2005

Juillet à Décembre


 
 
Et Maxwell Street Market ?

27 décembre2005


Maxwell Street Market en 1917 (© Librairie du Congré)

Il y a maintenant 3 ans, paraissait dans le N°26 de BLUES mag un article l'histoire de ce quartier populaire de Chicago où les musiciens arrivant du sud des Etats Unis venaient jouer pour se faire connaître, et qui annonçait la démolition programmée de ce berceau du Chicago BLUES. Qu'en est il aujourd'hui ?

Sans quitter le vieux continent, il est aujourd'hui possible grâce à Google Earth de se faire une idée plus précise du délabrement de ce quartier historique qui a vu débuter de nombreux musiciens. L'image ci dessous est parlante par elle même : l'essentiel du quartier est transformé en terrain de base ball pour les étudiants de l'UIC, le reste est principalement constitué de terrains vagues, de parking, ou de ruines...

Le point rouge sur cette image satellite marque ce qui fut le centre de gravité du quartier : le carrefour de Maxwell Street et Halsted Street.


Pour ceux qui souhaiteraient des nouvelles issues d'une visite récente dans le quartier, a un excellent article sur Maxell Street est paru cet été dans le N° 8 de notre confrère ABS.

 
Grammy awards 2006

11décembre 2005

Les nominés des Grammy Awards 2006, décernés par la Recording Academy, ont aussi été annoncés.
Parmi les 108 catégories de ces Victoires de la Musique américaines, voici les nominés des catégories relatives au Blues :

1. Best Traditional Blues Album
Live! Down The Road, Marcia Ball [Alligator]
In Your Arms Again, John Hammond [Back Porch]
80, B.B. King & Friends [Geffen]
Sweet Lovin' Ol' Soul, Maria Muldaur [Stony Plain Records]
About Them Shoes, Hubert Sumlin [Tone Cool / Artemis Records]

2. Best Contemporary Blues Album
Make Do With What You Got, Solomon Burke [Shout! Factory/The One]
Twenty, Robert Cray [Sanctuary]
Bring 'Em In, Buddy Guy [Silvertone/Zomba Label Group]
Cost Of Living,Delbert McClinton [New West Records]
Electric Blue Watermelon, North Mississippi Allstars [ATO Records]

3. Best Bluegrass Album
Marbletown, Blue Highway [Rounder]
Cherryholmes, Cherryholmes [Skaggs Family Records]
The Grascals, The Grascals [Rounder]
The Company We Keep, The Del McCoury Band [McCoury Music/Sugar Hill Records]
Ragin' Live, Rhonda Vincent And The Rage [Rounder].

Les gagnants définitifs seront annoncés le 8 février prochain au Staples Center à Los Angeles, lors d'une cérémonie retransmise sur CBS.


Keeping the Blues Alive (KBA) 2006

11 décembre 2006

Les gagnants des KBA Awards ont été annoncés tout dernièrement. Les récompenses seront remises lors de la cérémonie du 28 janvier prochain à Memphis.
Ces récompenses accordées par la Blues Fondation ont pour objectif d'honorer les professionnels non musiciens qui se sont illustré dans la promotion et la défense de la musique Blues.
Les bénéficiaires des KBA Awards 2006 sont les suivants :

