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| Un troisième DVD dans
la série American Folk Blues Festival |
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24/07/04
Après la parution aux USA, en 2003, pendant
l'année du Blues, des fabuleux volumes
1 et 2 et leur diffusion en France cette année, un troisième
volume a été annoncé à Los Angeles,
le 13 juillet dernier. Il comprendra en particulier :
- le seul enregistrement audio connu de Little Walter jouant avec
Hound Dog Taylor et Koko Taylor,
- la reine du Chicago Blues, Koko Taylor, interprétant sa
version définitive de Wang Dang Doodle lors du festival de
1967,
- Buddy Guy jouant sa version de Out of Sight durant la tournée
de 1967,
- le concert de 1962 rassemblant T-Bone Walker, Willie Dixon, Memphis
Slim et trois autres musiciens, sur Blues Ain't Nothin' But A Woman,
- la légendaire prestation de Muddy Waters chantant en 1968
Long Distance Call.
Ce troisième DVD devrait donc, si l'on s'en réfère
aux deux précédents, être diffusé en
France l'année prochaine.
Voici le contenu prévu :
BIG MAMA THORNTON - Hound Dog
ROOSEVELT SYKES - Gulfport Boogie
BUDDY GUY - Out Of Sight
DR. ISAIAH ROSS - Feel So Good
JOE TURNER - Flip, Flop & Fly
SKIP JAMES - All Night Long
SKIP JAMES - Crow Jane
BUKKA WHITE - Got Sick And Tired
SON HOUSE - Death Letter Blues
HOUND DOG TAYLOR & LITTLE WALTER - Wild About You
KOKO TAYLOR & HOUND DOG TAYLOR - Wang Dang Doodle
SONNY TERRY & BROWNIE McGHEE - Stranger Blues
SONNY TERRY & BROWNIE McGHEE - Burnt Child (Afraid of Fire)
SONNY TERRY &BROWNIE McGHEE - Gonna Move Across The River
FINALE/ENTIRE CAST - Blues Ain't Nothin' But A Woman
BONUS TRACKS:
EARL HOOKER - Earl's Boogie
MUDDY WATERS - Long Distance Call
MUDDY WATERS - Got My Mojo Working
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| Un disque rare de Mississippi
John Hurt vendu sur E bay |
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20/ 07/04
Un 78 tours de Mississippi John Hurt a été
vendu aux enchères sur E. Bay le 4 juillet dernier. Après
une mise à prix de 49,95$, au bout de 27 offres il a atteint
presque 2000 $ (1904,57$ exactement). Ce disque avait été
enregistré en 1928 pour Okeh Record et comporte deux titres
de 1913 et 1923 : Nobody's Dirty Business sur une face et Frankie
sur l'autre. Il avait été pressé en quelques
centaines d'exemplaires et seuls quelques uns ont survécu
à l'épreuve du temps.

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| Une plaque commémorative
pour Mississipi John Hurt à Avallon |
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17/07/04
Une plaque commémorative à
la mémoire du grand guitariste a été inaugurée
à Avallon, le hameau où Mississippi John Hurt à
passé la plus grande partie de sa vie.
Sur cette plaque qui arbore l'emblème du Mississippi, un
magniola, on peut lire le texte suivant :
John S. Hurt (1893-1966) a été un guitariste pionnier
de blues et de folk. Autodidacte, Hurt a rarement quitté
Avalon où il a travaillé comme fermier. Quoiqu'il
ait enregistré plusieurs titres en 1928 notamment Avalon
Blues et Frankie, il a vécu dans un relatif anonymat avant
qu'il ne soit redécouvert à l'occasion du blues revival
des années 1960.
La petite cérémonie d'inauguration a eu lieu en présence
de la petite fille du guitariste chanteur, Mary Hurt Wright.

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| Le 40ème Anniversaire
de la signature de l'Acte des Droits Civiques passe complètement
inaperçu. |
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le 5 juillet 2004
Le cinquantenaire du Rock & Roll, 50 ans
après l'enregistrement dans le Studio de Sam Phillips par
Elvis Presley du morceau phare That's All Right Mama, célébré
par tous les médias le 5 juillet 2004, Oui
.
Indépendance Day, 229 ans après l'indépendance
des States le 4 juillet 1776, oui
..
La victoire de l'équipe grecque dans l'Euro 2004, le 4 juillet
aussi, oui
.
La signature de l'Acte des Droits Civiques le
2 juillet 1964 par Lyndon Johnson après une obstruction de
deux mois par les sénateurs du Sud ? Beuhhh
c'est quoi
ça ?
