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| Et Maxwell Street Market
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27 décembre2005

Maxwell Street Market en 1917 (© Librairie du Congré)
Il y a maintenant 3 ans, paraissait dans le N°26
de BLUES mag un article l'histoire de ce quartier populaire de Chicago
où les musiciens arrivant du sud des Etats Unis venaient
jouer pour se faire connaître, et qui annonçait la
démolition programmée de ce berceau du Chicago BLUES.
Qu'en est il aujourd'hui ?
Sans quitter le vieux continent, il est aujourd'hui
possible grâce à Google Earth de se faire une idée
plus précise du délabrement de ce quartier historique
qui a vu débuter de nombreux musiciens. L'image ci dessous
est parlante par elle même : l'essentiel du quartier est transformé
en terrain de base ball pour les étudiants de l'UIC, le reste
est principalement constitué de terrains vagues, de parking,
ou de ruines...
Le point rouge sur cette image satellite marque
ce qui fut le centre de gravité du quartier : le carrefour
de Maxwell Street et Halsted Street.

Pour ceux qui souhaiteraient des nouvelles issues d'une visite récente
dans le quartier, a un excellent article sur Maxell Street est paru
cet été dans le N° 8 de notre confrère
ABS.
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| Grammy awards 2006 |
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11décembre 2005
Les nominés des Grammy Awards 2006,
décernés par la Recording Academy, ont aussi été
annoncés.
Parmi les 108 catégories de ces Victoires de la Musique américaines,
voici les nominés des catégories relatives au Blues
:
1. Best Traditional Blues Album
Live! Down The Road, Marcia Ball [Alligator]
In Your Arms Again, John Hammond [Back Porch]
80, B.B. King & Friends [Geffen]
Sweet Lovin' Ol' Soul, Maria Muldaur [Stony Plain Records]
About Them Shoes, Hubert Sumlin [Tone Cool / Artemis Records]
2. Best Contemporary Blues Album
Make Do With What You Got, Solomon Burke [Shout! Factory/The One]
Twenty, Robert Cray [Sanctuary]
Bring 'Em In, Buddy Guy [Silvertone/Zomba Label Group]
Cost Of Living,Delbert McClinton [New West Records]
Electric Blue Watermelon, North Mississippi Allstars [ATO Records]
3. Best Bluegrass Album
Marbletown, Blue Highway [Rounder]
Cherryholmes, Cherryholmes [Skaggs Family Records]
The Grascals, The Grascals [Rounder]
The Company We Keep, The Del McCoury Band [McCoury Music/Sugar Hill
Records]
Ragin' Live, Rhonda Vincent And The Rage [Rounder].
Les gagnants définitifs seront annoncés
le 8 février prochain au Staples Center à Los Angeles,
lors d'une cérémonie retransmise sur CBS.
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| Keeping the Blues Alive (KBA)
2006 |
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11 décembre 2006
Les gagnants des KBA Awards ont été
annoncés tout dernièrement. Les récompenses
seront remises lors de la cérémonie du 28 janvier
prochain à Memphis.
Ces récompenses accordées par la Blues Fondation ont
pour objectif d'honorer les professionnels non musiciens qui se
sont illustré dans la promotion et la défense de la
musique Blues.
