont eu des tables plus garnies que celle de leur Maître. Les bandes sont propres, claires et les sidemen de qualité : Little Walter, Jimmy Rodgers, Junior Wells, Sunnyland Slim… Le répertoire de 50 titres dont relativement peu d’alternative takes est " maison ", un très bon Muddy Waters, à l’image des autres rééditions. Monsieur Waters n’aura eu qu’un tort, celui de mourir trop tôt.

Patrice De Rendinger


CHUCK BERRY - "The Anthology'" - 4 CDs

MCA

Cette anthologie de 2 CDs regroupe l'œuvre de Chuck Berry dans la période CHESS de 1955 à 1973 de ce pionnier du Rock' n' Roll natif de Saint Louis, Missouri. Sorti des standards bien connu, et ils sont légion "Maybeline", "Roll Over Beethoven", "Nadine", "Carol", "Memphis Tennessee", etc…, certains titres nous rappellent que ce grand dégingandé et son traditionnel pas de canard, savait jouer le Blues, "Wel Me Hours", "Do You Love Me", "Childhood Swee Theart", ou "Bio", accompagné sur le premier CD par les musiciens maison de chez Chess : Willie Dixon (basse), Johnnie Jonhson (piano) et Fred Bellow (batterie). L'on retrouve également selon la période Otis Spann, Lafayette Leake aux claviers, Bo Diddley, Jimmy Rogers, Hubert Sumlin, Matt Murphy pour les guitaristes, Etta James, The Marquees ou The Ecuadors aux vocaux, plus de nombreux musiciens mentionnés "inconnus". Peut être les reconnaîtrez vous ! Voilà donc en 50 titres un investissement presque indispensable, qui occupera une place de choix dans votre discothèque, et que vous réécouterez avec beaucoup de plaisirs, de souvenirs, voir de nostalgie pendant des décennies.

Christian Le Morvan


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