Hé oui, cet acte qui bannit officiellement aux Etats-Unis
toute ségrégation dans les services publics, dans
l'éducation ou à l'embauche, a été signé
il y a maintenant quarante ans ! Personne n'en a pratiquement parlé,
alors que c'est un acte fondateur aux USA de l'égalité
théorique des êtres quelque soit la couleur de leur
peau. Cette signature est l'aboutissement d'un combat pour la dignité
des noirs américains et l'abolition d'une discrimination
dans laquelle est née notre musique préféree
le BLUES.
Blues Mag fait un acte militant en ne passant pas cet anniversaire
sous silence.
Tous les renseignements historiques ici
(site en anglais)
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| L'héritier de Robert
Johnson, Claud, son fils, enfin dans ses meubles |
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le 16-06-04
Le 13 juin 2004, est paru dans le Los Angeles Times un article
qui donne des informations sur l'héritage de Robert Johnson
dont nous avions parlé dans le N°
18 de Blues Magazine, et sur la nouvelle vie de Claud Johnson,
son fils. Cet article relate aussi une anecdote croustillante relative
à l'un des témoignages recueillis lors du procès
qui fit de Claud Johnson, l'unique héritier de la légende
disparue en août 1938
. Voici une transcription partielle
de cet article.
Claud
Johnson profite enfin de l'héritage de Robert Johnson, son
illustre père qu'il n'a jamais connu.
Installé dans sa petite maison en briques rouges de Crystal
Spring dans le Mississippi, il ne peut cependant, à 72 ans,
se défaire des habitudes prises lorsqu'il était pauvre.
Trois ans après avoir emménagé il semble que
la petite maison comprenne encore plus de pièces qu'il ne
possède de meubles. A vrai dire, il semble même que
son épouse, Ernestine, ne soit encore jamais montée
au deuxième niveau. Il conserve aussi à proximité
son camion, vieux de 25 ans avec lequel il estime avoir fait 1.250.000
Km, afin de pouvoir jeter un il sur lui a travers la fenêtre
du salon. Après avoir gagné son procès commencé
en 1998, et avoir été enfin reconnu comme unique héritier
de Robert Johnson, il avait reçu un chèque à
6 chiffres de son avocat qui lui avait souhaité de quitter
son travail de transporteur de gravier. Mais Claud avait quand même
conservé cette activité pendant 5 mois encore, car
après 29 années, il avait ce métier dans le
sang. Au crépuscule de sa vie, cerné par la prospérité
léguée par son géniteur, il commence à
réfléchir à ce père qu'il n'a jamais
connu.
Claud Johnson avait presque 40 ans lorsqu'il a appris que son père
avait enregistré des Blues mythiques.
Depuis 1974, le catalogue de Robert Johnson était entre les
mains du producteur californien et archiviste Stephen Lavere. Il
avait recherché la demi-sur de Robert Johnson, Carrie
Tompson, afin de lui remettre de façon légale les
royalties correpondant aux uvres de Robert Johnson. Durant
la décade qui a suivi, cette affaire à tourné
à la foire d'empoigne : Stephen Lavere a été
très sollicité par des groupes comme Led Zeppelin
et les Rolling Stones qui souhaitaient utiliser les titres, alors
que Carrie Thompson se retournait contre S. Lavere et tentait de
rompre son contrat. En 1990, Sony a édité l'intégrale
des 29 titres enregistrés par Robert Johnson, en visant le
public des connaisseurs. La diffusion espérée restait
donc assez restreinte, mais les ventes effectives atteignirent 500.000
exemplaires. Quand il fut évident que les titres de Robert
Johnson pouvaient rapporter des millions, les héritiers potentiels
apparurent par douzaines.
Willis Brumfield, chargé de la succession de R. Johnson a
commencé à recevoir de nombreux appels de personnes
qui se réclamaient, qui être un frère, qui une
sur, bien entendu de longue date oublié
De toute
cette cacophonie, a émergé Claud Johnson.
En 1970, un historien du Texas nommé Mack McComick était
allé à Crystal Spring, dans l'objectif de retrouver
des membres de la famille de Robert Johnson. Il s'était retrouvé
un jour, se rappelle-t-il, au hasard de ses recherches, en face
d'une petite vieille dame pimpante qui murmurait : " Mon garçon
est son bébé
". La nouvelle s'était
alors répandue chez les spécialistes du blues que
Robert Johnson avait eu un fils
Et Claud continuait de vivre
une vie tranquille.