Les bénéficiaires des KBA Awards 2006 sont les suivants
: 
Blues Club : Chord On Blues, St. Charles,
IL
Blues Organization : Detroit Blues Society, Detroit, MI
Education : David Berntson, Tulsa, OK
Blues Festival : Beale Street Music Festival, Memphis, TN
Film : Lighting in a Bottle, Antoine Fuqua, Director ; Alex
Gibney, Producer ; Martin Scorsese, Executive Producer, New York,
NY
Historical Preservation :River Music Experience, Davenport,
IA
Internet : Blues Bytes, Bill Mitchell, Tempe, AZ
Journalisme : Sean McDevitt, New York, NY
Littérature : The B. B. King Treasures, Dick Waterman,
Oxford, MS
Manager : Jim Bateman, Bogalusa, LA
Photographie : Paul Natkin, Chicago, IL
Livre : Blues Festival Guide, Reno, NV (Kaati Gaffney (Publisher),
Michele Lundeen (Editor), Nancy Edwards (Marketing)
Producteur: Bruce Bromberg, Pacific Palisades, CA
Promoteur : Ted Boomer, Windsor, Ontario, Canada
Publiciste : Cary Baker, conqueroo, Sherman Oaks, CA
Radio (Commercial) : Bill Wax, XM Satellite Radio, Washington,
DC
Radio (Public) : KPFT Radio, Houston, TX
Record Label : M. C. Records, Huntington Station, NY
Distributeur : Twist and Shout, Denver, CO
Sponsor : BMI, New York, NY
Ces KBA Awards restent cette année encore
sur le continent nord américains. Toutefois quelques messages
sur le news group Blues l ont été observés
de la part de musiciens - Robert Belfour et Kandy Kane pour ne pas
les nommer - favorables à l'attribution d'un KBA à
Jean Guillermo pour son action de promotion du blues dans les écoles,
les prisons et dans les banlieues défavorisées.
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| Katrina BLUES |
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11 décembre 2005 12 11
Comme ceci a déja été annoncé
par certains de nos confrères, notamment Soul Bag, le premier
Blues sur Katrina, composé par Michael Hawkeye Herman a été
diffusé sur la BBC en septembre dernier.
Si vous avez RealPlayer, vous pouvez l'écouter sur ce lien
renvoyant sur le site de la BBC qui, apparemment, fonctionne toujours.
http://www.bbc.co.uk/radio4/today/audio/katrina_blues_song.ram
Voici les paroles de ce Hurricane Blues.
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
But since Hurricane Katrina
Things will never be the same
You were born out on the water
But it was land that you would claim
You were born out on the water
But it was the earth that you would claim
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
Your wind it started rising
Then your mighty waters came
Yes, your wind it started rising
Then your mighty waters came
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
So many dead, so many homeless
It's a sad and crying shame
So many dead and thousands homeless
Yes, it's a sad and crying shame
But Katrina, oh Katrina
Such a lovely, deadly name
You brought ruin to New Orleans
The land where blues rose up to fame
Yes, you brought your devastation
To where these blues rose up to fame
But Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
The lesson you have taught us
There is no storm that man can tame
Yes, there's a lesson you have taught us
There is no storm that we can tame
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely, deadly name
We're going to start all over
All you've destroyed we will reclaim
Yes, we're going to start all over
All you've destroyed we will reclaim
But we won't forget Katrina
Such a lovely, deadly name
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
But since Hurricane Katrina
Things will never be the same
Words and music by Michael "Hawkeye" Herman ©2005
M. Herman/Topaz Production
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| Chuck Berry s'attaque aux karaoké |
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17 novembre 2005
Chuck Berry, par avocat interposé, a engagé
une procédure contre trois distributeurs de karakoé
aux Etats unis : UAV, Madacy Entertainment et Top Tunes.
Il réclame à ces trois distributeurs
les droits relatifs a certains de ses tubes comme Jonhy B. Goode,
Maybelle et My Ding A Ling, distribués sans son
autorisation. Maître Haviland, avocat de Chuck Berry, représente
aussi d'autres auteurs moins connus dans cette action engagée
auprès de la Cour de Los Angeles.
Pour mémoire, selon cet avocat, le chiffre
d'affaires généré par le karaoké atteint
68 millions de dollars par an aux USA.
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| Disparition de
Rosa Louise Parks |
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27octobre2005
Rosa
Parks est principalement connue pour avoir le 1er décembre
1955, refusé de céder sa place à un blanc,
comme ceci était la règle, dans un bus de la ville
de Montgomery. Elle fut arrêtée et du payer une amende
de 14$. Ce geste de rébellion contre une ségrégation
qu'elle ne supportait plus, a conduit la population noire américaine
à un boycott des bus de la compagnie pendant plusieurs mois.
Le nouveau pasteur de l'église de la Dexter Avenue à
Montgomery prend la tête du mouvement des Droits Civiques.