Blues Club : Chord On Blues, St. Charles, IL
Blues Organization : Detroit Blues Society, Detroit, MI
Education : David Berntson, Tulsa, OK
Blues Festival : Beale Street Music Festival, Memphis, TN
Film : Lighting in a Bottle, Antoine Fuqua, Director ; Alex Gibney, Producer ; Martin Scorsese, Executive Producer, New York, NY
Historical Preservation :River Music Experience, Davenport, IA
Internet : Blues Bytes, Bill Mitchell, Tempe, AZ
Journalisme : Sean McDevitt, New York, NY
Littérature : The B. B. King Treasures, Dick Waterman, Oxford, MS
Manager : Jim Bateman, Bogalusa, LA
Photographie : Paul Natkin, Chicago, IL
Livre : Blues Festival Guide, Reno, NV (Kaati Gaffney (Publisher), Michele Lundeen (Editor), Nancy Edwards (Marketing)
Producteur: Bruce Bromberg, Pacific Palisades, CA
Promoteur : Ted Boomer, Windsor, Ontario, Canada
Publiciste : Cary Baker, conqueroo, Sherman Oaks, CA
Radio (Commercial) : Bill Wax, XM Satellite Radio, Washington, DC
Radio (Public) : KPFT Radio, Houston, TX
Record Label : M. C. Records, Huntington Station, NY
Distributeur : Twist and Shout, Denver, CO
Sponsor : BMI, New York, NY

Ces KBA Awards restent cette année encore sur le continent nord américains. Toutefois quelques messages sur le news group Blues l ont été observés de la part de musiciens - Robert Belfour et Kandy Kane pour ne pas les nommer - favorables à l'attribution d'un KBA à Jean Guillermo pour son action de promotion du blues dans les écoles, les prisons et dans les banlieues défavorisées.

Katrina BLUES

11 décembre 2005 12 11

Comme ceci a déja été annoncé par certains de nos confrères, notamment Soul Bag, le premier Blues sur Katrina, composé par Michael Hawkeye Herman a été diffusé sur la BBC en septembre dernier.
Si vous avez RealPlayer, vous pouvez l'écouter sur ce lien renvoyant sur le site de la BBC qui, apparemment, fonctionne toujours.

http://www.bbc.co.uk/radio4/today/audio/katrina_blues_song.ram

Voici les paroles de ce Hurricane Blues.

Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
But since Hurricane Katrina
Things will never be the same


You were born out on the water
But it was land that you would claim
You were born out on the water
But it was the earth that you would claim
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name


Your wind it started rising
Then your mighty waters came
Yes, your wind it started rising
Then your mighty waters came
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name

So many dead, so many homeless
It's a sad and crying shame
So many dead and thousands homeless
Yes, it's a sad and crying shame
But Katrina, oh Katrina
Such a lovely, deadly name

You brought ruin to New Orleans
The land where blues rose up to fame
Yes, you brought your devastation
To where these blues rose up to fame
But Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name

The lesson you have taught us
There is no storm that man can tame
Yes, there's a lesson you have taught us
There is no storm that we can tame
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely, deadly name

We're going to start all over
All you've destroyed we will reclaim
Yes, we're going to start all over
All you've destroyed we will reclaim
But we won't forget Katrina
Such a lovely, deadly name

Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
Katrina, oh Katrina
You have such a lovely name
But since Hurricane Katrina
Things will never be the same


Words and music by Michael "Hawkeye" Herman ©2005 M. Herman/Topaz Production

Chuck Berry s'attaque aux karaoké

17 novembre 2005

Chuck Berry, par avocat interposé, a engagé une procédure contre trois distributeurs de karakoé aux Etats unis : UAV, Madacy Entertainment et Top Tunes.

Il réclame à ces trois distributeurs les droits relatifs a certains de ses tubes comme Jonhy B. Goode, Maybelle et My Ding A Ling, distribués sans son autorisation. Maître Haviland, avocat de Chuck Berry, représente aussi d'autres auteurs moins connus dans cette action engagée auprès de la Cour de Los Angeles.

Pour mémoire, selon cet avocat, le chiffre d'affaires généré par le karaoké atteint 68 millions de dollars par an aux USA.


