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Blues Magazine : Lorsque tu étais enfant,
quel musique écoutiez vous toi et ta famille ?
John Mayall:Du
jazz et du Blues.
Blues
Magazine : Tu n'es devenu musicien professionnel qu'à
partir d'une trentaine d'années. Pourquoi ne pas avoir tenté
d'imposer le Blues avant ?
John
Mayall : Ce n'était pas possible avant. Il n'y avait
pas d'opportunité.
Blues
Magazine : Tu dis avoir été très influencé
par JB Lenoir.
John
Mayall : Oui, c'est une de mes principales influences. Les
paroles étaient fantastiques et sa musique était fantastique.
Blues
Magazine : Aujourd'hui, quels artistes écoutes tu ?
John
Mayall : En ce moment, Alanis Morisette est ma chanteuse
préférée de la scène musicale contemporaine.
Blues
Magazine : Quand et comment as tu commencé l'apprentissage
d'un instrument ?
John
Mayall : A l'âge de 13 ans, j'ai appris le piano.
La guitare et l'harmonica c'est venu plus tard. 
Blues
Magazine : Tu travailles beaucoup le piano, l'harmonica, la
guitare et ta voix ?
John
Mayall : Non. Je ne les travaille que sur scène.
Blues
Magazine : Pourquoi ne joues tu pas plus de guitare ?
John
Mayall : La guitare n'est pas mon instrument principal.
Le piano a toujours été mon instrument de prédilection.
Blues
Magazine : Comment fais tu pour découvrir tous ces
guitaristes qui entament des carrières solo une fois passés
chez les Bluesbreakers ? As tu un truc particulier ou une grande
rigueur de travail ?
John
Mayall : Je choisis des musiciens avec lesquels
j'ai envie de jouer. Ensuite nous travaillons et si vous venez
nous voir en concert, vous vous apercevez que c'est naturel pour
nous de jouer ensemble. 
Blues
Magazine : Tu as travaillé avec différentes sortes
de formations. Quel est la formule qui te convient le mieux ?
John
Mayall : C'est le quartet qui me convient le mieux.
Blues
Magazine : A ce jour, quel est le guitariste qui t'a le plus
impressionné ?
John
Mayall : Buddy Whittington.
Blues
Magazine : Pourquoi as tu quitté la Grande Bretagne
pour aller habiter à Los Angeles ?
John
Mayall : Le climat est plus agréable là-bas.
Blues
Magazine : Deux guitaristes des Bluesbreakers, Peter Green
et Mick Taylor, n'ont pas connu la carrière musicale à
laquelle ils étaient promise. Pourquoi ?
John
Mayall : Je ne sais pas. Il faudrait leur demander
à eux. Je ne suis pas Mick Taylor ou Peter Green. 
Blues
Magazine : Revois tu parfois des anciens Bluesbreakers ?
John
Mayall : Oui, de temps en temps. Blues Magazine : Tu
as changé de maison de disques, alors que tu avais enregistré
trois bons disques chez Silvertone.
John
Mayall : C'était un contrat pour trois disques et Silvertone
ne l'a pas reconduit.
Blues Magazine :
Sur tes derniers disques, tu joues avec des musiciens prestigieux,
tels que John Lee Hooker, Buddy Guy, Mavis Staples, Mick Taylor...Est
ce par effet de mode, pour des raisons commerciales, par amitié
ou en reconnaissance envers leur musique ?
John Mayall : J'ai
joué avec tous ces musiciens car ce sont des amis.
Blues Magazine : As tu un album préféré
?
John Mayall :
Mon album préféré est toujours le dernier
car il représente mon travail actuel.
Blues Magazine :
Tu es reconnu par les amateurs de Blues mais tu n'as pas connu
un aussi gros succès que Eric Clapton. Es tu parfois un
peu aigri de ce manque de succès ?
John Mayall : Non, j'attends toujours
le succès international. J'ai tout mon temps.
Propos recueillis par Patrick Guillemin
et Michaël M. au Festival "Blues à gogo"
du Havre
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