| Son SEALS est décédé
à 63 ans. |
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24/12/04
Frank "Son" SEALS était né
le 14 août 1942 à Osceola dans l'Arkansas. Dès
l'âge de 13 ans il devint un percussionniste accompli. Vers
18 ans, il abandonna les percussions pour devenir leader de son
propre groupe en tant que guitariste. Il se rendit à Chicago
en 1971 et commença de jouer régulièrement
dans plusieurs clubs du South Side, ou il jammait régulièrement
avec des joueurs de légende comme Junior Welle, Buddy Guy
et Hound Dog Taylor.
Son premier enregistrement pour Alligator en 1973, The Son SEALS
Blues Band, lui donna la réputation d'un auteur compositeur
enflammé. Sa réputation continua de grandir alors
qu'il jouait beaucoup dans les collèges, les lycées
et les festivals du pays. Le New York Times parlait alors de lui
comme "le plus excitant des jeunes guitariste et chanteur de
blues". Son second enregistrement en 1977, Midnight Son, fut
reconnu comme un grand succès par les médias. Les
Rolling Stones dire même de ce disque que c'était "
un des disques de blues le plus significatifs de la décennie".
Dans la foulée de Midnight Son, Son Seals commença
de se produire régulièrement en Europe. Une série
de 6 disques furent gravés pour Alligator dans les années
80 et 90, ayant tous un grand succès auprès du public.
Il a partagé la scène avec de grands musiciens comme
B.B. King, Johnny Winter. Il a donné son dernier spectacle
en octobre 2004 en Californie.
Durant sa carrière qui dura plus de 30 ans il a gravé
11 albums et remporté 3 Handy Blues Haward en 1985, 1987
et 2001.
Son SEALS est décédé le 20 décembre
2004 des complications liées à son diabète.
Il n'avait que 63 ans.
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| Le saxophoniste
de jazz Dick Heckstall-Smith est décédé à
Londres |
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19/12/04
Le saxophoniste britannique Dick Heckstall-Smith,
compagnon de route de nombreux acteurs du jazz, du rhythm and blues
et du rock anglais et européens, est décédé
le 17 décembre 2004 à Londres. Son décès
a été annoncé par son ami et musicien Roger
Bunn.
De son vrai nom Richard Malden, Heckstall-Smith
était né en septembre 1934. Il avait joué avec
les "pionniers" du blues anglais des années 1950-60,
Alexis Korner et John Mayall, côtoyant auprès d'eux
Mick Jagger, Jack Bruce ou Ginger Baker avant de faire partie d'orchestres
de jazz-rock comme Colosseum.
Le saxophoniste qui avait joué aux coté
d'Eric Clapton dans le groupe Cream était connu pour jouer
de deux instruments à la fois.
Après la dissolution de Colosseum
en 1971, Heckstall-Smith avait poursuivi sa carrière à
la tête de Manchild, orchestre qui accompagna Fleetwood Mac
et Deep Purple aux Etats-Unis. Un grave problème de colonne
vertébrale l'empêcha de jouer et de voyager plusieurs
années, mais il était remonté sur scène
en 1981 avec un nouvel orchestre, Mainsqueeze, qui avait notamment
accompagné Bo Diddley.

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| James Brown : I feel Good
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19/12/04
Après une opération chirurgicale de la prostate le
15 décembre dernier, James Brown a utilisé le titre
de l'un de ses nombreux succès pour donner de ses nouvelles
à la presse. Cette opération qui s'est bien déroulée
ne devrait pas remettre en cause la tournée prévue
en début d'année en Asie et en Australie.
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| Richard "Big
Boy" Henry, bluesman de Caroline du Nord est décédé
à 83 ans. |
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15/12/04
Richard
" Big Boy" Henry était né à Beaufort
en 1921.A l'âge de 12 ans il avait migré avec sa famille
à New Bern. Dans cette ville où les Bluesmen jouaient
au coin des rues et dans les Juke Joints suite à la grande
Dépression, il avait été en contact avec la
richesse de la culture et de la musique noire américaine.
Il y avait rencontré Fred Miller, un bon guitariste qui ne
pouvait pas chanter en même temps qu'il jouait, qui lui avait
proposé de tourner avec lui pour se faire un peu d'argent
dans les House parties et les barbecues. Richard Henry qui se contenta
initialement de chanter, était devenu aussi un très
bon guitariste en assimilant le jeu de guitare de son partenaire.