Disparition de Rosa Louise Parks

27octobre2005

Rosa Parks est principalement connue pour avoir le 1er décembre 1955, refusé de céder sa place à un blanc, comme ceci était la règle, dans un bus de la ville de Montgomery. Elle fut arrêtée et du payer une amende de 14$. Ce geste de rébellion contre une ségrégation qu'elle ne supportait plus, a conduit la population noire américaine à un boycott des bus de la compagnie pendant plusieurs mois. Le nouveau pasteur de l'église de la Dexter Avenue à Montgomery prend la tête du mouvement des Droits Civiques. Il a 26 ans et s'appelle Martin Luther King... Le 13 novembre 1956, la Cour Suprême déclare finalement les lois ségrégationnistes de la ville de Montgomery contraires à la constitution et illégales. Ce geste de rébellion dans un bus a transformé l'histoire des Etats Unis, puisque le 2 juillet 1964, la signature de l'Acte des Droits Civiques met fin à la ségrégation dans tous les services publics des Etats Unis.

Cet événement dans un bus peut, plus de 50 ans après, paraître aujourd'hui bien anodin dans nos périodes d'incivilités. Mais, à l'époque, toute désobéissance vis à vis des lois Jim Crow pouvait conduire à des répressions violentes.

L'histoire personnelle de Rosa Parks ne commence pas en décembre 1955. Rosa Parks naît Rosa Louise McCauley en 1913 dans l'Alabama à Tuskegee. Ses parents James et Leona sont respectivement charpentier et institutrice. Après la séparation de ses parents, elle grandit dans une ferme avec ses grands parents et sa maman. Après avoir fréquenté l'université de l'Alabama, elle épouse en 1932 Raymond Parks et travaille successivement comme ouvrière, couturière et femme de chambre. Dès sa jeunesse elle milite dans une association qui incite les noirs à s'inscrire sur les listes électorales. Elle s'investit aussi dans l'Association Nationale pour l'Avancement des Personnes de Couleur (NAACP). En 1943, elle y est élue secrétaire de la section locale de Montgomery. Pendant le boycott des bus en 1955, elle perd son emploi dans un grand magasin, et son mari démissionne de son poste chez un coiffeur blanc qui interdisait que l'on parle du boycott. Sous les menaces, elle déménage en 1957 à Hampton en Virginie, puis Détroit dans le Michigan où elle retravaille comme couturière avant de rejoindre l'équipe de John Coyers, représentant démocrate. Elle travaille ensuite à la Chambre des représentant des Etats Unis de 1965 jusqu'à sa retraite le 30 septembre 1988. Elle s'investit ensuite dans la fondation créée en 1987 en l'honneur de son mari disparu en 1977, la Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development qui organise des visites des lieux historiques du Mouvement des Droits Civiques. Le 30 août 1994, agressée par un jeune noir qui lui vole 53$, elle agit pour qu'il puisse se racheter et n'aille pas en prison purger sa peine de 15 années de réclusion. Ses dernières années ont été marquées par une santé déclinante et par des soucis financiers ne lui permettant plus de payer son loyer sans l'aide de son Eglise. Elle est décédée le 24 octobre 2005 à son domicile de Détroit.
Comme l'a précisé Jesse Jackson Elle s'est assise pour que les Noirs se lèvent. Sa désobéissance n'a pas été la cause de la rébellion spontanée de l'ensemble des noirs oppressés, mais en a été le facteur déclenchant.
Elle est décédée alors que commençaient, chez nous, les événements de cet automne dans les quartiers. Avec le comité créé depuis pour inciter les jeunes de ces quartiers à s'inscrire sur les listes électorales, l'histoire ne serait elle pas un éternel renouvellement ?


 

Décès de Clarence Gatemouth Brown

11septembre 2005


Clarence Gatemouth Brown, le chanteur guitariste est décédé dans sa maison d'orange au Texas, où il avait trouvé refuge pour fuir l'ouragan Katrina. La carrière de cette légende du Blues, devenu célèbre par sa musique issue des Juke Joint, a duré une cinquantaine d'années. Sa santé était devenu fragile depuis quelques temps puisque Clarence luttait contre un cancer du poumon et qu'il souffrait aussi de problèmes cardiaques.

