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Le Grési Blues Festival, bien au delà d'un simple Festival
de Blues, est devenu, au fil des années, une véritable aventure
humaine, avec ses anecdotes, ses bons moments et tout ce qui rythme la
première semaine de Juillet. Cette aventure humaine est celle de
tous les acteurs de ce festival qui, matin après matin, se relève
pour mettre en place toute l'organisation qui permet aux quelques milliers
de festivaliers d'apprécier, dans de bonnes conditions, les concerts
du soir qui sont, je vous le rappelle, tous gratuits, ce qui dans notre
Hexagone est une spécificité, tellement ce constat est rare
!
Et qui était mieux placé que les bénévoles
de ce magnifique évènement pour vous présenter ses
anecdotes et ses histoires ? Nous leur avons donc donné la parole,
car c'était, je pense, la meilleure façon de leur rendre
hommage, en les mettant, à leur tour, sous les feux de la rampe...
Brigitte
Nakachdjian - Présidente
A l'origine, c'était le bébé de Jean-Luc Mercier.
Il ne fallait pas le laisser tomber et faire suite à ce magnifique
projet. Nous n'avions pas envie qu'il meurt. Je pense que le changement
ne s'est pas fait ressentir.
En ce qui concerne le public, il y a une forte adhésion des amateurs,
toute la semaine, quelque soit le style de Blues : en pleine semaine,
même s'il pleut et même s'il faut travailler le lendemain,
ils répondent présent. Les gens font confiance à
notre programmation. Gérard me l'a confirmé : si
on arrive à avoir telle ou telle vedette, c'est que l'on a choisi
le bon créneau.
Nous avons opté pour la diversité : voir où se dirige
notre festival (Jazz, Free Jazz, Country,,,) avec quelques musiciens étrangers,
alors qu'au départ, nous avions surtout une programmation régionale.
Nous y sommes allés sur la pointe des pieds et nous n'avons pas
choisi le plus simple avec le Free Jazz cette année. Nous aurions
pu choisir une soirée New Orleans.
Après 7 années avec la soirée de clôture payante,
en 2007, le Festival s'est orienté sur une semaine complète
de concerts gratuits. Pari audacieux, mais réussi. Cela a permis,
avec une programmation de qualité, de faire découvrir le
Blues à un plus grand nombre, initiés ou novices.
Depuis 3 ans, nous faisons des conférences de presse communes
avec les festivals Musique dans le Grésivaudan (musique
classique), Les Rencontres Brel, (Chansons françaises)
et, cette année, Musiques du Burkina Faso à
Chambéry : cela touche un large public, on se rend compte que l'on
a une tranche de clientèle commune. Il doit y avoir une certaine
harmonie avec les autres Festivals. Nous aimerions bien en rencontrer
d'autres, comme celui de Tullins, par exemple.
Après quelques années d'absence au Touvet, c'est un symbole
d'y être revenu pour les 10 ans, alors même que l'association
GrésiBlues y a son siège social.
A propos des bénévoles, nous sommes une trentaine et le
renouvellement se fait progressivement : les petites amies des bénévoles
arrivent et entraînent les frères et les amis des amis...
Au bout de 10 ans, l'expérience, les relations et le travail ont
fait progresser le festival, grâce notamment, à l'amélioration
des supports, de la documentation et la qualité de l'affichage.
Une anecdote amusante : lors d'un festival, à la
terrasse du bar l'Aventure, à Ste Marie d'Alloix, il y a une mamie
qui a sauté de sa chaise, surprise, en disant : c'est ça
le Blues ? Depuis 10 ans, c'est le côté pédago
du festival : surprendre les gens, leur faire découvrir le Blues.
Un bon moment de festival : Andy J Forest à Pontcharra,
faisant un solo parmi le public. Génial.
Gérard
Bioteau
Vice-Président de l'association et webmaster du site du Grési
Blues : www.gresiblues.com
Je suis chargé de la programmation et de l'organisation de tout
le festival.
Au début, le festival était à côté de
chez moi et je n'étais pas au courant ! L'année suivante
je suis allé voir et j'ai dit : je veux en être. J'ai
mis la main dedans et voilà. Au fil du temps, j'ai pris un peu
plus de place et j'ai appeler Marie Christine à la rescousse, car
nous manquions de bras.