L'héritage atteignit progressivement la somme de 1,3 million
de dollars, par contre, les responsables de la succession trouvèrent
qu'il n'y avait pas d'héritiers clairement définis.
Carrie Thompson, la demi-sur de Robert Johnson, décéda
en 1983 , et son fils ainsi que sa demi-sur entrèrent
en conflit avec Stephen Lavere a propos des droits d'auteur. Stephen
Lavere rappela alors aux exécuteurs de la succession l'existence
de Claud Johson. Claud Johnson reçut donc quelque temps après
une convocation pour la répartition de l'héritage.
Ne sachant que faire de cette convocation, il décida de prendre
un avocat.
Lorsque Claud Johnson décida de s'adresser à Jim Kitchens,
un avocat très en vue dans le district, ils étaient
amis, depuis que Claud avait livré des marchandises, 30 ans
auparavant, pour le magasin de la famille Kitchens à Cristal
Spring.
Jim Kitchen se souvient de cette conversion entre Claude et lui,
un jour dans son bureau :
- Jim, sais-tu qui est Robert Johnson ?
- Bien sûr que je sais
- Comment le connais-tu ?
- Je l'écoute à la radio,
- C'est mon papa
- De quoi ?
- C'est mon papa
- Qui est aussi au courant de ça ?
- Bien sûr, ma maman.
Parmi les fermes poussiéreuses du Sud du Mississippi, où
Claud Johnson avait grandi, il y avait deux sortes de personnes
: ceux qui écoutaient du blues, et ceux qui n'en écoutaient
pas. Claud avait appris très tôt dans sa vie qu'il
ferait partie de la deuxième catégorie
.
Enfant
naturel de Virgie Smith, âgée alors de 17 ans, il fut
élevé principalement par le père de Virgie
qui était pasteur et métayer, dans une maison où
la musique était évitée comme le diable. Si
un blues passait à la radio, une main éteignait alors
le poste. Un jour, l'oncle de Claud lui offrit une guitare, mais
son grand père lui ordonna immédiatement de ne pas
y toucher ! Ses grands-parents l'informèrent très
tôt que son papa était Robert Johnson, un chanteur
de Blues. Celui-ci avait donné à Virgie une somme
d'argent lorsqu'il avait appris la naissance de Claud, mais il avait
ensuite marqué peu d'intérêt au petit garçon.
Claud se souvient que vers l'âge à de 5 ans environ,
il avait vu ses grands parents en grande discussion sur le pas de
porte de la maison avec un grand homme arborant une chemise colorée
et un pantalon sombre. " Ils étaient à la porte,
et maintenaient l'homme dans la cour. Ils lui parlèrent quelques
minutes et après il partit " .Chaque année, il
quittait quelque temps l'école pour travailler dans les champs,
et il quitta pour de bon l'école vers l'âge de 12 ans,
pour travailler à plein temps. Il occupa plusieurs jobs comme
vendeur de rues, pompiste ou mécanicien dans un garage. Son
épouse faisait le service dans un petit restaurant local.
Il réussit a économiser suffisamment pour s'acheter
un camion en si mauvais état qu'il transportait en permanence
un enchevêtrement de câbles pour le dépanner,
et plusieurs batteries de secours pour le faire démarrer,
se souvient Jim Kitchen. Souvent, Claud conduisait 18 h d'affilée.
Claud et Ernestine élevèrent ainsi leurs 5 enfants.
Claud considère que ses grands parents, en l'élevant
un peu à la dure lui rendirent service, en l'armant pour
la vie. Dans sa déclaration lors du procès, la maman
de Claud, alors agée de 79 ans, et ses amis ont voulu décrire
l'ambiance des clubs sombres, dans lesquels les jeunes travailleurs
des champs se distrayaient le soir venu. Ils ont décrit Robert
Johnson, comme un homme vagabond qui dormait ça et là
sans dire jamais au revoir, un homme qui changeait de nom, un homme
qui dormait n'importe où, mais qui portait des pantalons
toujours impeccables comme s'ils sortaient du pressing. Ces témoins
ont décrit aussi les prestations de Robert Johnson lorsqu'il
s'asseyait avec sa guitare et qu'il réussissait, bien que
seul, à tenir en haleine tous les spectateurs présents.