Clarence Gatemouth Brown est né le 18 avril 1924 à Vinton en Louisianne et grandit au texas à Orange. Son père, qui travaillait aux chemins de fer, jouait du violon dans un orchestre Cajun, fut sa première influence. A 5 ans il commence d'apprendre à jouer du violon, et à 10 ans il se met a jouer de la guitare picking selon un style très particulier qu'il conservera tout au long de sa vie. Adolescent il joue des percussions dans un orchestre de jazz et est surnommé Gatemouth à cause de sa voix grave. Après un bref séjour sous les drapeaux, il retourne au Texas en 1945, où il est très influencé par T-Bone Walker. Sa carrière commence réellement en 1947 lorsque T-Bone Walker devient malade et doit quitter la scène du Peacock Club, un club de Houston appartenant à Don Robey, homme d'affaire un peu louche. Le propriétaire du Club invite Clarence à chanter, mais Clarence se précipite sur la guitare de T-Bone Walker et séduit l'assistance avec Gatemouth Boogie, un morceau qu'il affirme avoir créé sur le champ. Il gagnece soir là, selon sa biographie, 600$ en pourboire, une belle somme pour l'époque.

Dans les années 50 et 60, Clarence enregistre de multiples titres a succès local chez Peacock Records, label appartenant à Don Robey, dont "Okie Dokie Stomp," "Boogie Rambler," et "Dirty Work at the Crossroads", mais il reste frusté par les limites harmoniques du Blues et se tourne vers la musique Contry, le Jazz tout en continuant de jouer du Blues. Clarence Gatemouth Brown se produit sur scène dès cette époque en tenue Western. Il vit dans les années 60 à Nashville et participe a des émissions télévisées et des enregistrements Country.
En 1979, il enregistre " Making Music " un album qui mélange le blues et la contry. Il enregistre plus tard avec Eric Clapton, Bonny Rait et d'autres, mais il entretient de mauvaises relations avec les musiciens, notamment les guitaristes de Texas Blues, et se brouille avec Albert Collins et Johnny Copeland.
Dans les années 80 il revisite ses premiers succès par une série d'albums pour Rounded Records. En 1982, le disque Alright Again !, son come back au Peacock sound, obtient le Grammy Award. Les années suivantes il gagne 8 W.C Handy Blues awards et est introduit au Blues Fondation hall of Fame. Son dernier disque, Timeless, enregistré chez High Tone Records remonte à septembre 2004.
Clarence Gatemouth Brown, chanteur et multi instrumentiste puisqu'il jouait du violon de la guitare, des percussion et de l'harmonica, ne s'est jamais considéré comme un musicien de Blues, mais comme musicien du Texas mélangeant le Blues, Le Rythm & Blues, la musique contry, Cajun et Zydéco. Sa musique a fortement influencé des musiciens comme Guitar Slim, Frank Zappa, Albert Collins et Stevie Ray Vaughan.
Il possédait une maison à Slidell dans la banlieu de la New Orléans. Pour fuir l'ouragan Katrina, Clarence Gatemouth Brown avait rejoint son domicile à Orange au Texas. Sa maison de la Nouvelle Orleans a été complètement détruite, et son manageur pense que ceci lui a complètement brisé le coeur et l'a, en fait, emporté. Clarence Gatemouth Brown est décédé le 10 septembre 2005 à l'âge de 81 ans.


 
Katrina Blues ou la bataille de la Nouvelle Orleans

09 septembre 2005

Après les situations de détresse rencontrées par les habitants de la Nouvelle Orleans, de la Louisianne et du Mississippi, les sources d'inspirations du Delta Blues ne manquent pas, et nul ne doute que seront composés bientôt, si ce n'est déjà fait, de multiples versions de Katrina Blues.
Comme l'on montré les grands médias, la région de la ville de New Orleans est complètement désorganisée, sans doute pour de longues semaines. Après de premiers messages alarmants concernant plusieurs musiciens célèbres comme Clarence Gatemouth Brown dont la maison a été emportée par les flots, Fats Domino, Irma Thomas, Allen Toussaint dont on est resté sans nouvelle pendant plusieurs jours, des informations indiquant qu'ils avaient pu être évacués ou pu trouver refuge chez des amis ou dans la famille, sont maintenant plus rassurantes. Certains manquent cependant toujours à l'appel, et l'inquiétude subsiste car le bilan final reste à établir.
L'industrie musicale est dors et déjà sinistrée, car de multiples clubs ont été dévastés. Ceux qui n'ont pas été inondés n'ont plus de client, les touristes seront absents longtemps, et les musiciens n'ont donc plus de travail faute de structure pour les accueillir.

