| Saunders
Samuel KING est décédé |
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15/10/2000
Géants
de la guitare Blues et Jazz de la scène de Chicago dans les
années 40, Sander's KING est décédé
en septembre dernier à l'âge de 91 ans à Oakland.
Connu par ses amis et ses fans sous le nom de " S.K. "
Saunders Samuel KING, fils de pasteur, a grandi en chantant le Gospel
et en jouant du piano, du banjo et de l'ukulélé dans
l'église de son père, située sur la 7ème
rue à Oakland.
Il acquit sa première guitare en 1938 et se retrouva rapidement
à la station de radio NBC de San Francisco, comme chanteur
ténor dans le groupe de Gospels " Southern Harmony Four
".
Mais ce fut le Blues qui rendit célèbre Saunders Samuel
KING. En 1942 il composa " S.K. Blues " lorsqu'un ami
le défia, lui affirmant que les chanteurs de Gospel étaient
incapables de composer des Blues. L'enregistrement, réalisé
sous la marque déposée de Saunders King, fut un énorme
succès et devint un titre incontournable des chanteurs de
Blues de l'époque. Et tandis que les amateurs de blues à
la guitare électrique pensent en premier à T. Bone
Walker, les premiers enregistrements à la guitare électrique
de Samuel King ont précédé les débuts
de T. B Walker sur cet instrument.
Il fut un géant de la scène de Chicago des années
1940, faisant ses débuts dans le club " Jack's Tavern
". Même après avoir parcouru le monde et enregistré
pour les labels Rythm , Modern et Aladdin, il revint toujours au
Jack's pour retrouver ses amis musiciens de Jazz.
Saunder Samuel KING était un chanteur plein de charme, qui
eut sa dose d'ennuis. Son épouse, en 1942, se suicida. Quatre
ans plus tard son propriétaire lui tira dessus au calibre
45 parce qu'il invitait chez lui des " copines étudiantes
" pour écouter quelques enregistrements de jazz. Il
fit aussi un séjour à la prison San Quentin pour avoir
été trouvé en possession d'héroïne.
Il se retira du milieu des musiciens professionnels en 1961 et retourna
à l'église Mémorial Tabernacle pour jouer de
la guitare et chanter.
En 1979, Saunders Samuel KING sortit brièvement de sa retraite
pour participer en tant qu'invité à l'album "
Oneness ", de son fils spirituel Carlos Santana. En 1999 en
dépit d'une attaque qui le laissa partiellement paralysé,
il se joignit à une centaine d'autres musiciens de jazz pour
recréer la fameuse photographie " A great Day in Harlem
", prise en 1958.
Saunders Samuel King était tombé dans l'oubli. Une
seule photographie a pu être trouvée sur Internet,
malgré l'emploi de multiples moteurs de recherches. Par contre,
comme preuve de son influence sur le milieu des musiciens de Blues,
les mêmes moteurs donnent plus d'une centaine de références
lorsqu'on leur demande de trouver " S.K.Blues ".
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| L'héritage de Robert
Johnson réglé par la Cour Suprême du Missippi |
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Jackson-Mississippi - 25 juin 2000
L'héritier du bluesman de légende est un conducteur
de camion à la retraite ! Les
royalties des uvres de Robert Johnson reviendront à
un conducteur de camion à la retraite, dont la mère
eut une aventure avec le musicien en 1931. Ainsi en a décidé
la cour suprême du Mississippi. Les éléments
donnés par un témoin de l'aventure entre sa maman
et Robert Johnson, auteur de multiples standards de blues comme
"Me and the Devil's Blues", "Crossroads blues"
and "Rambling on my mind", ont été déterminants
pour les magistrats.
En tant qu'héritier unique, 1000.000 $ lui reviendront au
titre des ventes des disques de Robert Johnson. Son avocat a déclaré
" Mr Claud Johnson est heureux qu'enfin soit reconnu officiellement
qu'il était le fils de R. Johnson, ce qu'il a toujours su
toute sa vie ". Robert Johnson est mort en 1938 à l'âge
de 27 ans, sans laisser de testament. Il est l'auteur de 41 enregistrements.