Ils ont décrit aussi ce qui c'est passé lorsqu'il
a rencontré la jeune Virgie Smith, âgée de 17
ans, sur le chemin qui la menait à l'école. Le témoignage
crucial a été dans le procès celui de la meilleure
amie de Virgie Smith, Eula Williams. Lors du procès, c'était
une petite dame de 80 ans aux cheveux d'un blanc impeccable. Elle
raconta une promenade commune qu'elle fit, accompagnée par
son fiancé et par Virgie et Robert Johnson, en particulier
comment les deux couples avaient fait l'amour côte à
côte. Son témoignage choqua un peu la cour, mais les
hommes de loi durent faire une pause lors de l'interrogatoire tellement
ils riaient ! Voici rapporté le dialogue entre Eula et l'avocat
qui représentait la demi-soeur de Robert Johnson :
- Comme je suis un homme curieux, donnez moi quelques précisions.
Vous me dites que vous les avez contemplés en train de
faire l'amour ?
- M-hm
- Pendant ce temps, vous faisiez vous aussi l'amour ?
- M-hm
- Vous ne trouvez pas ça bizarre ?
- Pardon ?
- L'aviez vous déjà fait auparavant, ou après
?
- Oui !
- Regarder d'autres faire l'amour ?
- Oui Monsieur, bien entendu !
- D'autres que Robert Johnson et Virgie ?
- Oui !
- Vraiment ?
- Pas vous ?
- Non Jamais, repondit l'avocat
- J'en suis vraiment désolée pour vous !
Aujourd'hui, Claud Johnson vit dans une maison avec une belle allée,
dans un quartier pavillonnaire de classe moyenne. Son procès
restera dans les annales de la justice du Mississippi. Pour un enfant
naturel, prouver la paternité d'un homme depuis longtemps
disparu a été un vrai challenge. La procédure
a duré 10 ans, et nécessité deux passages en
cour suprême d'état, et deux passages en cour suprême
fédérale. La maman de Claud est décédée
en 1998, quelques mois avant la remise de l'héritage.
D'une certaine façon, la chose la plus remarquable est que
chacun dans le Mississippi est porteur d'une partie de la richesse
léguée par Robert Johnson.
Les deux ou trois premières générations de
Bluesmen ont vu leur musique diffusée dans tous les Etats-Unis
et sont morts sans toucher le moindre sou de leurs compositions.
Si leurs descendants ont reçu quelque chose ultérieurement,
c'était toujours très peu.
Selon Thomas Freeland, avocat du Mississippi et historien du Blues,
" L'histoire de Claud Johnson est unique, et si elle ne l'est
pas, elle l'est presque ".
Lorsque le groupe de San Francisco, Gratefu Dead, a voulu jouer
des morceaux de d'Eliabeth Cotton, musicien de la Caroline du Nord,
l'histoire raconte qu'avec les royalties elle a pu s'ofrrir une
machine à laver !
Ce long procès a laissé à Claud Johnson un
certain ressentiment envers les autres membres de la famille de
Robert Johnson, dont les avocats ont plaidé pendant des années
qu'il n'était pas le fils de Robert Johnson. Claud n'a revu
aucun d'eux, mais le procès, dit-il, l'a blessé.
" J'ai toujours su qui j'étais, et de qui j'étais
le fils " dit il, " Il me faut surmonter ma colère.
Comme je l'ai dit, mes grands parents m'ont toujours assuré
que Robert Johnson était mon père "
Depuis toujours, il a été un homme prudent. Claud
avait tellement peur du poison qu'il n'a pas mangé chez sa
belle-mère durant les deux années qui ont suivi son
mariage. Même à la maison, lorsqu'il laisse un demi-verre
d'eau après un repas, il n'y retouche pas à son retour
" Je sais, je suis comme ça " dit-il avec un petit
sourire, " J'ai sans doute toujours gardé inconsciemment
dans un coin de ma mémoire, ce qu'il lui est arrivé
".
Avec tous les visiteurs qui viennent lui parler de la musique de
Robert Johnson, il a l'occasion de réfléchir à
quelques petites choses.
Il se souvient de la guitare qu'on lui a arrachée des mains
il y bien longtemps. Il dit qu'il a une belle voix.
De l'extérieur du Mississippi, multiples personnes sont venues
voir Claud pour lui témoigner, les unes après les
autres, de l'effet bénéfique qu'a eu sur leur vie,
la musique de Robert Johnson : magique, envoûtante, presque
toujours bienfaitrice.
Il se demande ce qu'il aurait bien pu être si son père
n'avait pas été empoisonné et était
resté vivant .
Il se demande de temps en temps, ce qui, en alternative à
la vie qu'il a eu, serait advenu s'il avait joué le Blues.
Parution initiale dans le Los Angeles Times - Photos de CLaud
Johnson par J.D Schwalm.