Après la pagaille des premiers jours, les élans de solidarité se multiplient dans le milieu musical. De Céline Dion , en passant par Michael Jackson, pour les plus connus, jusqu'au festival de musique Cajun de Saulieu, les donations, les concerts de soutien s'organisent pour venir en aide aux habitants.

L'actualité brûlante liée au passage de Katrina le 29 août dernier sur la Louisiane et le Mississippi, ne doit pas cependant conduire à occulter les autres informations moins importantes qui paraissent sur le Blues.

A propos de l'histoire du Blues, un nouveau livre Lost Delta Found suscite quelques polémiques actuellement aux Etats-Unis. Les auteurs de ce livre, semblent affirmer que Alan Lomax a complètement occulté dans son livre mémoire paru en 1993, The Land where the Blues Began, le travail réalisé par des universitaires de Nashville qui l'ont accompagné lors des ses voyages dans le conté de Coahoma -Mississippi- en 1941 et 1942, et qui ont continué de travailler sur ce projet après que Alan Lomax a quitté la librairie du Congré.

Les manuscrits et le travail de ces universitaires, John W. Work III, compositeur et musicologue; Lewis Wade Jones, sociologue, et Samuel C. Adams Jr, étudiant, tous issus de l'université de Fisk, font l'objet de ce nouveau livre qui contient aussi 158 morceaux retranscrits.

Une autre information indique qu'après 20 ans d'existence le King Biscuit Blues Festival devra changer de nom, faute d'un accord entre l'association organisatrice, la Sonny Boy Blues Society, et la société King Biscuit Entertainment, propriétaire de la marque commerciale King Biscuit depuis 1973. Le festival qui se tiendra du 6 au 8 octobre à Helena dans l'Arkansas s'intitulera désormais Arkansas Blues and Heritage Festival.

 
RL Burnside est décédé

05/07/05

RL Burnside, un des vétérans du Blues redécouvert il y a 20 ans par le label Fat Possum est décédé à Memphis le 1 septembre 2005.
Née le 11 novembre 1926 à Harmontown dans le Mississippi, RL Burnside travaille tout d'abord comme fermier près de Coldwater puis comme agent commercial dans une société de pêche. Dès sa jeunesse il est en contact avec les maîtres du Blues de la région, comme Fred McDowell et Joe Callicott. Il commence de jouer dès son adolescence. Dans un interview pour Billboard en 1996, RL Burnside raconte qu'il habitait à proximité de Fred McDowell, et qu'il l'observait souvent pour lui piquer des plans, de même qu'au guitariste Remi Barnett, et qu'il s'était ainsi formé son propre style.
En 1967, Otha Turner, grand maître du Fife and Drum lui présente le folkloriste George Mitchell, qui l'enregistre en 1968 , les disques sortant ensuite chez Arhoolie Records. Il se produit dans la foulée pendant plusieurs années dans les Juke joint locaux. Dès les années 1970 sa notoriété le conduit à quelques tournées en Europe où il enregistre chez Swing Master ,en Hollande, et chez Aruion en France.
Ce n'est que dans les années 1990 que RL Burnside acquiert une notoriété aux Etats-Unis grâce a son apparition en 1991 dans le documentaire Deep Blues, réalisé par Robert Mugge, dont la bande son sort en disque en 1992. Il est le premier artiste a signer en 1991 pour le label naissant Fat Possum chez qui il enregistre une dizaine d'albums dont Bad Lucky City en 1993, puis TooBadd Jim en 1994, produit à l'époque par le critique musical du New York time Robert Palmer, et Come on In en 1998, dont la musique est reprise dans plusieurs émissions télévisées. Après une opération du cœur en 1999, R.L Burnside avait réduit la fréquence de ces concerts au minimum, mais il continuait de travailler sporadiquement pour Fat Possum. Il est décédé le 1 septembre 2005 à l'hôpital St Francis de Memphis à l'âge de 78 ans.