Il a 26 ans et s'appelle Martin Luther King... Le 13 novembre 1956,
la Cour Suprême déclare finalement les lois ségrégationnistes
de la ville de Montgomery contraires à la constitution et
illégales. Ce geste de rébellion dans un bus a transformé
l'histoire des Etats Unis, puisque le 2 juillet 1964, la signature
de l'Acte des Droits Civiques met fin à la ségrégation
dans tous les services publics des Etats Unis.
Cet événement dans un bus peut, plus de 50 ans après,
paraître aujourd'hui bien anodin dans nos périodes
d'incivilités. Mais, à l'époque, toute désobéissance
vis à vis des lois Jim Crow pouvait conduire à des
répressions violentes.
L'histoire personnelle de Rosa Parks ne commence pas en décembre
1955. Rosa Parks naît Rosa Louise McCauley en 1913 dans l'Alabama
à Tuskegee. Ses parents James et Leona sont respectivement
charpentier et institutrice. Après la séparation de
ses parents, elle grandit dans une ferme avec ses grands parents
et sa maman. Après avoir fréquenté l'université
de l'Alabama, elle épouse en 1932 Raymond Parks et travaille
successivement comme ouvrière, couturière et femme
de chambre. Dès sa jeunesse elle milite dans une association
qui incite les noirs à s'inscrire sur les listes électorales.
Elle s'investit aussi dans l'Association Nationale pour l'Avancement
des Personnes de Couleur (NAACP). En 1943, elle y est élue
secrétaire de la section locale de Montgomery. Pendant le
boycott des bus en 1955, elle perd son emploi dans un grand magasin,
et son mari démissionne de son poste chez un coiffeur blanc
qui interdisait que l'on parle du boycott. Sous les menaces, elle
déménage en 1957 à Hampton en Virginie, puis
Détroit dans le Michigan où elle retravaille comme
couturière avant de rejoindre l'équipe de John Coyers,
représentant démocrate. Elle travaille ensuite à
la Chambre des représentant des Etats Unis de 1965 jusqu'à
sa retraite le 30 septembre 1988. Elle s'investit ensuite dans la
fondation créée en 1987 en l'honneur de son mari disparu
en 1977, la Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development
qui organise des visites des lieux historiques du Mouvement des
Droits Civiques. Le 30 août 1994, agressée par un jeune
noir qui lui vole 53$, elle agit pour qu'il puisse se racheter et
n'aille pas en prison purger sa peine de 15 années de réclusion.
Ses dernières années ont été marquées
par une santé déclinante et par des soucis financiers
ne lui permettant plus de payer son loyer sans l'aide de son Eglise.
Elle est décédée le 24 octobre 2005 à
son domicile de Détroit.
Comme l'a précisé Jesse Jackson Elle s'est assise
pour que les Noirs se lèvent. Sa désobéissance
n'a pas été la cause de la rébellion spontanée
de l'ensemble des noirs oppressés, mais en a été
le facteur déclenchant.
Elle est décédée alors que commençaient,
chez nous, les événements de cet automne dans les
quartiers. Avec le comité créé depuis pour
inciter les jeunes de ces quartiers à s'inscrire sur les
listes électorales, l'histoire ne serait elle pas un éternel
renouvellement ?

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| Décès
de Clarence Gatemouth Brown |
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11septembre 2005
Clarence Gatemouth Brown, le chanteur guitariste
est décédé dans sa maison d'orange au Texas,
où il avait trouvé refuge pour fuir l'ouragan Katrina.
La carrière de cette légende du Blues, devenu célèbre
par sa musique issue des Juke Joint, a duré une cinquantaine
d'années. Sa santé était devenu fragile depuis
quelques temps puisque Clarence luttait contre un cancer du poumon
et qu'il souffrait aussi de problèmes cardiaques.
Clarence Gatemouth Brown est né le 18
avril 1924 à Vinton en Louisianne et grandit au texas à
Orange. Son père, qui travaillait aux chemins de fer, jouait
du violon dans un orchestre Cajun, fut sa première influence.
