| Little
Johnny Taylor, nous a quittés le 17 mai 2002. |
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30/06/02
Né
Johnny Lamont Merret le 11 février 1943 à Gregory
en Arkansas, Little Johnny Taylor est mort le 17 mai dernier à
Conway en Arkansas également, au Conway Regional Medical
Center. Son tube en 1963 "Part Time Love" était
influencé par sa formation essentiellement empreinte de Gospel.
"Part Time Love" reste la plus grosse vente de blues de
la décade. Le public français connaît peut-être
mieux "If You Love Me Like You Say". Ce titre qui a été
repris et repris par une foule de bluesmen, figure dans les répertoires
actuels de Deborah Coleman, de Doo the Doo et de Without.
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| Otis
Blackwell, est décedé le 6 mai 2002 à l'âge
de 70 ans d'une crise cardiaque. |
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30/06/02
Cet
auteur-compositeur écrivit plus de 1000 chansons qui se vendirent
à plus de 185 millions d'exemplaires.
"Don't Be Cruel", "All Shook Up", "One
Broken Heart For Sale" et "Return To Sender" interprétées
par Elvis Presley ; c'était lui, textes et musiques. "Great
Balls Of Fire" pour Jerry Lee Lewis; c'était encore
lui.
Né en 1931 (la date exacte n'est pas certifiée) à
Brooklyn, New York, il grandit en écoutant selon ses dires
des chansons de cow-boy, en particulier celles de Tex Ritter et
du rhythm and blues notamment Chuck Willis. Adolescent, il s'inscrivit
à un radio-crochet à l' Apollo Theatre de New York
qu'il remporta. On lui présenta alors l'auteur-compositeur
Doc Pomus qui l'encouragea et l'aida à démarrer sa
carrière avec l'enregistrement en 1953 du titre "Daddy
Rollin' Stone" pour le label Jay-Dee sans réel succès.
Ce morceau fut réenregistré bien plus tard par les
Who avec le tabac que l'on sait. Les affaires décollèrent
vraiment, si l'on peut dire, pour Otis Blackwell la nuit de Noël
1955. Cette nuit-là, Otis vendit pour 150 dollars six démos
de ses chansons sur lesquelles il chantait et jouait du piano avec
pour seul accompagnateur un batteur demeuré anonyme qui ne
disposait pour toute batterie que d'une boîte en carton. Parmi
ces six démos figurait "Don't Be Cruel" qu'on présenta
par hasard aux producteurs d'Elvis Presley qui l'enregistra aussitôt.
Ce morceau fut classé numéro 1 dans tous les hits
de 1956. L'année suivante, le succès se renouvela
dans les mêmes proportions pour "All Shook Up" avec
une nouvelle fois Presley à l'interprétation et Blackwell
pour le texte et la musique. Ainsi se forgent les légendes.
Le plus inouï dans cette histoire, ainsi que l'a toujours reconnu
Elvis, celui-ci s'est contenté de reprendre les arrangements
à l'identique, de recopier et d'essayer d'imiter le tempo,
les respirations, l'interprètation notes par notes transcrites
par Otis sur ses démos. Selon plusieurs sources, Elvis Presley
et Otis Blackwell physiquement ne se rencontrèrent jamais.
Blackwell ne se bornait pas à écrire et à composer
les textes et les musiques, il ne livrait que des produits finis,
tout était enregistré, chanté et accompagné
au piano par ses soins. "Great Balls Of Fire" pour Jerry
Lee Lewis fut conçu de la même façon.
L'immortel succès "Fever" repris par une multitude
d'artistes, fut également conçu par Blackwell mais
il signa ce tube sous le pseudonyme de John Davenport car il était
sous contrat avec le label Jay-Dee et "Fever" était
destiné à la chanteuse Peggy Lee en contrat chez la
concurrence.
Hormis les titres susmentionnés, l'on doit à Otis
Blackwell, "Hey Little Girl" pour Dee Clark, "Breathless"
pour Jerry Lee Lewis encore, "Handy Man" pour Jimmy Jones
et une légion pléthorique de succès pour Ray
Charles, Billy Joel, les Who, James Taylor, Otis Redding, Bobby
Darin, Ben E. King, Clyde McPhatter, Joe Louis Walker, Tom Jones,
Solomon Burke, The Byrds, Buddy Guy, Bill Haley, Tina Turner, Billy
Boy Arnold, Louis Prima, Fleetwood Mac, Dolly Parton, Neil Diamond,
Paul McCartney, Van Morrison, Albert King, Eric Clapton, Jimmy Page,
Jeff Beck, Lonnie Brooks, Ry Cooder et encore une logorrhée
d'interprètes prestigieux.