Il y a quelques réunions dans l'année, mais nous ne voyons
les bénévoles uniquement pendant cette semaine. Nous sommes
surtout deux ou trois à travailler sur le festival tout au long
de l'année. Les bénévoles répondent tous présents,
ils ont un enthousiasme fou, je suis même obligé de les calmer,
car il voudrait faire tellement de choses... Mais je sais que, physiquement
on ne pourra pas, matériellement on ne pourra pas, donc je suis
toujours obligé de faire le rabat-joie dans l'association, pour
calmer le jeu... Et au mois de Juillet, nous sommes tous ensemble et c'est
super.
Au bout de 10 ans, chacun connait son rôle et son poste, je laisse
filer, ça roule. Il y a bien quelques ratés de temps en
temps, mais ça c'est normal, on rectifie. Mais au bout du compte,
les problèmes retombent toujours, en bout de course, sur moi et
Marie Christine. Exemple, allez chercher les artistes, ce n'est pas contraignant,
mais faut y aller. C'est un peu normal. Le problème c'est que l'on
n'est pas assez nombreux, donc dès qu'il y a un trou à combler,
je le prend en charge. C'est un appel au peuple, c'est évident
: nous ne sommes pas assez nombreux. Cette semaine est fatigante, mais
quand c'est fini, on a le Blues.
Depuis 10 ans, je côtoie des personnalités et des personnages.
C'est un enrichissement personnel énorme.
L'anecdote : une fois, je vais chercher un artiste à
la gare, je le trouve appuyé sur un poteau... Je l'emmène
en voiture, en priant qu'il ne soit pas malade, après je l'ai perdu
sur un banc... Bref, le soir on le monte sur scène et là,
la magie opère, il nous fait un super concert.
Autre anecdote : les artistes étrangers appelle ce
festival, un festival Carte Postale ! C'est génial,
quand tu es à Bernin, avec le kiosque en arrière
plan et que tu as le massif de Belledonne devant toi, ou au Cheylas, quand
les artistes jouent face au massif de la Chartreuse !
Marie-Christine
Bioteau
Je m'occupe de l'administration générale de l'association.
Je fais toute la compta, les inscriptions des stagiaires, les courses,
de façon à ce que tout roule normalement. On anticipe tout
ce qui va se passer pendant la semaine du festival.
Je suis là depuis pratiquement le début. J'apprécie,
grâce à cette association, les rencontres avec des gens d'univers
différents, travailler auprès des musiciens. Ce qui compte
pour moi, c'est le plaisir que l'on donne au public. Cette semaine, c'est
la récompense que l'on a pour le travail de toute une année.
Cema arrive, quelques jours ou semaines avant le festival, de se dire
: on arrête, on en a marre ! Mais quand la semaine est passée,
on se dit : zut, c'est déjà fini, vivement l'année
prochaine.
L'anecdote : c'est lié à la fatigue, un soir
en allant sur le site du festival, en voiture avec l'ancienne trésorière
Martine, nous avons fait plusieurs fois le tour du rond point en ne sachant
plus où nous allions ! Les gens nous ont vu passer plusieurs fois,
on ne savait plus où aller, c'était la fatigue.
Christine
Sillon
Je suis là depuis le début. Je m'occupe des frites.
Au début je m'occupais du pôle sponsoring. Maintenant je
suis un peu moins disponible de par mon travail. La première année,
j'étais Maire du Touvet et j'ai subventionné ce festival,
qui n'aurait jamais commencé sans cela. A l'initiative de ce projet,
deux copains, Jean-Luc Mercier et Roland Astier. Deux ans
après j'ai rejoint cette équipe de copains.
Les 10 ans du Grési Blues, c'est 10 ans de bonheur, 10 ans de découverte
du Blues que j'adore. J'aime bien l'ouverture au Jazz et autres styles
musicaux. Il y a une animation culturelle au sein de la vallée
et, qui plus est, maintenant complètement gratuit, un bol d'oxygène
face au pouvoir d'achat.
L'anecdote : La première année, sur la place
du Touvet, un américain est venu sur scène. Il avait
bu pas mal de bière et il m'a embrassé sur la bouche. Je
lui ai dis : non, non, il y a plein de témoins ! C'était
embarrassant vis à vis de mes administrés. In vino veritas
!