A 5 ans il commence d'apprendre à jouer du violon, et à
10 ans il se met a jouer de la guitare picking selon un style très
particulier qu'il conservera tout au long de sa vie. Adolescent
il joue des percussions dans un orchestre de jazz et est surnommé
Gatemouth à cause de sa voix grave. Après un bref
séjour sous les drapeaux, il retourne au Texas en 1945, où
il est très influencé par T-Bone Walker. Sa carrière
commence réellement en 1947 lorsque T-Bone Walker devient
malade et doit quitter la scène du Peacock Club, un club
de Houston appartenant à Don Robey, homme d'affaire un peu
louche. Le propriétaire du Club invite Clarence à
chanter, mais Clarence se précipite sur la guitare de T-Bone
Walker et séduit l'assistance avec Gatemouth Boogie, un morceau
qu'il affirme avoir créé sur le champ. Il gagnece
soir là, selon sa biographie, 600$ en pourboire, une belle
somme pour l'époque.
Dans
les années 50 et 60, Clarence enregistre de multiples titres
a succès local chez Peacock Records, label appartenant à
Don Robey, dont "Okie Dokie Stomp," "Boogie Rambler,"
et "Dirty Work at the Crossroads", mais il reste frusté
par les limites harmoniques du Blues et se tourne vers la musique
Contry, le Jazz tout en continuant de jouer du Blues. Clarence Gatemouth
Brown se produit sur scène dès cette époque
en tenue Western. Il vit dans les années 60 à Nashville
et participe a des émissions télévisées
et des enregistrements Country.
En 1979, il enregistre " Making Music " un album qui mélange
le blues et la contry. Il enregistre plus tard avec Eric Clapton,
Bonny Rait et d'autres, mais il entretient de mauvaises relations
avec les musiciens, notamment les guitaristes de Texas Blues, et
se brouille avec Albert Collins et Johnny Copeland.
Dans les années 80 il revisite ses premiers succès
par une série d'albums pour Rounded Records. En 1982, le
disque Alright Again !, son come back au Peacock sound, obtient
le Grammy Award. Les années suivantes il gagne 8 W.C Handy
Blues awards et est introduit au Blues Fondation hall of Fame. Son
dernier disque, Timeless, enregistré chez High Tone Records
remonte à septembre 2004.
Clarence Gatemouth Brown, chanteur et multi instrumentiste puisqu'il
jouait du violon de la guitare, des percussion et de l'harmonica,
ne s'est jamais considéré comme un musicien de Blues,
mais comme musicien du Texas mélangeant le Blues, Le Rythm
& Blues, la musique contry, Cajun et Zydéco. Sa musique
a fortement influencé des musiciens comme Guitar Slim, Frank
Zappa, Albert Collins et Stevie Ray Vaughan.
Il possédait une maison à Slidell dans la banlieu
de la New Orléans. Pour fuir l'ouragan Katrina, Clarence
Gatemouth Brown avait rejoint son domicile à Orange au Texas.
Sa maison de la Nouvelle Orleans a été complètement
détruite, et son manageur pense que ceci lui a complètement
brisé le coeur et l'a, en fait, emporté. Clarence
Gatemouth Brown est décédé le 10 septembre
2005 à l'âge de 81 ans.

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| Katrina Blues ou la bataille
de la Nouvelle Orleans |
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09 septembre 2005
Après
les situations de détresse rencontrées par les habitants
de la Nouvelle Orleans, de la Louisianne et du Mississippi, les
sources d'inspirations du Delta Blues ne manquent pas, et nul ne
doute que seront composés bientôt, si ce n'est déjà
fait, de multiples versions de Katrina Blues.
Comme l'on montré les grands médias, la région
de la ville de New Orleans est complètement désorganisée,
sans doute pour de longues semaines. Après de premiers messages
alarmants concernant plusieurs musiciens célèbres
comme Clarence Gatemouth Brown dont la maison a été
emportée par les flots, Fats Domino, Irma Thomas, Allen Toussaint
dont on est resté sans nouvelle pendant plusieurs jours,
des informations indiquant qu'ils avaient pu être évacués
ou pu trouver refuge chez des amis ou dans la famille, sont maintenant
plus rassurantes. Certains manquent cependant toujours à
l'appel, et l'inquiétude subsiste car le bilan final reste
à établir.