On peut en fouillant dans les bacs des disquaires, se procurer la
discographie complète en tant qu'interprète d'Otis
Blackwell, chanteur et pianiste. La liste ne comporte en tout et
pour tout que quatre disques : "Otis Blackwell 1953-55"
(Flyright), "Otis Blackwell - Singin' the Blues" (1956/Davis),
"Otis Blackwell - All Shook Up" (1976 / Shanachie) et
"Otis Blackwell - These Are My Songs" (1978/ Inner City).Que
ce soit dans des styles aussi disparates que l'East Coast Blues,
l'Urban Blues, le Rock and Roll ou le Rhythm and Blues, l'importance
d'Otis Blackwell en tant qu'auteur-compositeur ayant apporté
les feux de la gloire aux autres tout en demeurant dans l'ombre
de l'anonymat, est aussi prépondérante que celles
de Willie Dixon et de Jerry Leiber et Mike Stoller dans la musique
dite populaire américaine. Puisse l'Histoire ne pas l'oublier.
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| Abie
" Boogaloo " Ames nous a quittés le 4 février
2002 à l'âge de 83 ans. |
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10/02/02
Pianiste de Blues et de Jazz, né dans
le Sud, plusieurs sources placent son lieu de naissance en Géorgie
ou au Mississippi, il débuta le piano dès l'âge
de cinq ans.
Autodidacte complet, il apprit la musique en l'écoutant à
la radio. Il déménagea à 14 ans avec sa famille
à Detroit . Il entreprit très vite des tournées
dans les clubs locaux et forma très jeune son propre groupe.
Pianiste de Louis Armstrong lors de la tournée européenne
de ce dernier en 1936, il retourna vivre à Greenville dans
les années 60 et y demeura jusqu'à sa mort.
Il enregistra en août 2001 deux chansons en duo avec Cassandra
Wilson à Clarksdale pour le nouvel album de celle-ci :"
In The Belly Of The Sun ".
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| James
Blackwood, né en 1920, est mort le 3 février 2002 |
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10/02/03
Il était le dernier survivant des Blackwood
Brothers Quartet et de tous les chanteurs de gospel de tous les
temps, il était celui qui avait récolté le
plus grand nombre d'Awards. Durant sa longue carrière, il
fut nomminé pour les Grammys pendant trente-trois ans, il
remporta ce trophée neuf fois.
Elvis Presley avait exprimé à plusieurs reprises son
admiration pour les Blackwood Brothers Quartet et venait souvent
les saluer en coulisses lors de leurs représentations.
En 1934, James Blackwood, ses frères Doyle et Roy et leur
neveu R.W Blackwood Sr, formèrent leur quatuor et devinrent
les premiers à proposer du gospel au grand public sur les
chaînes télévisées.
Après un accident d'avion en 1954 qui coûta la vie
à leur neveu R.W Blackwood ainsi qu'au chanteur Bill Lyles
qui était également présent à bord,
James Blackwood se dévoua corps et âme afin d'éviter
au groupe de sombrer.
Les frères Blackwood restèrent avec la compagnie de
disques RCA pendant vingt et une années.
Malgré les honneurs et les distinctions, James Blackwood
en homme très pieux, déclarait bien volontiers : "Que
m'importent ces décorations tant que je n'entendrais pas
Jésus me dire que je suis un homme de bien et que je suis
son fidèle serviteur".
Il était le dernier survivant des Blackwood Brothers Quartet
mais le flambeau du gospel est repris au sein de sa famille par
ses fils Jimmy et Billy.
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| Affaire Johnnie Johnson
contre Chuck Berry |
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30/01/02
Après
avoir été le collaborateur de Chuck Berry pendant
de nombreuses années, le pianiste Johnnie Johnson instigateur
et sujet du fameux "Johnnie B. Goode", assigne son ancien
patron en Justice.
Johnnie Johnson réclame sa part des droits d'auteur des succès
internationaux signés de la seule main de Berry. Les bruits
se propageaient depuis des décennies que Johnson était
le co-auteur de bon nombre de ces hits.