La maman de Claud Johnson, Virginie Jane Smith Cain, décédée,
avait désigné formellement le chanteur comme le père
de son fils dans une déposition en 1992. Son amie d'enfance,
Eula Mae Williams, a attesté en 1998 avoir été
témoin des ébats du couple. Claud Johnson est né
9 mois plus tard.
La cour n'a pas retenu les objections concernant l'absence de preuve
évoquée par deux autres membres éloignés
de la famille. Les preuves " sont impossibles à obtenir
puisque le lieu d'inhumation de R.Johnson n'est pas connu. Autant
qu'on le sache, il a été enterré sur le bord
de la route, et son esprit maléfique peut prendre un bus
et revenir " aurait écrit un membre de la Cour de Justice.
Recherchaient une part des royalties de R. Johnson, sa demi-sur,
Annie Anderson, institutrice à la retraite, et Robert Harris,
musicien et petits fils d'une autre demi-sur de Robert Johnson,
Carrie Harris Thompson. Ils contestaient la validité du certificat
de naissance de Claud Johnson, qui désignait R.L.Johnson
comme étant le père du bébé.
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| Des Blues empruntés
par les Rolling Stones à Robert Johnson |
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15 Juin 2000-
San Francisco (Reuters)
Les uvres de Robert Johnson ne font pas encore partie du domaine
public même si elles n'ont pas été " copyrightées
".
Une cour d'appel a jugé que les Rolling
Stones avaient indûment emprunté deux de leurs succès
" Love in Vain " et " Stop Breakin' Down " à
Robert Johnson.
Dans un de ces délibérés, la 9ème Cour
a considéré que l'ancienne maison de disques des Rolling
Stones , ABKCO Music, avait tort de supposer que les uvres
de R. Johnson faisaient partie du domaine public, sous couvert que
sa maison de disque ne les avaient pas protégées dans
les années 30. Le cas doit maintenant retourner devant la
Cour de Los Angeles pour déterminer si la petite maison de
disques Delta Haze, peut réclamer des compensations financières
pour la version des Rolling Stones qui apparaît sur les albums
" Let It Bleed " et " Exile on Main Street ".
Les membres des Rolling Stones ne sont pas eux-mêmes cités
dans l'arrêt de la cour de justice.
L'avocat de ABKO Music invoque que les deux morceaux concernés
faisaient partie de la librairie musicale commune utilisée
par de nombreux artistes de l'époque.
La juge Pamela Ann Rymer, qui a rapporté l'avis unanime du
jury composé de trois juges, constate que la loi de 1997
qui étend aux titres anciens la législation, s'applique
aux uvres de Robert Johnson, écartant ainsi la réclamation
de ABKO Music selon laquelle les titres se trouvaient maintenant
dans le domaine public.
Les deux seuls enregistrements connus des titres originaux de Robert
Johnson ont été réédités en 1990
par Columbia Records dans un coffret de deux CD.
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| Johnie
Taylor, grand chanteur de Soul des années 60, est décédé |
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10/06/2000
Une crise cardiaque a emporté Johnie Taylor
le 31 mai dernier à l'âge de 62 ans, à l'hôpital
Charlton Methodist de Dallas.
Ses obsèques ont rassemblé plusieurs milliers de
personnes, dont certaines célébrités comme
Aretha Franklin et Al Green.
Né
à Crawfords, dans l'Arkansas, le 5 mai 1938, Johnie Taylor
a faits ses premiers enregistrements dans les années 50 en
tant que membre du groupe doo-wopp " The Fives Echoes ",
et de l'ensemble " The Hightway Q.C's gospel group ".