L'industrie musicale est dors et déjà sinistrée,
car de multiples clubs ont été dévastés.
Ceux qui n'ont pas été inondés n'ont plus de
client, les touristes seront absents longtemps, et les musiciens
n'ont donc plus de travail faute de structure pour les accueillir.
Après la pagaille des premiers jours, les élans de
solidarité se multiplient dans le milieu musical. De Céline
Dion , en passant par Michael Jackson, pour les plus connus, jusqu'au
festival de musique Cajun de Saulieu, les donations, les concerts
de soutien s'organisent pour venir en aide aux habitants. 
L'actualité brûlante liée au passage de Katrina
le 29 août dernier sur la Louisiane et le Mississippi, ne
doit pas cependant conduire à occulter les autres informations
moins importantes qui paraissent sur le Blues.
A propos de l'histoire du Blues, un nouveau livre
Lost Delta Found suscite quelques polémiques actuellement
aux Etats-Unis. Les auteurs de ce livre, semblent affirmer que Alan
Lomax a complètement occulté dans son livre mémoire
paru en 1993, The Land where the Blues Bagan, le travail réalisé
par des universitaires de Nashville qui l'ont accompagné
lors des ses voyages dans le conté de Coahoma -Mississippi-
en 1941 et 1942, et qui ont continué de travailler sur ce
projet après que Alan Lomax a quitté la librairie
du Congré.
Les manuscrits et le travail de ces universitaires,
John W. Work III, compositeur et musicologue; Lewis Wade Jones,
sociologue, et Samuel C. Adams Jr, étudiant, tous issus de
l'université de Fisk, font l'objet de ce nouveau livre qui
contient aussi 158 morceaux retranscrits.
Une autre information indique qu'après
20 ans d'existence le King Biscuit Blues Festival devra changer
de nom, faute d'un accord entre l'association organisatrice, la
Sonny Boy Blues Society, et la société King Biscuit
Entertainment, propriétaire de la marque commerciale King
Biscuit depuis 1973. Le festival qui se tiendra du 6 au 8 octobre
à Helena dans l'Arkansas s'intitulera désormais Arkansas
Blues and Heritage Festival.
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| RL Burnside
est décédé |
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05/07/05
RL
Burnside, un des vétérans du Blues redécouvert
il y a 20 ans par le label Fat Possum est décédé
à Memphis le 1 septembre 2005.
Née le 11 novembre 1926 à Harmontown dans le Mississippi,
RL Burnside travaille tout d'abord comme fermier près de
Coldwater puis comme agent commercial dans une société
de pêche. Dès sa jeunesse il est en contact avec les
maîtres du Blues de la région, comme Fred McDowell
et Joe Callicott. Il commence de jouer dès son adolescence.
Dans un interview pour Billboard en 1996, RL Burnside raconte qu'il
habitait à proximité de Fred McDowell, et qu'il l'observait
souvent pour lui piquer des plans, de même qu'au guitariste
Remi Barnett, et qu'il s'était ainsi formé son propre
style.
En 1967, Otha Turner, grand maître du Fife and Drum lui présente
le folkloriste George Mitchell, qui l'enregistre en 1968 , les disques
sortant ensuite chez Arhoolie Records. Il se produit dans la foulée
pendant plusieurs années dans les Juke joint locaux. Dès
les années 1970 sa notoriété le conduit à
quelques tournées en Europe où il enregistre chez
Swing Master ,en Hollande, et chez Aruion en France.