 

Le musée Howlin Wolf ouvert depuis le 1er sept 2005

05/09/05

Le musée Howling Wolf a ouvert officiellement ses portes au public le 1er septembre à West Point dans le Mississippi. Ce musée concrétise un projet monté par deux associations : la West Point Community Foundation et la Howlin' Wolf Blues Society. Son inauguration est l'aboutissement du travail et de plusieurs années d'efforts des membres de ces 2 associations pour structurer le musée autour de la vie de Howlin Wolf.


Décès du pianiste et chanteur Emery Detroit Junior Williams Jr.

15 août 2005

Détroit Junior est né le 26 octobre 1931 à Haynes dans l'Arkansas et grandit dans la sud de l'Illinois. Après avoir appris le piano pendant son enfance, à 19 ans il dirige son premier groupe, The Blues Chaps, avec lequel il joue dans les clubs de Pontiac et Flint dans le Michigan. The Blues Chaps devient pendant trois ans le groupe attitré du Circle Club de Détroit, et accompagne en tournée des stars commer Rosco Gordon, Eddie Boyd, John Lee Hooker et Almos Milburn.

Eddie Boyd conduit pour la première fois Detroit Junior à Chicago au début des années 1950 dans l'objectif de lui faire obtenir un contrat avec Chess Record. Les affaires avec Chess ne marchent pas bien, mais Junior rencontre J.Y. Brown, saxophoniste de Blues en vue à Chicago. Ils jouent ensembles au Club 99, puis au légendaire Squeeze Club. Grâce à son jeu énergique au piano et à son jeu de scène, Junior se fait connaître rapidement. Il joue en duo avec l'harmoniciste Little Mack Simmons avec qui il se produit régulièrement au Cadillac Baby's South Side Club. Il enregistre en 1960 son premier succès Money Tree, suivi de So Unhappy, pour le label Bea & Baby. Cet enregistrement marque la première apparition du bluesman sous le nom de Detroit Junior, connu auparavant sous le nom de Little Junior Williams. Chess sentant qu'il avait raté quelque chose, signe de nouveau avec Junior, mais les singles qui suivent ne se vendent pas. Detroit Junior rompt le contrat avec Chess juste avant de graver son nouveau succès Call My Job, en 1965 chez USA. La deuxième face du disque comporte un solo sensuel au piano, The Way I Feel. Pendant les années 60 Junior se produit avec différents musiciens dont Eddie Taylor. En 1968 il tourne et enregistre avec Howlin Wolf, et se produit partout, depuis les auditoriums de collèges jusqu'aux salles célèbres comme le Big Duke's Flamingo. Lorsque Howlinf Wolf décède en 1976, Junior reste pendant quelques années dans son groupe, The Wolf Gang, repris par le saxophoniste Eddy Show.

Le premier album de Detroit Junior sous son propre nom, Chicago Urban Blues, est édité au début des années 1970 chez le label Blues On Blues. Alligator Records reprend 4 de ses chansons dans l'anthologie de 1980, Living Chicago Blues Volume 6, et cet album aide Detroit Junior a asseoir sa carrière solo. De 1995 à 2004, Detroit Junior sort 4 CD sous son propre nom, 3 pour Blue Suit Records (Turn Up The Heat (1995), Take Out The Time (1997), and Live At The Toledo Museum Of Modern Art(2004), et Blues On The Internet chez Delmark en 2004. Ces dernières années Detroit junior se produit souvent dans les clubs de Chicago comme le Kingston Mines, même après avoir perdu une jambe à cause du diabète. Il apparaît aussi dans la série de Martin Scorsese The Blues, et continue de jouer et de composer jusqu'à son décès. Pendant les 50 années de sa carrière, il a enregistré de nombreux 45 tours, écrit de nombreux succès dont certains sont devenus des standards de Blues, comme Call My Job, repris par Albert King, et Money Tree.