J'ajouterais, quand même, l'équipe super sympathique de Blues
Magazine. Merci à vous.
Michèle
Pinsard
Je suis une amie de Brigitte et je viens de Mâcon. Je gère
l'intendance du couchage.
Cela fait 7 ans que je suis là. Ce qui m'a plu, c'est l'organisation
et la convivialité de l'équipe. Je me suis bien intégrée
en deux jours, car j'aime bien le bénévolat. On m'a confié
l'hébergement des stagiaires et musiciens. La première année,
c'était un peu la panique, car je ne notais pas où était
chacun : j'ai retrouvé, à la fin de la semaine, des chambres
qui n'avaient pas été utilisées, alors que j'en manquais
!
L'année suivante je me suis structurée et maintenant ça
va, avec mon petit cahier, mes petits numéros de chambres, mes
stagiaires qui sont adorables. Je les mets par affinité, car ils
reviennent chaque année.
10 ans de Grési Blues, c'est les retrouvailles, des moments de
bonheur, une convivialité qui revient.
L'anecdote : grâce aux relations avec les stagiaires
du Grési Blues, j'ai pu trouvé un appartement près
de la gare de Lyon, à Paris, pour ma fille qui fait ses études.
Pierre
Pichon (Pierro)
Fritteur / installateur / buvette / stand alimentation
Cela fait six ans que je suis dans l'association. C'est une belle aventure
humaine avec tous les bénévoles, c'est la passion de cette
musique toujours aussi vivante, qui nous fait vibrer chaque soir : Vivre
cette semaine tous les étés, ensemble, avec une franche
rigolade, les copains et des moments de stress aussi.
L'anecdote : l'année avec Benoît Blue Boy,
il y avait un mexicain qui jouait avec lui. Il était arrivé
complètement éméché, il se baladait avec sa
bouteille de jin dans la poche, c'est un gars qui jouait du saxo. Sur
le buf avec le groupe breton Doo The Doo, ce fut un moment
magique, c'est vraiment un musicien hors pair.
André
Gonnet (Dédé)
Membre du conseil d'administration
En charge de la logistique, du matériel, des fourgons, des câbles
électriques...
Je ne suis pas là depuis 10 ans, mais au début je donnais
un coup de mains. Comme je travaille à EDF, je fais le lien avec
les services techniques de la mairie et l'association. Au départ,
je suis venu à cause des copains qui y étaient, j'ai découvert
des supers mecs et une ambiance formidable au sein des bénévoles.
L'anecdote : la coupure de courant sur scène, il
y a 3 ans à la Terrasse, Barefoot Iano a été
coupé en plein élan. Il ne s'est pas démonté,
il s'est approché au bord de la scène, s'est assis les jambes
pendantes et a demandé au public de s'approcher, pour continuer
un concert intimiste, à la guitare. J'ai eu les boules pour lui,
je me suis excusé, mais finalement cela s'est super bien passé,
normal, on avait affaire à un pro !
Philippe
Jacquier
J'ai commencé par la technique et cette année, je suis à
la buvette.
Grési Blues c'est quand même énorme, c'est quelque
chose d'exceptionnel. Ça évoque pour moi 10 ans de bonheur.
Nous avons démarré avec rien et maintenant, ça fonctionne
bien. Ça roule tout seul, on a une superbe ambiance et cette année
on a beau temps : impeccable.
L'anecdote : l'ouverture du concert à Crolles,
avec deux personnes que j'avais rencontré 3 semaines auparavant,,,
C'était la 4ième ou 5ième année. On avait
été nommé Les Invités surprises.
Heureusement, nous avons été bien épaulé par
Peter, Iano et Greg. Un super souvenir.
Une autre anecdote : à la fin du Grési, entre
- 9 et - 12 kilos en une semaine... Pas mal hein !
Jean-Marc
Moroni
Je suis en charge du balisage et je suis l'électron libre de l'association
pour dépanner, un petit peu MacGyver...
C'est une association que j'appelle bout de ficelles, qui
se débrouille avec les moyens du bord, mais qui est très
efficace. Je n'ai que 6 ans de Grési Blues derrière moi,
mais ce n'est que du bonheur : 6 années de camaraderies et beaucoup
de découvertes. Je ne connaissais pas le Blues. J'ai eu la chance
et l'opportunité de le découvrir grâce à l'association.