Ce n'est que dans les années 1990 que RL Burnside acquiert
une notoriété aux Etats-Unis grâce a son apparition
en 1991 dans le documentaire Deep Blues, réalisé par
Robert Mugge, dont la bande son sort en disque en 1992. Il est le
premier artiste a signer en 1991 pour le label naissant Fat Possum
chez qui il enregistre une dizaine d'albums dont Bad Lucky City
en 1993, puis TooBadd Jim en 1994, produit à l'époque
par le critique musical du New York time Robert Palmer, et Come
on In en 1998, dont la musique est reprise dans plusieurs émissions
télévisées. Après une opération
du cur en 1999, R.L Burnside avait réduit la fréquence
de ces concerts au minimum, mais il continuait de travailler sporadiquement
pour Fat Possum. Il est décédé le 1 septembre
2005 à l'hôpital St Francis de Memphis à l'âge
de 78 ans.

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| Le musée Howlin Wolf
ouvert depuis le 1er sept 2005 |
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05/09/05
Le musée Howling Wolf a ouvert officiellement
ses portes au public le 1er septembre à West Point dans le
Mississippi. Ce musée concrétise un projet monté
par deux associations : la West Point Community Foundation et la
Howlin' Wolf Blues Society. Son inauguration est l'aboutissement
du travail et de plusieurs années d'efforts des membres de
ces 2 associations pour structurer le musée autour de la
vie de Howlin Wolf.

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| Décès
du pianiste et chanteur Emery Detroit Junior Williams Jr. |
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15 août 2005
Détroit
Junior est né le 26 octobre 1931 à Haynes dans l'Arkansas
et grandit dans la sud de l'Illinois. Après avoir appris
le piano pendant son enfance, à 19 ans il dirige son premier
groupe, The Blues Chaps, avec lequel il joue dans les clubs de Pontiac
et Flint dans le Michigan. The Blues Chaps devient pendant trois
ans le groupe attitré du Circle Club de Détroit, et
accompagne en tournée des stars commer Rosco Gordon, Eddie
Boyd, John Lee Hooker et Almos Milburn.
Eddie Boyd conduit pour la première
fois Detroit Junior à Chicago au début des années
1950 dans l'objectif de lui faire obtenir un contrat avec Chess
Record. Les affaires avec Chess ne marchent pas bien, mais Junior
rencontre J.Y. Brown, saxophoniste de Blues en vue à Chicago.
Ils jouent ensembles au Club 99, puis au légendaire Squeeze
Club. Grâce à son jeu énergique au piano et
à son jeu de scène, Junior se fait connaître
rapidement. Il joue en duo avec l'harmoniciste Little Mack Simmons
avec qui il se produit régulièrement au Cadillac Baby's
South Side Club. Il enregistre en 1960 son premier succès
Money Tree, suivi de So Unhappy, pour le label Bea &
Baby. Cet enregistrement marque la première apparition du
bluesman sous le nom de Detroit Junior, connu auparavant sous le
nom de Little Junior Williams. Chess sentant qu'il avait raté
quelque chose, signe de nouveau avec Junior, mais les singles qui
suivent ne se vendent pas. Detroit Junior rompt le contrat avec
Chess juste avant de graver son nouveau succès Call My
Job, en 1965 chez USA. La deuxième face du disque comporte
un solo sensuel au piano, The Way I Feel. Pendant les années
60 Junior se produit avec différents musiciens dont Eddie
Taylor. En 1968 il tourne et enregistre avec Howlin Wolf, et se
produit partout, depuis les auditoriums de collèges jusqu'aux
salles célèbres comme le Big Duke's Flamingo. Lorsque
Howlinf Wolf décède en 1976, Junior reste pendant
quelques années dans son groupe, The Wolf Gang, repris par
le saxophoniste Eddy Show.
Le premier album de Detroit Junior sous son propre
nom, Chicago Urban Blues, est édité au début
des années 1970 chez le label Blues On Blues. Alligator Records
reprend 4 de ses chansons dans l'anthologie de 1980, Living Chicago
Blues Volume 6, et cet album aide Detroit Junior a asseoir sa carrière
solo. De 1995 à 2004, Detroit Junior sort 4 CD sous son propre
nom, 3 pour Blue Suit Records (Turn Up The Heat (1995), Take
Out The Time (1997), and Live At The Toledo Museum Of Modern
Art(2004), et Blues On The Internet chez Delmark en 2004.