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| Ray Charles, The
Genius, s'est éteint le 10 juin 2004 |
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13 juin 2004
Mondialement connu, le décès de
Ray Charles a été largement rapporté et commenté dans les médias,
puisque les journaux, que ce soit la presse écrite, les radios ou
les différentes chaînes de télévision, tous ont fait le 11 juin
un sujet sur la disparition du Genius. Il s'est éteint à l'âge de
73 ans, dans sa maison de Beverly Hills, des suites d'une maladie
du foie. Beaucoup le pensaient plus âgé, sans doute à cause du très
grand nombre de ses concerts (le 10.000ème datait de ce printemps
au Greek Theater à Los Angeles) notamment dans les plus grands festivals
de jazz ou de blues, et de ses très nombreux succès. Mais il était
en fait un jeunot parmi les légendes de la musique noire américaine.
Il
est né le 23 septembre 1930, à Albany, en Georgie,
sous le nom de Ray Charles Robinson. Son père, Bailey Robinson,
était homme à tout faire et mécanicien, et
sa maman, Aretha, manoeuvre dans une scierie. Sa famille migre à
Greenville en Floride, alors qu'il est encore bébé.
Son enfance et son adolescence sont marquées par de terribles
épreuves. A cinq ans, il voit son frère aîné
se noyer sous ses yeux en tombant dans le réservoir où
sa maman avait l'habitude de faire la lessive. Sa famille est alors
en lutte contre la pauvreté, au plus fort de la grande dépression.
Deux années plus tard, il perd la vue des suites d'un glaucome.
Il raconte dans son autobiographie que sa maman ne l'a jamais laissé
se plaindre sur son sort. Quand les docteurs avaient annoncé
que sa vue disparaîtrait petit à petit, et qu'aucune
amélioration n'était à espérer, sa maman
avait commencé tout de suite à lui apprendre à
se repérer et à retrouver des objets usuels.
Il commence à toucher à la musique dès l'âge
de trois ans, grâce à un pianiste tenancier de bar.
Il apprend plus tard la musique à l'école Ste Augustine,
une institution pour sourds et aveugles, dans laquelle il avait
été placé, la mort dans l'âme, à
l'age de 7 ans. Il pratique dans cette école de multiples
instruments : trompette, clarinette, orgue, mais surtout sax-alto
et piano. Il racontait que le fait d'avoir appris à lire
et écrire la musique en braille lui avait procuré
une mémoire fantastique, et qu'il était capable de
s'asseoir à son bureau pour composer un arrangement, le retenir
et l'écrire ensuite, sans se lever ni toucher au clavier
du piano ! Ses premières influences sont éclectiques
: Chopin, Sibelius, musique country et western, jazz avec Duke Ellington,
Count Basie, Art Tatum et Artie Show.
Il devient orphelin à l'âge de 15 ans, et quitte l'institution
Ste Augustine dont il était diplômé. Il surmonte
son chagrin en jouant dans des boîtes du Chittl'ing Circuit
réservées aux Noirs, et se confronte ainsi à
différents styles de musique, avant d'aller à Seattle
en 1947.
A
Seattle, Ray Charles Robinson abandonne son patronyme, afin de ne
pas mélanger les genres et éviter toute ambiguïté
avec une célébrité locale, Sugar Ray Robinson,
un boxeur, et adopte définitivement le nom de scène
de Ray Charles.
Il prend modèle sur Nat King Cole et forme un groupe, le
Maxim Trio, qui rencontre son premier succès avec Confession
Blues, enregistré à Seattle en 1948 sur le label
Downbeat (devenu plus tard Swing Time Records). Au début
des années 50, il se produit avec Lowell Fulson, chanteur
de Blues, avec Ruth Brown, chanteur de rythm'n'blues, et travaille
aussi avec Guitar Slim, pour qui il compose, en 1954, le premier
succès The Things I Used to Do. Ray Charles obtient
d'autres succès R&B avec Baby Let Me Hold Your Hand
en 1951, et Kiss Me Baby, toujours avec le label Swingtime.
Il devient accro à l'héroïne à cette époque.
Il rencontre aussi Quincy Jones, qui lance sa carrière et
qui deviendra son complice.