L'anecdote : le dernier concert payant, à Crolles,
la salle s'est vidée, car le concert était retransmis sur
les écrans géants, à l'extérieur. Cela nous
a fait un drôle de coup, voir ces gens partir... C'est là
que l'on a pris la décision de faire tous les concerts gratuits.
Jacques
Raymond
En charge de la sécurité, du montage des chapiteaux et de
l'intendance.
Je suis au Grési Blues depuis 6 ans. Le plus gros morceau, c'est
la sécurité à Crolles, nous avons à
caser 600 à 700 voitures, avec la police municipale. Au bout de
10 ans, on commence à être fatigué et je pense que
je vais passer la main à la fin de cette année, mais c'est
bon d'être avec tous les copains, la musique c'est super, Je suis
Blues mais aussi un Rockeur : je prend des cours de danse.
L'anecdote : la première fois que j'ai vu Iano, pieds
nus, il marchait sur les cailloux,,,
Autre anecdote : L'intendance, un jour, le gars me dit :
ramène 3 futs de bière. J'ai dit : oui , mais je
les fabrique les bières ? Il n' y en avait pas !
Joseph
de Mutiis
3 ième année de Grési Blues et je suis surtout aux
hot dog.
C'est dur à assumer tout le travail, mais maintenant je suis en
retraite, donc c'est plus facile. C'est l'opportunité d'entendre
de la musique que l'on aimerait bien écouter plus souvent sur les
ondes. On en n'a pas souvent à la radio ou à la TV.
L'anecdote : A Crolles, l'année dernière,
nous avons manqué de tout, tellement il y avait de monde. On était
vraiment en dessous pour les prévisions.
Philippe
Levis (Fifi cheminot)
Je fais la relation entre le Grési Blues et les différentes
mairies de la vallée et j'assure la logistique et l'organisation
des mairies en amont, pour l'acheminement et la coordination des buvettes.
C'est ma 7ième année au Grési Blues. L'amitié
entre les bénévoles, j'ai fait la connaissance de 3 supers
mecs, Serge, Pierrot et Dédé. Nous formons un super quatuor
et c'est grâce à ces trois-là que l'on est encore
là. C'est une belle amitié qui continue tout au long de
l'année.
La musique n'est pas mon truc, c'est l'amitié et la convivialité
qui comptent. La musique est secondaire en ce qui me concerne.
L'anecdote : A mon arrivée au festival, j'étais
dans une petite caravane pour servir les bières et, à la
fin du festival, je me suis retrouvé coincé du dos, tellement
je suis resté courbé dans cette petite caravane. C'était
en quelque sorte mon bizutage.
Serge
Guillermin
Régisseur autre que technique : toute la logistique. On se partage
le rôle avec Philippe.
C'est la 7ième année, car avant j'étais élu
au Touvet et quand Jean Luc Mercier m'a demandé d'intégrer
l'équipe, je lui ai répondu ok, mais après mon mandat.
Le Grési, c'est 10 ans de camaraderies et 10 ans de rigolades.
On travaille toute l'année pour une semaine que l'on attend avec
impatience. C'est une semaine fatigante, mais qui vaut vraiment le coup.
Nous avons une équipe superbe. En ce qui concerne la musique, j'adore
ça, j'ai essayé de m'y mettre, mais Iano n'est pas dispo.
Je vais m'y remettre en septembre. Le Rock et le Blues, moi j'adore ça.
L'anecdote : Au Cheylas, nous avions prévu
un beau temps magnifique, la commune monte le matériel en extérieur
et là, catastrophe, le temps n'est pas au rendez-vous. Nous avons
demandé aux employés communaux de nous donner un petit coup
de mains pour déplacer la scène en intérieur et ils
ont refusé. Nous avons charrié toutes les structures toute
la journée ! Faire et défaire c'est travailler, Cela nous
a marqué.
Laurent
Gonnet
Je suis le frangin à Dédé. Ma fonction : montage,
démontage et buvette. J'aide les autres.
Je suis le petit jeune de l'équipe. Je trouve ça vraiment
super, le Blues itinérant, de communes en communes, c'est excellent.