Ces dernières années Detroit junior se produit souvent
dans les clubs de Chicago comme le Kingston Mines, même après
avoir perdu une jambe à cause du diabète. Il apparaît
aussi dans la série de Martin Scorsese The Blues, et continue
de jouer et de composer jusqu'à son décès.
Pendant les 50 années de sa carrière, il a enregistré
de nombreux 45 tours, écrit de nombreux succès dont
certains sont devenus des standards de Blues, comme Call My Job,
repris par Albert King, et Money Tree.
Detroit Junior est décédé
le 9 aout 2005 à son domicile de Chicago d'une crise cardiaque.
Il avait 73 ans.

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| Little Milton
est décédé |
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5 aout 2005
Little
Milton Campbell, hospitalisé suite à une attaque cardiaque
le 27 juillet, est décédé, après quelques
jours de coma, à l'hôpital de Memphis d'une hémorragie
cérébrale. Afin d'essayer de le sortir, en vain, de
son coma, un ami musicien de Little Milton, Greg Preston, a même
joué quelques un des succès à son chevet.
Little Milton est né dans une famille de métayers
le 7 septembre 1934 à Inverness dans le Mississippi. Il grandit
à Greenville en écoutant les programmes musicaux de
la radio locale GOO et son père, qui était un musicien
local de Blues. A 12 ans il commence d'apprendre la guitare. Dès
l'âge de 15 ans il se produit dans les clubs ou les bars,
avec un répertoire influencé par T-Bone Walker. Il
se fait remarquer par d'autres musiciens, notamment par Ike Turner
qui travaille alors comme Talent Scout pour Sun. Il présente
Little Milton à Sam Philips qui lui signe un contrat en 1953.
Accompagné par l'orchestre de Ike Turner, Little Milton grave
quelques titres qui malheureusement ne se transforment pas en succès.
La collaboration avec Sun s'arrête en 1954. Il forme alors
son propre orchestre et enregistre un disque pour le petit label
Meteor avant de s'installer à St Louis en 1958.
A St Louis, Litttle Milton fait connaissance de Bob Lyons qui l'aide
à graver une démo chez Mercury. Ce label périclitant,
les deux amis fondent alors leur propre label qu'ils baptisent Bobbin.
Lilltle Milton obtient avec Bobbin son premier succès, I'm
A Lonely Man qui tire à 60.000 exemplaires. Littel Milton
s'adjoint la collaboration de musiciens comme Albert King et Fontella
Bass, et, avec de tels poulins à son catalogue, Bobbin obtient
un accord de distribution avec le légendaire Chess Records.
A la faveur du mouvement des droits civiques, en 1965, Little Milton
atteint alors la tête du hit parade R&B avec Were Gonna
make It. D'autres succès suivent avec Baby I love
you, Feel So bad, If Walls Could talk.
Après la mort en 1969 de Leonard Chess, Little Milton quitte
le label pour rejoindre, en 1971, le label Stax de Memphis. Avec
Stax, Little Milton assoit son style de musique influencé
par BB King et la Soul, en renforçant la section cuivre et
en mettant en avant les accents soul plutôt que le Blues traditionnel.
Des succès suivent avec Little Bluebird, That's What love
Will make You Do, mais ils ne sont pas aussi importants que
les précédents. Après la banqueroute de Stax
en 1975, Little Milton rejoint le label TK/Glades plutôt connu
pour ses productions aux accents funk et disco. Les affaires restent
modestes et Little Milton vit dans l'incertitude. Après avoir
enregistré en 1983 le disque Age Ain't Nothing But a Number
pour MCA, il rejoint le label Malaco qui édite quelques artistes
Soul et Blues de la vieille école. Il enregistre pour Malaco
plus d'une dizaine d'album dont le plus célèbre en
Europe The Blues Is Allright. En 1988, il obtient un W.C
Handy Award et est introduit au Blues hall of Fame.
Little Milton est décédé le 3 août dernier,
il allait avoir 71 ans.