Ray Charles voit sa notoriété progresser, et en 1952
Atlantic Records rachète son contrat avec Swing Times pour
2500$. Commence alors entre Atlantic et Ray Charles une longue période
de collaboration, qui durera jusqu'en 1959. Le 18 novembre 1954,
il enregistre I Got A Woman, un titre mélangeant musique
Gospel et paroles issues de la musique du diable. Ce morceau, considéré
comme étant le premier morceau de Soul, devient le N°2
du Hit parade R&B en mars 1955. I got a Woman est considéré
comme le titre charnière de la carrière musicale de
Ray Charles, car il annonce le style si particulier du chanteur
: mélodies issues du Gospel et plaintes lancinantes mais
très swing, soutenues par une formation de cuivres. Pour
ses concerts, Ray Charles s'adjoint les services de choristes comme
Mary Anne Fisher en 1955, et engage trois choristes supplémentaires
à partir de 1957 pour former les fameuses Raelets, qui participeront
à l'ensemble de ses concerts. Il enregistre des titres comme
A Fool for You, Drown In My Own Tears, Hallelujah I Love Her
So, et Lonely Avenue, toujours pour Atlantic Records,
et, en février 1959, son premier très grand succès
What I say, qui devient N°1 au hit parade R&B. En
novembre 1959 il quitte Atlantic Records pour rejoindre ABC Records
qui lui offre un contrat bien plus avantageux. Avec ce nouveau label,
Ray Charles enregistre en novembre 1960 Georgia On My Mind,
une reprise d'un standard écrit en 1930 par Hoagy Carmichael.
Ce succès mondial devient en 1979 l'hymne officiel de la
Georgie. Ray Charles enregistre ensuite Hit The Road Jack,
en 1961, et I Can't Stop Loving You, en 1962. Il obtient
le 1er de ses 13 Grammy Awards en 1960, pour Let the Good Times
Roll.
En
1962, il crée la Ray Charles Entreprises composée
de Tangerine Records, Tangerine Music, Racer Music Company, et ouvre
dans la foulée en 1963 des bureaux et un studio à
Los Angeles. A partir de 1962, il s'oriente vers la country et la
western music et reste très populaire jusqu'au milieu des
années 60, grâce à des titres comme You Are
My Sunshine, Your Cheating Heart, et Take These Chains
From My Heart. En décembre 1966, après son arrestation
en possession de marijuana et d'héroïne à l'aéroport
de Boston, il est condamné à 5 ans d'emprisonnement
avec sursis.
Adepte de la poudre blanche depuis l'âge de 16 ans, il entame
alors une cure de désintoxication en 1967.
Il délaisse ensuite un peu la soul au profit de la musique
Pop. Il quitte ABC Records en 1973 pour Crossover en conservant
les droits de tous ses titres enregistrés chez ABC. En 1976
il enregistre Porgy and Bess avec Cleo Laine pour RCA Records.
En 1977 il retourne chez Atlantic, puis signe avec Columbia dans
les années 80 et avec Warner Brothers au début des
années 1990. En 1978, Dial Press publie son autobiographie
Brother Ray. En 1980, Ray Charles, qui avait déjà
par le passé participé à quelques films (Swinging
Along-1962, Ballad in Blue-1966, In the Heat of the Night-1967),
apparaît dans le film The Blues Brothers. Il a tourné
aussi quelques scènes dans le film de la série de
Martin Scorsese The Blues réalisé par Clint Eastwood
sur le piano Blues.
Ray Charles est honoré en 1986 par Ronald Reagan, lui aussi
décédé récemment, qui lui décerne
un Kennedy Center Award. Entre autres distinctions honorifiques,
Ray Charles a été introduit au Blues Foundation's
Hall of Fame en 1982, et au Rock and Roll's Hall of Fame en 1986.
A
la satisfaction de ses millions de fans qui l'avait vu s'éloigner
un peu de son style initial des années 1955-1965, Ray Charles
revient sur le devant de la scène dans les années
1990, en multipliant les concerts. Il participe aux plus grands
festivals de jazz, comme celui de Nice, où il se produisait
régulièrement depuis 1990.
Sa dernière apparition en public, au côté de
Clint Eastwood, remonte à fin avril 2004, à l'occasion
de la cérémonie inscrivant ses studios d'enregistrement
de Los Angeles au patrimoine historique de la ville. Il avait aussi
travaillé à l'enregistrement d'un album intitulé
Genius Loves Company, auquel ont participé, entre
autres, Norah Jones, BB King et Willie Nelson, disque dont la sortie
était initialement prévue cet été.
Le pianiste aux lunettes noires et au balancement caractéristique
était devenu une institution par la magie de sa musique.
Les trois premières mesures de Georgia, lui suffisaient
pour obtenir, en début de concert, un silence religieux de
la part du public.
Desormais, la soul est orpheline.