En 1957, il rejoignit un autre groupe Gospel, "The Souls Stirrers"
pour en devenir le leader, en remplacement de Sam Cooke qui avait
quitté le groupe pour entamer une carrière dans la
pop-musique. Plus tard, Same Cook, qui avait fondé son propre
label ( Sar Records"), recruta J. Taylor. Il obtint un petit
succès en 1962 avec une composition de Cook: "Rome Wasn't
Built in a Day". A la suite de la disparition de Sam Cooke
en 1964, Taylor entra à "Stax Records" de Memphis,
qui était aussi la maison de disques de stars de la Soul
Music comme Otis Redding et Sam & Dave. En
1968, il composa "Who's Making Love", une critique musicale
des amants infidèles, qui se vendit à plus d'un million
d'exemplaires. Une série de succès moins importants
s'ensuivit, mais après la faillite de Stax en 1970, J. Taylor
signa avec Columbia Records, où il obtint un disque de platine
avec "Disco Lady". Depuis le milieu des années
1980, J. Taylor a enregistré plusieurs albums avec le label
Malaco, principalement dans le style Soul-Blues. Le plus récent
"Gotta Get the Groove Back" a été réédité
en novembre dernier au USA.
Durant sa carrière Johnie Taylor a chanté dans de
nombreux styles, allant du doo-wop au gospel en passant par le Rhythm
and Blues et la Soul. Il aura influencé, sans aucun doute,
de nombreux musiciens Soul de la région de Dallas où
il s'était établi.
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| Diamond
Teeth Mary, une reine du blues, est partie. |
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15/04/2000
Mary
Smith McClain, connue sous le nom de Diamond Teeth Mary est décédée
le 4 avril dernier à l'âge de 97ans à St Petersburg
en Floride, après une carrière de plus de cinquante
années.
Née en 1902 dans le comté de Logan, elle quitta sa
maison natale à 13 ans pour intégrer une troupe ambulante
. Elle commença à chanter à 15 ans, mais n'arrêta
sa vie de bohème qu'à 35 ans, en obtenant un travail
fixe dans la Rabbit's Foot Minstrel, une des plus fameuses compagnies
des année 30. Elle y resta 11 ans, la quittant uniquement
pour des concerts dans des clubs comme l'Apollo Theater et le Cotton
Club à New York. Ces concerts, de Boston à Miami,
l'ont consacrée " Queen of the Blues ". Son surnom
de Diamond Teeth Mary est lié aux diamants qu'elle fixait
sur ses dents pour chaque parution en public. Elle racontait qu'elle
avait fait ce choix dans le début des années trente
pour se singulariser, comme le faisaient beaucoup de chanteurs de
l'époque en utilisant de l'or. Cette signature dentaire,
mais surtout sa voix firent d'elle une star pendant plus de 20 ans.
Elle chanta avec des artistes de légende comme Duke Ellington,
Billie Hollyday, Ray Charles, Fats Wallers et Fats Domino. Elle
fit des tournées avec des " medicine shows " jusque
dans les années 1960. Bien que très grande attraction
du Blues pendant plus de 50 ans, elle n'est pas très connue
en Europe, car durant toute sa carrière, elle n'enregistra
aucun disque. Les musiciens, à l'époque, s'ils percevaient
des cachets souvent maigres, ne touchaient en effet aucune royaltie
et ne gagnaient donc pas d'argent en gravant des titres. Par contre,
les légendes du Blues actuelles qui avaient accepteé
de graver, on pu être reconnues par la suite grâce à
leurs enregistrements. Ce ne fut malheureusement pas son cas. Elle
tomba dans l'oubli puis fit un come back à 90 ans. Elle grava
son premier CD à 91 ans et donna un concert au Carnegie Hall
en 1994. Elle fut aussi honorée cette année là
par le W.C. Handy Awards. Elle en participa dernièrement
à quelques festivals et chanta dans des clubs locaux du comté
de Manatee où elle s'était retirée. Même
dans son fauteuil roulant, elle était une chanteuse de Blues
née. Ses visites à l'hôpital chez son docteur
restaient une fête, car elle faisait swinger toute l'équipe
d'infirmières. Avec elle, les Etats unis ont perdu un joyau
national et musical.