Il avait avec Sonny Terry et Brownie McGhee lors d'une session en
1951 dans le Piedmont. Désappointé de voir que ces
enregistrements n'étaient pas publiés, il était
retourné en Caroline du Nord en abandonnant la musique pendant
20 ans. Pendant cette période, il gagna sa vie comme pêcheur
et comme employé dans une épicerie. Il revint à
la musique en 1971. Il avait obtenu un award en 1995 du North Carolina
Folk Heritage pour sa contribution à la musique traditionnelle
et populaire de cet état. Il est décédé
le 4décembre 2004 à l'âge de 83 ans.
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| Taylor Hacford a mis 15 ans
pour trouver un financement pour son film sur RAY CHARLES |
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10/12/04
Voici la reproduction d'une dépêche
AFP parue le 1er décembre sur le sujet et reprise par de
nombreux journaux début décembre :
Le réalisateur américain Taylor Hackford a bataillé
quinze ans pour trouver le financement de son film sur le bluesman
Ray Charles, une fiction biographique sans concession qui sortira
sur les écrans européens en janvier et se profile
déjà pour les Oscars.
Un seul financier, un amoureux de la musique de Ray Charles vivant
au Colorado, a finalement investi la totalité du budget de
35 millions de dollars.
Un pari payant: le film a engrangé 65 millions durant ses
quatre premières semaines d'affiche aux Etats-Unis et l'interprète
Jamie Foxx est pressenti pour l'Oscar du meilleur acteur.
"Parce qu'il était aveugle, Ray Charles était
plus apte que d'autres à laisser parler ses émotions",
raconte Taylor Hackford, dans un entretien à l'AFP.
"Il n'avait pas d'inhibition, il laissait tout sortir, ça
n'était pas important pour lui d'être cool, il était
cool", témoigne le cinéaste, qui partage sa vie
entre Los Angeles, New York et Londres.
"Ray avait de la colère en lui, mais il voulait avant
tout prouver qu'il pouvait arriver à quelque chose en tant
qu'aveugle, plutôt qu'en tant que Noir".
"Ray Charles était seul dans l'obscurité",
un handicap déterminant pour révéler son génie,
insiste le réalisateur, fasciné par l'histoire de
la musique noire et des classes défavorisées.
Outre des succès du box office comme "An Officer and
a Gentleman", le cinéaste a réalisé en
1987 un documentaire sur le rockeur noir Chuck Berry qui attira
l'attention de l'un des fils de Ray Charles.
Taylor Hackford rencontra Ray Charles pour la première fois
en 1987, obtint les droits pour le film, avant une décennie
de traversée du désert pour convaincre sans succès
Hollywood de miser de l'argent sur un sujet noir.
Restait aussi à trouver le comédien. Pianiste depuis
l'âge de trois ans et ressemblant à s'y méprendre
à Ray Charles, Jamie Foxx a été "adoubé"
par le maître lors d'une session commune d'improvisation.
"Ray Charles avait écrit une autobiographie, mais il
donnait les faits sans parler de ce qu'il ressentait", souligne
Taylor Hackford, qui a rencontré régulièrement
le musicien sur quinze ans.
"J'ai parlé à trente-cinq de ses proches. Ray
ne se plaignait pas, mais il acceptait d'apporter des confirmations".
Le cinéaste a aussi fait appel à un écrivain
noir, originaire du sud, pour rendre les dialogues authentiques.
Taylor Hackford, intarrissable admirateur de l'intelligence du musicien,
note que "le film ne le présente pas sous un jour très
sympathique". Il montre non seulement son enfance tragique
en Géorgie et son ascension musicale, mais aussi ses trahisons,
son goût insatiable pour le sexe, son redoutable sens des
affaires et sa dépendance de dix-sept années à
l'héroïne.
"Je ne crois pas qu'il m'aurait accordé la même
liberté au milieu des années 80", confie le réalisateur.
Mais "il n'avait pas peur de la vérité et je
lui ai promis que je ne raconterais pas son histoire si elle n'était
pas vraie".
Gospel, rhythm & blues, country, rock, jazz... le chanteur et
pianiste noir, né dans la pauvreté, a constamment
mélangé les genres musicaux tout en forgeant un style
personnel, témoigne le film "Ray".
"Il fut le premier à lier la musique de dieu avec la
musique du diable", rappelle Hackford, en évoquant son
mélange sensuel du gospel et du blues qui fit scandale dans
les années 50.
La voix éraillée du musicien s'est tue le 10 juin.
Ray Charles, décédé à 73 ans d'une maladie
du foie, eût le temps "d'écouter" un montage
du film aux côtés du réalisateur qui décrivait
les séquences.
"Il voulait surtout entendre la voix de sa mère",
personnage clef du film, se souvient-il. "C'est ça,
c'est la vérité", a scandé le géant
de la musique. "Il y a eu vingt minutes insupportables où
il n'a pas bougé", se souvient encore effrayé
le cinéaste, puis il a conclu: "Taylor, je suis très
content"
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