On s'adapte à toutes les situations. C'est une bande d'amis que
je connaissais, déjà, depuis pas mal de temps, par mon frangin,
et je suis entré dans l'association quand le festival est passé
par St Vincent de Mercuze, où je m'occupais de la salle
polyvalente.
L'anecdote : s'adapter à toutes les situations, exemple,
les problèmes de raccordements électriques aujourd'hui au
Cheylas.
Georges
Durand (Jo)
Je suis polyvalent et en ce moment plus sur la partie son et lumières,
surtout lumières.
Ça fait 6 ans que j'ai rejoint l'association. C'est quelque chose
de magique, car je connais le Grési Blues depuis le début.
A l'époque, je n'étais pas disponible car je tenais un bar
dans la région. Les choses de la vie étant ce qu'elles sont...
j'ai vraiment trouvé un réconfort au sein de l'équipe.
Depuis 2005, je suis à fond dans l'association.
Patrice
Dumini
Je m'occupe des lumières
Ça fait 3 ans que je suis là. J'ai suivi les concerts depuis
le début, en tant que spectateurs. Je faisais déjà
partie d'associations au Cheylas, dont une qui s'occupait de toute
la partie technique de la ville et, une association a lâché
et cela m'a permis de tenter ma chance : j'ai envoyé un mail et
j'ai intégrer le Grési Blues. J'ai assisté aussi
à une réunion et c'est la convivialité du groupe
qui m'a séduite. On vient d'horizons différents mais on
travaille dans le même but.
Alain
Chollet
Je suis éclairagiste et c'est ma première année.
Je suis entré dans l'association par l'intermédiaire d'un
collègue de travail, Luc, qui savait que j'étais
passionné par la musique. Il m'a dit : viens voir et si cela
te plaît, tu resteras. Je suis tombé sur une super équipe,
mais au début, je me suis dit que ce n'était pas pour moi,
car je ne savais pas où me mettre. Et c'est là que l'on
m'a pris en mains. Je suis passionné par les projecteurs et Patrice
m'a beaucoup apporté par sa discrétion et sa générosité.
L'anecdote : le concert de mercredi au Cheylas, avec
Big Dez. J'en ai rêvé toute la nuit.
Patrick
Lis
Je suis le cuisinier.
Je suis un peu le médecin de l'équipe, celui qui apporte
les vitamines et les calories nécessaires au bon fonctionnement.
(je les dope un peu - rires). L'important, c'est que l'équipe tienne
le coup. Ça fait maintenant 5 ans que je les soigne. Je passe également
de bonnes soirées musicales. C'est une semaine de plaisir.
Micheline
Vey
Accueil des groupes de musiciens, préparation des loges et des
repas.
Ça fait 4 ans que je suis là, je connaissais juste Marie
Christine et Gérard Bioteau et le Blues m'était
inconnu. Moi, je suis amateur de Rock, je le danse et maintenant je peux
reconnaître le Blues. Le Grési Blues c'est tout une super
équipe, un travail prenant, une semaine intense qui nous déconnecte
de tout. C'est grâce à l'amitié du groupe.
L'anecdote : quelque chose de négatif, un groupe
américain, l'année passée à la Terrasse,
ils étaient dégueulasses à table, de véritables
porcs ! Cela m'a choqué, mais pour les autres groupes, cela reste
super sympa. C'était la seule fois.
Jeanine
Fizir
Je suis dans l'équipe de Paul et Micheline, pour
l'accueil des stagiaires. On s'occupe aussi de la préparation du
stand du Grési Blues.
Cela fait 3 ans que je suis là, et je ne connaissais pas le Blues.
Ce que ça évoque pour moi ? Ben le Blues n'est pas une musique
médiatisée que l'on entend à la radio ou à
la TV. J'ai découvert le Blues et ces gens grâce au Grési
Blues. C'est vraiment dommage que cela ne passe nulle part. On découvre
un monde qui n'a pas accès aux médias, un monde que l'on
ne rencontre pas au quotidien. Cette semaine de Blues c'est la bonne entente,
l'amitié, les fous rires et des moments de partages inoubliables.