L'affaire suit son cours et l'on ne connaitra le verdict que dans
plusieurs mois voire plusieurs années. L'enjeu est de taille.
Chuck Berry pourrait être obligé de partager son titre
de père du Rock and Roll avec son ancien pianiste, et celui-ci
et ses héritiers pourraient se retrouver tout simplement
milliardaires en dollars.
En
dehors de ces affaires de Justice, Johnson, âgé de
soixante-seize ans, tourne et enregistre toujours depuis ce jour
de 1986 où Keith Richards le retrouva, devenu chauffeur de
bus à Saint- Louis où le guitariste des Rolling Stones
s'était rendu afin de participer au tournage du documentaire
consacré à Chuck Berry : Hail ! Hail ! Rock'n' Roll.
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| Dave
Van Ronk, né le 30 juin 1936 à Brooklyn, est décédé
à New York le 10 janvier 2002. |
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15/01/03
Chanteur, guitariste, auteur-compositeur, présent dans le
Blues, le Folk et le Jazz, il grava son premier album "Sings
Ballads, Blues and Spirituals" en 1959. En 1960, il hébergea
dans son appartement du Greenwich Village de nombreux musiciens
débutants parmi lesquels figurait un admirateur qui venait
de prendre le pseudonyme de Bob Dylan qu'il aidera à immortaliser
"The House Of The Rising Sun" comme il amènera
les Byrds à adapter "He Was A Friend Of Mine".
Dave Van Ronk enregistra vingt-six albums en son nom propre. Musicien
emblématique du Greenwich Village, il influença outre
Bob Dylan, Tom Paxton, Phil Ochs, Ramblin' Jack Elliot et Joni Mitchell.
Chanteur influencé par Bing Crosby et Louis Armstrong, puis
leader du groupe folk rock The Hudson Dusters dans le milieu des
années 60, son empreinte musicale était surtout acoustique.
Il prit grande part au renouveau du Blues dans les années
60 et l'un des premiers musiciens blancs à relancer le Blues
aux Etats-Unis en rendant populaire les reprises de Bukka White
: "Fixin' To Die" de Blind Lemon Jefferson, "See
That My Grave Is Kept Clean"et "Cocaïne".
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| RUFUS
THOMAS, l'ambassadeur de la "Memphis Music" est décédé
à l'âge de 84 ans |
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05/01/03
Ruphus
Thomas est à l'origine du développement des deux fameux
labels de Memphis: Sun et Stax.
Première star de Sun grâce à son" Bear
Cat" enregistré en 1953 avant la découverte,
début 1954, d'Elvis Presley, par Sam Phillips (voir BM N°
20 et le dossier sur Memphis dans le N°23), le duo qu'il forma
avec sa fille Carla, donnna au label Stax en 1959 (alors connu sous
le nom de Satellite), son premier grand succès: "Cause
I'love you".
Rufus était né en 1917 à Cayce dans le Mississippi,
et avait grandi à Memphis. Il avait commencé sa carrière
dans les années trente comme danseur de claquette de rues,
et artiste de music-hall dans les"Rabbit Foot Minstrels".
Il réalisa ses premiers enregistrements dès 1941,
mais il se fit une place sur la scène musicale de Memphis
dans les année 40 comme animateur de WDI-AM, une des rares
stations noires du sud des Etats Unis, où il joua un rôle
important dans la diffusion des musiques noires auprès des
jeunes ( Il reçut, pour ceci, une récompense du Rock
and Roll Hall of Fame en 1998). Il fut aussi animateur de spectacles
et tremplins amateurs au Palace Theater sur la fameuse avenue de
Beale Street, qui permirent à des artistes comme Bobby "Blue"
Band, BB King, Ike Turner, Roscoe Gordon (et bien d'autres) qui
se produisaient alors pour quelques dollars, de commencer leur carrière.
Après
la mise à l'écart des artistes noirs chez Sun, liée
à l'immense succès d'Elvis Presley, Rufus Thomas créa
chez Stax ce qui allait devenir plus tard le Memphis Sound avec
des artistes comme Isaac Hayes et Ottis Redding. Il enregistra chez
Stax ses plus grand succès: "Walking the Dog" (qui
fut repris par les Rolling Stones dans leur premier album), "Do
the Funcky Chicken", "Can your Monkey Do the Dog",
"Push and Pull".