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| Une exposition d'aquarelles
de Jimi Hendrix |
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5 aout 2005
48 aquarelles réalisées par Jimi Hendrix et récemment
découvertes vont faire l'objet d'une exposition. A propos
du guitariste, une nouvelle biographie écrite par Charles
Cross mentionne que les archives militaires indiquent que Jimi Hendrix
aurait été dispensé d'armée à
cause de tendances homosexuelles. Incorporé en 1961 dans
la 101ème division aéroportée, en alternative
à une peine d'emprisonnement pour conduite au volant d'un
véhicule volé, Jimi Hendrix aurait déclaré,selon
ces archives, avoir eu des aventures avec certains de ces copains
.
Jimi Hendrix a toujours déclaré qu'il avait été
dispensé d'armée après 13 mois d'active suite
à une blessure à la cheville lors d'un saut en parachute.
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| Patti Smith faite commandeur
dans l'ordre des Arts et des Lettres |
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11/07/05
Voici la copie intégrale d'une brève parue sur Yahoo.
"PARIS (AFP) - La rockeuse new-yorkaise Patti Smith a été
faite commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres dimanche par
le ministre de la Culture et de la communication, Renaud Donnedieu
de Vabres, à l'hippodrome de Longchamp lors du festival Solidays.
"Je
suis reconnaissante envers la République française,
non seulement pour son héritage si riche qui m'a inspirée
mais aussi pour cette décoration, que je prends très
au sérieux", a déclaré la chanteuse de
58 ans, très émue, qui s'était produite vendredi
soir à Solidays.
En parlant de M. Donnedieu de Vabres, Patti Smith a affirmé:
"La partie la plus généreuse de son discours
était celle où il a mentionné tous les gens
que j'ai aimés et que j'ai perdus. Leur esprit est ici aujourd'hui".
Quelques minutes plus tôt, M. Donnedieu de Vabres avait évoqué
l'ami de la chanteuse, le photographe Robert Mapplethorpe, décédé
du Sida en 1989, et son mari Fred "Sonic" Smith, mort
d'une crise cardiaque en 1994. Patti Smith, émue aux larmes
à l'écoute de ce passage du discours, a également
perdu son pianiste, Richard Sohl, en 1990, et son frère Todd
en 1994.
Poétesse et chanteuse majeure du milieu underground new-yorkais
dans les années 1970, Patti Smith est l'une des figures féminines
les plus influentes de l'histoire du rock. Son premier album, "Horses"
(1975), est l'une des pierres angulaires de ce genre musical."
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| Luther Vandross
est décédé |
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05/07/05

Né le 20 avril 1951, Luther Vandross chanteur populaire connu
pour sa voix suave et chaude était devenu un compositeur
interprète très célèbre dans les année
80, en même temps que Prince, Stevie Wonder et Michael Jackson.
En 1981 il sort son premier album chez Epic "Never TooMuch"
qui entre au hit parade et se vend en 2 millions d'exemplaires.
Durant les années 80, il produit les albums d'Aretha Franklin
et poursuit sa propre carrière en enregistrant plusieurs
disques (For Ever -1982, Busy Body -1983, The Night I Felle Love-1985,
Give Me the Reason-1986 Any Love-1988). Son succès reste
toutefois très irrégulier jusqu'en 1989, année
de la réédition par Epic de ses meilleurs succès
The Best of Luther Vandross. Intégré à cette
compilation, un nouveau titre, Here and Now, devient le plus grand
succès de Luther Vandross. Il traverse les années
1990 avec plusieurs autres disques, Never Let Me Go (1993), Songs
(1994), This Is Chritmas (1996), Love your Secret en (1997) qui
se vendent en plusieurs millions d'exemplaires, I Know (1998). Il
se produit aussi en duo avec Janet Jackson puis Maria Carey, et
travaille également pour Withney Huston et Dionne Warwick.
En 2001 il enregistre son 15ème disque, Smooth Love, chez
J record, et Dance With My Father en 2003, son dernier succès.
Le chanteur qui avait gagné 5 Grammy Haaward au cours de
sa carrière, avait de nombreux problèmes de santé
depuis quelques années (diabète, hypertension, attaque
en avril 2003). Il est décédé le 1er juillet
à l'âge de 54 ans.
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