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| B.B. KING, le roi du Blues,
rencontre le roi de Suède |
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26
mai 2004
Le 24 mai dernier, le prestigieux prix suédois,
Polar Music Prize a été remis à B.B. King pour
sa contributuon à la musique Blues, ainsi qu'à Gyoergy
Ligeti, compositeur hongrois de 81 ans, pour ses innovations dans
la musique classique.
B.B. King a accepté fièrement ce prix des mains même
du roi Carl XVI Gustaf au Stockholm Concert Hall, lieu où
sont remis aussi les prix Nobel. Bien qu'âgé de 78
ans, B.B. King a déclaré avoir été intimidé
et effrayé par cette cérémonie, car il n'avait
jamais rencontré de roi auparavant !

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| Carlos Santana, musicien
de l'année de la latin Recording Acadamy |
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25
mai 2004
L'artiste recevra cette distinction honorifique
à l'occasion d'un diner et d'un concert de gala le 30 août
2004 au Century Plaza Hotel de Los Angeles.
La Latin Recording Acadamy a retenu Carlos Santana comme musicien
de l'année pour son exceptionnel talent et son humilité.
Les nominés précédents ont été
Gilberto Gil, Vicente Fernandez, Julio Iglesias, et Emilio Estefan.
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| Gatemouth
Moore est décédé à 90 ans |
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| 20 mai 2004
Gatemouth
Moore était né le 8 novembre 1913, sous le nom de
Arnold Wight, à Topeka dans le Kansas. Il racontait qu'il
avait été affublé du surnom de Gatemouth à
cause de sa voix forte et grave. A l'âge de 16 ans, il va
à Kansas City, où il chante dans les groupes de Benny
Moten, Tommy Douglas et Walter Barnes. Moore était un des
rares survivants du tristement célèbre incendie du
club Natchez Rhythm Club, qui fit plus de 150 victimes en 1940.
En 1941, il retourne à Kansas City où il fait ses
premiers enregistrements et écrit des morceaux comme Somebody
Got To Go, I Ain't Mad At You Pretty Baby et Did You Ever Love A
Woman qui furent repris par B.B. King et Rufus Thomas. Il fut aussi
le premier Bluesman à chanter au Carnegie Hall.
En 1949, il s'oriente vers le Gospel et devient Pasteur à
la First Church of Delivrance à Chicago. En même temps
qu'il officie dans cette église, Gatemouth Moore devient
aussi le premier animateur religieux de la radio WDIA de Chicago.
Il travaille aussi pour une station de radio en Alabama, à
Birmingham, et revient en 1957 à Chicago pour des programmes
de radio et de télévision. Il enregistre des disques
de Blues et de Gospel jusque dans les années 1970. Il enregistre
son dernier disque en 1977, " Great R&B Oldies ",
pour le label de Johnny Otis Blues Spectrum sur lequel figure le
morceau " Beale Street Ain't Beale Street No More ", morceau
qu'il interprète en flânant sur la fameuse avenue dans
la série de Martin Scorsese. Ces dernières années
G.Moore s'est produit occasionnellement dans les festivals, et il
était en charge de la Lintonia A.M.E. Church dans la ville
de Yazoo.
Il est décédé à l'âge de 90 ans,
le 19 mai 2004, à l'hôpital de Yazzoo des suites d'une
longue maladie.
Discographie
Gatemouth Moore (1950)
Rev. Dwight " Gatemouth " Moore & his Gospel Singers
(Audio Fidelity 1960)
After Twenty One Years (Bluesway 1973)
Great R&B Oldies (Blues Spectrum 1977)

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| Les guitares de Stevie Ray
Vaughan sortent de leurs étuis |
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02
mai 2004
Depuis le décès de S.R. Vaughan
en 1990 dans un accident d'hélicoptère, sa collection
d'une quarantaine de guitares était précieusement
conservée, selon les directives de son frère Jimmy
qui gère les biens et le patrimoine de SRV.
Le 24 juin dernier, Christie's a vendu aux enchères une des
plus connues des guitares de SRV, la Strato Caster qu'il appelait
" Lenny ", ainsi qu'une copie de sa guitare préférée,
une autre Strato Caster qu'il surnommait " Number One ".
Ces guitares rejoindront donc celles d'Eric Clapton, et le bénéfice
de la vente reviendra à l'établissement créé
par Clapton pour venir en aide aux drogués ou aux alcooliques,
le Eric Clapton's Crossroads Centre, situé à Antiga
.
La réplique de Number One est une des 100 copies réalisée
par Fender après avoir reçu la permission des légataires
de SRV. Cette Stratocaster de 1959 a été méticuleusement
recopiée à partir de l'originale possédée
par SRV, et le prix annoncé en début d'année
pour chacune des copies est de 10.000$ pièce. Compte tenu
du prix, ces copies sont destinées aux artistes et aux collectionneurs.