La disparition de Stax au milieu des années 70 mit fin à
sa carrière de chanteur. Il enregistra en 1998 pour Alligator
"That Woman is Poison". Il apparut en en 1989 dans un
film de Jim Jarmush, en 1996 dans un film tourné à
Memphis et se produisit avec Prince en 1997. Il subit en 1998 une
opération à cur ouvert et, jusqu'à ces
derniers mois, il exercçait toujours ses talents d'animateur
dans diverses manifestations et festivals. Utilisant ses talents
d'ancien comédien et danseur, il avait une énergie
débordante.
Du music-hall à la radio, des enregistrements chez Sun et
Stax, aux concerts et animations, il était devenu pour le
monde entier l'ambassadeur de Memphis et de sa musique.
Rufus Thomas est décédé le 15 décembre
dernier d'un arrêt du cur au Saint Francis Hospital.
Il avait 84 ans.
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| ISAAC
SCOTT, le guitariste de légende de Seattle, est décédé
à l'âge de 56 ans. |
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05/01/02
Isaac
SCOTT, qui régna pendant plus d'un quart de siècle
sur le Blues de Seattle, est décédé à
l'hôpital d'Edmond. Diabétique, découvert inanimé
chez lui dans son appartement, il n'a jamais repris connaissance.
Né le 11 juin 1945 à Pine Bluff dans l'Arkansas, Isaac
Scott a grandi à Portland où sa famille s'installa
en 1950. Il apprit seul le piano et la guitare, et joua tout d'abord
dans des groupes de Gospel. Il fit même des tournées
avec les "Five Blind Men of Mississippi". Il se tourna
vers le Blues en 1974 et mit le feu aux clubs de la First Avenue
de Seattle.
A l'instar d'Albert Collins, Isaac Scott jouait sur sa guitare électrique
sans onglet, ce qui lui donnait un son particulier. Isaac était
aussi connu pour sa résistance qui lui permettait de jouer
des sets de 2 ou 3 heures. En 1987, il dut être amputé
de la jambe droite et du pied gauche à cause du diabète.
Il continua cependant de se produire en chaise roulante
Isaac
Scott avait enregistré plusieurs albums, notamment "The
Isaac Scott Band", "Big Time Blues Man", et "High
Class Woman". Il avait participé aussi à la compilation
" Live at the San Fransisco Jazz Festival" et "Live
at the Roadhouse". Il avait reçu plusieurs distinctions
honorifiques : en 1991 le Washington Blues Society's Hall of Fame,
et en 2000 les Lifetime Achievement awards. Pour ses musiciens,
Isacc restera un Bluesman au vrai sens du terme: un peu désabusé,
parfois cynique, mais toujours attentionné et plein d'humour.
Il est décédé le 16 novembre 2001.
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| James
Crutchfields, le pianiste Blues de légende de St Louis est
décédé |
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05/01/02
J.
Crutchfield, pianiste de Boogie Woogie était né le
25 mai 1912 à Bâton Rouge Il avait grandi entre la
Louisiane et le Texas et apprit seul le piano en fréquentant
les juke-joint des camps forestiers. Il migra à Saint Louis
en 1948 et joua avec Elmore James et Boy Gilmore.
Il avait enregistré un disque pour German Munich Label et
les Dutch Swingmaster Label. Son disque a été réédité
sur CD en juin dernier. Il se produisait encore l'an passé
à St Louis au Venice Café où il était
accompagné par Bennie Smith.
James Crutchfield est décédé le 8 décembre
2001 à l'âge de 89 ans.
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| La Joliet
Prison, établissement carcéral de l'Illinois, va fermer. |
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05/01/02
Ce
centre correctionnel, l'un des plus anciens des Etats Unis sera
fermé courant 2002. Cette prison de la banlieue sud-ouest
de Chicago, qui a accueilli les plus grands criminels, fait aussi
partie de l'histoire de l'Illinois. Ses premiers pensionnaires sont
arrivés en mai 1858. Vétuste dès les années
1900, elle devait être fermée en 1925 à l'occasion
de l'ouverture de la nouvelle prison de Stateville. Mais la forte
criminalité des années 20 et 30 nécessita son
maintien en service. Elle a servi de cadre au tournage de films
culte comme "Natural Born Killers" et surtout "The
Blues Brothers". Elle avait aussi inspiré plusieurs
Blues :"Joliet Bound" de Rory Block et "Joliet Prison
Blues" de Johnny Shines.
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