L'anecdote : La vidéo prise sur le vif avec les 3
représentants de Blues Magazine et les 3 filles du stand Grési
Blues, en train de danser et faire une chorégraphie très
sympas : vous étiez tous synchro, Blues Mag et le Grési
Blues !
Maryline
Gigante
Je fais le service en salle et j'aide le cuisinier. Le soir je suis hôtesse
sur le stand du Grési Blues.
C'est la première année, je suis venue ici, car j'ai rencontré
Jean Marc qui fait partie du Grési Blues depuis 6 ans. J'aime
bien la musique mais je ne connaissais pas le Blues. Je suis plutôt
Rock et cela m'a permis de découvrir cette musique. J'habite à
Lyon et je ne connaissais pas l'existence de ce festival. Un festival
gratuit est super important. Je pense que cela est possible dans des petites
villes ou villages, car la gratuité évoque les problèmes
de population. C'est une super association et j'espère qu'elle
perdurera. C'est merveilleux de pouvoir offrir cette musique au plus grand
nombre. Je me sens tout à fait à l'aise avec tout le monde,
il y a une super équipe.
L'anecdote : j'ai été surprise que les gens
restent, sous la pluie à Bernin, malgré que ce soit
un festival gratuit. C'est encourageant pour toute l'équipe.
Paul
Pico
Membre du conseil d'administration de l'association
Je suis chargé de l'accueil des artistes. Mon rôle est de
les accueillir le mieux possible, pour préparer les loges, les
plateaux repas, et surtout, je suis chargé du respect des horaires
pour le bon déroulement des concerts.
Chaque année, on est surpris par le nombre croissant des spectateurs.
Il y a toute une campagne de communication, dont je suis responsable avec
Brigitte. Les gens font confiance à la programmation du festival.
Il y a une très bonne équipe, si quelqu'un a un problème,
le collectif trouve la solution.
L'anecdote : Le concert de Janice de Rosa. Comme
on change de lieu tous les jours, les loges sont à aménager,
et je ne connaissais pas le lieu. J'arrive et je trouve juste une grande
salle ! Il fallait que je fasse deux loges pour Janice et ses musiciens.
J'ai demandé à la logistique et on a emprunté des
grilles pour les séparations, et comme il y avait eu un mariage
la veille, nous avons mis des tentures par dessus les grilles. Janice
est arrivée et a dit : c'est très rococo, c'est très
bien, je suis contente. Cela fait vraiment plaisir.
François
Giraud
Responsable technique, la scène, la sono, le back line et l'approvisionnement
du matériel pour les stagiaires. J'accompagne l'équipe de
14 h à 2 heures du mat. Nous assistons le seul professionnel de
l'équipe, l'ingénieur du son, André Billot.
C'est la 5ième année que je suis bénévole,
mais avant j'étais stagiaire. Ce que j'aime avant tout c'est d'amener
le Blues, gratuitement à la porte des gens. J'aime voir le public
qui n'est pas habitué aux concerts, toute génération
confondue, apprécier cette musique. Je prends spécialement
une semaine de congés pour travailler bénévolement
au festival ! On s'aperçoit que l'on fait un travail professionnel
en tant que bénévole. Et ça c'est l'ingénieur
du son qui nous le dit. Cette année, j'ai en équipier, mon
fils et un de ses copains de 17 ans. Ils en bavent pendant une semaine,
sans être payés, mais ils adorent ça, le contact avec
les musiciens. Le côté technique, c'est super, on est vraiment
dans la musique, on est sur la scène.
L'anecdote : les invités surprises qui montent sur
scène. Il y a une complicité, des clins d'il, des
sourires, c'est génial. Quand je vois que le public est content,
je suis super content.
Elie
Giraud
Je fais partie du staff, j'aide François au montage de la
scène.
Le Grési Blues, c'est une grande famille. J'ai 17 ans et cela fait
la deuxième année que je participe et j'ai envie de continuer.
Corto
Romagny
Je suis un ami d'Elie et je suis venu ici parce que ce festival
est vachement intéressant. J'aime bien le Blues et on apprend le
jargon technique. C'est un projet qui m'intéresse. On monte les
instruments, batteries, micro... On installe la scène. On retrouve
des gens, d'année en année, on retrouve les mêmes
émotions. On est bien intégrés dans l'équipe.