Chaque copie faite manuellement a demandé plusieurs semaines
de travail, et la première a été terminée
début avril à l'usine Fender de Corona en Californie.
Le processus de réalisation a commencé l'an passé,
lorsqu'une équipe de techniciens de Fender est venu disséquer
l'originale située dans un lieu non divulgué.
Ray Hanning, le propriétaire du magasin Heart of Texas Music,
se souvient qu'il avait cette guitare en vente en 1974 et pensait
que c'était la plus belle pièce de camelote de son
magasin ! Le jeune Stevie, âgé à l'époque
de 19 ans, en était tombé amoureux dès qu'il
l'avait eue en main, le large manche et le fort tirant convenant
parfaitement aux mains immenses du jeune artiste.

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| Le Studio Chess de nouveau
en activité |
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02
mai 2004
Le 30 avril aux studios Chess, Jimmy Johnson
et les membres du groupe Styx ont enregistré plusieurs morceaux
pour un projet de la Willie Dixon Blues Fondation. Ces enregistrements
sont les premiers depuis ceux réalisés aussi par Jackie
Brown au profit d'une uvre caritative en 1989.
Depuis 1997, la fondation de la veuve de Willie Dixon a élu
domicile dans les studios Chess. Cette fondation organise des expositions
pour les enfants et procure un soutien logistique aux musiciens
ainsi qu'une assistance financière pour les soins médicaux
urgents.
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| Liste des gagnants 2004
des W.C Handy Awards |
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01mai 2004
La
cérémonie de remise des Handy Awards a eu lieu le
29 avril 2004 à Memphis. Un concert rassemblant plus d'une
trentaine d'artistes dont Pinetop Perkins, Rory Block, Maria Muldaur,
Eric Bibb et Michael Burks, a suivi la cérémonie.
Bien que programmé au Beale Street Music Bestival du samedi
1er mai, Buddy Guy n'a pas pu participer à la cérémonie
et recevoir ainsi son Hawards.
A noter que Koko Taylor a recu de nouveau cette
annnée une distinction. Ç'est son 24 ème W.C.
Handy Awards, ce qui en fait l'artiste la plus primée, que
ce soit au titre des artistes féminins ou masculins.
Voici la liste des gagnants 2004
Artiste BLUES de l'année
:
B.B. KING
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ALBUM ACOUSTIQUE de l'année
Buddy Guy - Blues Singer - Silvertone

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REEDITION de l'année
Bettye Lavette - A Woman Like Me - Blues Express

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ARTISTE
ACOUSTIQUE de l'année
John Hammond |
ARTISTE
CONTEMPORAIN MASCULIN de l'année
Buddy Guy |
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MEILLEUR NOUVEL ARTISTE
Nick Curran & the Nitelifes - Doctor Velvet - Blind Pig

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ARTISTE CONTEMPORAIN FEMININ
de l'année
Marcia Ball
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GROUPE BLUES de l'année
Roomful of Blues
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ALBUM CONTEMPORAIN de l'année
Marcia Ball - So Many Rivers - Alligator

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INSTRUMENTISTE-BASSE
Willie Kent
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ALBUM HISTORIQUE de l'année
Muddy Waters - Muddy "Mississippi" Waters Live (Deluxe
Edition) - Legacy Edition

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INSTRUMENTISTE
-Percussions
Willie Big Eyes Smith |
ARTISTE
SOUL MASCULIN de l'année
Solomon Burke |
INSTRUMENTISTE-GUITARE
Duke Robillard |
ARTISTE
SOUL FEMININ de l'année
Etta James |
INSTRUMENTISTE-HARMONICA
Charlie Musselwhite |
ALBUM SOUL BLUES de l'année
Etta James - Let's Roll - RCA/Private

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INSTRUMENTISTE-CUIVRE
Roomful of Blues - Horns |
ALBUM TRADITIONNEL de l'année
Anson Funderburgh and the Rockets - Which Way Is Texas ? -
Bullseye Blues

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INSTRUMENTISTE-CLAVIER
Dr. John |
ARTISTE
TRADITIONNEL FEMININ de l'année
Koko Taylor |
INSTRUMENTISTE-AUTRE
Gatemouth Brown - Fiddle |
ARTISTE
TRADITIONNEL MASCULIN de l'année
Pinetop Perkins |
Blues de l'année
- Lookin' For Trouble!- Kim Wilson/Amanda Taylor

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