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| Une Légende
du Blues fête ses 85 ans |
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05/04/2000
Le
25 mars dernier, à l'occasion d'un concert donné en
son hommage par une trentaine de musiciens, Robert Lockwood a célébré
à Chicago son 85ème anniversaire en compagnie d'amis
et de sa famille. Ce concert a rassemblé des artistes de
renom et les plus vieux amis de Robert Lockwood, dont certains ne
l'avaient pas revu depuis plus de cinquante ans ! Un des points
culminants de la soirée a été l'interprétation,
au piano et à la guitare, par Henry Townsend de quelques
uns de ses standards. Henry Townsend est un vieil ami de Lockwood,
âgé de 90 ans, qui a enregistré ses premiers
titres en 1929, joué dans les années 30 avec Robert
Johnson (excusez du peu !),
et qui a gravé de nombreux titres pour des labels de renom
comme RCA, Bluebird Decca
. H. Townsend a par ailleurs co-écrit
et joué avec Aaron Pinetop Sparks lors du premier enregistrement
de " Every day I have the Blues ", un des morceaux les
plus connus et des plus célèbres de tous les temps.
Robert Lockwood a reçu en cadeau une guitare 12 cordes, faite
sur commande par Moony Omote et Age Sumi. Très surpris de
ce cadeau il a déclaré que c'était une des
plus belles guitares qu'il ait jamais vues.
Robert Lockwood fait partie des légende du Blues : il a joué
et enregistré avec des musiciens comme Little Walter, Sonny
Boy Williamson, Muddy Waters, Junior Wells, John Lee Hooker et bien
d'autres encore
.Il a eu le privilège d'avoir comme
" prof " de guitare Robert Johnson lui même qui,
pendant quelque temps, a vécu avec sa maman. Il sera présent
cet été à Cognac, et sa prestation constituera
sans aucun doute un des moments forts du festival.
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| Curtis
Mayfield est décédé le 26 décembre 1999
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05/01/01
La
fin d'année n'aura été faste ni pour la météo,
ni pour la Soul Music. En effet, le 26 décembre 1999, Curtis
Mayfield est décédé à l'âge de
57 ans. Chanteur, compositeur et guitariste, il a connu ses heures
de gloire dans les années 60 - 80 grâce à de
multiples morceaux à succès. Sa carrière, commencée
avec "The Impressions", groupe Rhytm and Blues qu'il avait
intégré en 1957 à l'âge de 15 ans et
dont il était devenu le leader, s'est poursuivie en solo
à partir de 1970. Fortement influencée dans son enfance
par le Gospel, sa musique et ses textes militants ont conduits à
des titres comme "I'm so proud", " We 're a winner",
"This my contry", "Choice of colors", "Keep
on pushing" qui ont défendu la cause de la Black Pride.
"Keep on pushing" a même servi de ralliement au
Mouvement des Droits Civiques de Martin Luther King. En 1972, l'écriture
de la musique du film "Superfly", conduit Curtis au sommet
de la gloire, et la bande son de ce film racontant la vie d'un dealer
qui essaie de retourner dans le droit chemin, se vend à plus
d'un million d'exemplaires. Dans la vague disco des années
80, la musique Soul aux accents Funk de Curtis Mayfield tombe dans
l'oubli. Il continue sa carrière solo en éditant quelques
disques qui ne lui permettent pas de retrouver le succès
rencontré avec "The Impressions". A la fin des
années 80, il contribue à deux films et sort un nouvel
album. C'est alors qu'en août 90, la chute d'une rampe d'éclairage
pendant un concert en plein air, atteint Curtis à la colonne
vertébrale et le rend quadraplégique. A force de détermination
et au prix d'immenses efforts, il parvient à enregistrer
en 1996, phrase par phrase, son dernier album "New World Order".
Curtis Mayfield est reconnu, par tous ceux qui ont repris ses titres,
comme l'un des rares musiciens qui ont su repousser les frontières
de la Soul Music et du R&B, et ont ainsi ouvert la voie, pour
les décennies à venir, aux artistes funk et aux musiques
actuelles comme le rap.
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