Le Grési Blues vu par deux stagiaires
atypiques
Frédéric
Campana
Stagiaire guitare et chant au Grési Blues.
Cela fait la 3ième année. Je viens de Genève. Le
Blues, on tombe dedans. Personnellement j'ai commencé très
tard, il y a 6 ans et, depuis 2 ans, le chant. J'ai toujours eu envie
de faire de la musique d'une façon générale. Le Blues,
c'est une musique d'émotion avant tout. Avec les stages, j'essaye
de m'améliorer, de progresser. C'est quelque chose à quoi
je rêvais. C'est une source inestimable de par les cours. C'est
un travail magnifique, comme celui que fait Blues Magazine : il y a des
articles qui me touchent personnellement et qui font découvrir
des artistes méconnus du grand public.
J'ai découvert les stages du Grési Blues grâce à
Internet, qui n'a pas que de mauvais côtés. La distance n'y
est pour rien, c'est avant tout la qualité des stages, les gens
rencontrés, Blues magazine, la qualité, l'accueil, la convivialité
: cela fait plaisir, quand on se lève le matin, d'entendre du Blues
dans les couloirs ! Cette semaine pourrait durer une année, je
suis preneur !
Le Blues est une musique où il faut y mettre ce que l'on ressent.
J'essaye de m'imprégner le plus possible des vieux bluesmen comme
Robert Johnson, Magic Slim, Hubert Sumlin... Vivement l'année prochaine.
Un mot que je souhaite ajouter : les bénévoles font un travail
monstrueux, remarquable, formidable. Encore une fois, sans les bénévoles,
sans des gens passionnés dans la vie, il n'y aurait pas de vie,
il n'y aurait pas de Grési Blues. S'il n'y avait pas de gens passionnés
tels que vous, Blues Magazine et les organisateurs, il n'y aurait pas
d'évènement inestimable comme le Grési Blues. Les
traditions et la passion ne se perpétueraient pas.
Dick
van Lith
Stagiaire guitare, basse et chant au Grési Blues.
Tout d'abord, c'est la 6ième année que je suis au Grési
Blues et pour les 10 ans, j'avais promis d'être là. Au départ,
c'est le cousin de ma femme qui m'a dit : je vais à Grenoble
pour un stage de batterie (c'était déjà Eric
Thiévon). Je lui ai répondu : excuses-moi Étienne,
tu ne vas pas y aller tout seul, je vais avec toi !
D'origine, je ne suis pas bluesman, mais plutôt un songwriter. La
première année, je suis vraiment tombé amoureux de
cet endroit, le fait que le festival repose entièrement sur le
bénévolat et les professeurs, c'est super. C'est aussi un
paradis : ici il n'y a que la musique qui compte et tout le reste n'est
pas important. En plus, il y a l'ambiance et le cadre magnifique. C'est
vrai que je fais partie des meubles, depuis 2 ou 3 ans, mais il y a une
amitié qui se créée et c'est aussi le dépaysement.
L'anecdote : à ma première année, on
était 5 ou 6 débutants, on est monté sur scène
et, en redescendant, on a pris un fou rire nerveux de 5 à 6 minutes,
tellement nous avions été stressés. C'était
formidable.
Le Grési Blues en
quelques chiffres
Une fourmilière travaille, sans relâche, pour nourrir et
désaltérer les festivaliers. Quelques 1200 saucisses, 700
kilos de frites, 600 baguettes viennent accompagner les 2200 litres de
bières et 2000 canettes de sodas, sans oublier les 15 kg de café
et quand même, presque 1 tonne d'eau, pour les estomacs de près
de 5000 spectateurs sur une semaine complète. Cette année,
la fréquentation approche même, suivant les estimations,
car rappelons-le, ce festival est gratuit, il n'y a donc pas de billetterie,
6000 âmes venues pactiser avec la musique du Diable.
Il faut ajouter à cela, quelques 9 véhicules (de la petite
camionnette au 21m3), nécessaires pour le transport du matos, des
artistes et pour le balisage quotidien, le tout parcourant plus de 5000
kilomètres pendant la semaine.
En ce qui concerne les stages, depuis 10 ans, c'est entre 40 et 55 stagiaires
qui se succèdent chaque année, répartis entre les
différents ateliers, batterie, guitare, basse, harmonica et clavier.
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