Detroit Junior est décédé le 9 aout 2005 à son domicile de Chicago d'une crise cardiaque. Il avait 73 ans.

Little Milton est décédé
5 aout 2005

Little Milton Campbell, hospitalisé suite à une attaque cardiaque le 27 juillet, est décédé, après quelques jours de coma, à l'hôpital de Memphis d'une hémorragie cérébrale. Afin d'essayer de le sortir, en vain, de son coma, un ami musicien de Little Milton, Greg Preston, a même joué quelques un des succès à son chevet.
Little Milton est né dans une famille de métayers le 7 septembre 1934 à Inverness dans le Mississippi. Il grandit à Greenville en écoutant les programmes musicaux de la radio locale GOO et son père, qui était un musicien local de Blues. A 12 ans il commence d'apprendre la guitare. Dès l'âge de 15 ans il se produit dans les clubs ou les bars, avec un répertoire influencé par T-Bone Walker. Il se fait remarquer par d'autres musiciens, notamment par Ike Turner qui travaille alors comme Talent Scout pour Sun. Il présente Little Milton à Sam Philips qui lui signe un contrat en 1953. Accompagné par l'orchestre de Ike Turner, Little Milton grave quelques titres qui malheureusement ne se transforment pas en succès. La collaboration avec Sun s'arrête en 1954. Il forme alors son propre orchestre et enregistre un disque pour le petit label Meteor avant de s'installer à St Louis en 1958.
A St Louis, Litttle Milton fait connaissance de Bob Lyons qui l'aide à graver une démo chez Mercury. Ce label périclitant, les deux amis fondent alors leur propre label qu'ils baptisent Bobbin. Lilltle Milton obtient avec Bobbin son premier succès, I'm A Lonely Man qui tire à 60.000 exemplaires. Littel Milton s'adjoint la collaboration de musiciens comme Albert King et Fontella Bass, et, avec de tels poulins à son catalogue, Bobbin obtient un accord de distribution avec le légendaire Chess Records. A la faveur du mouvement des droits civiques, en 1965, Little Milton atteint alors la tête du hit parade R&B avec Were Gonna make It. D'autres succès suivent avec Baby I love you, Feel So bad, If Walls Could talk.
Après la mort en 1969 de Leonard Chess, Little Milton quitte le label pour rejoindre, en 1971, le label Stax de Memphis. Avec Stax, Little Milton assoit son style de musique influencé par BB King et la Soul, en renforçant la section cuivre et en mettant en avant les accents soul plutôt que le Blues traditionnel. Des succès suivent avec Little Bluebird, That's What love Will make You Do, mais ils ne sont pas aussi importants que les précédents. Après la banqueroute de Stax en 1975, Little Milton rejoint le label TK/Glades plutôt connu pour ses productions aux accents funk et disco. Les affaires restent modestes et Little Milton vit dans l'incertitude. Après avoir enregistré en 1983 le disque Age Ain't Nothing But a Number pour MCA, il rejoint le label Malaco qui édite quelques artistes Soul et Blues de la vieille école. Il enregistre pour Malaco plus d'une dizaine d'album dont le plus célèbre en Europe The Blues Is Allright. En 1988, il obtient un W.C Handy Award et est introduit au Blues hall of Fame.
Little Milton est décédé le 3 août dernier, il allait avoir 71 ans.

 

 

 

Une exposition d'aquarelles de Jimi Hendrix

5 aout 2005

48 aquarelles réalisées par Jimi Hendrix et récemment découvertes vont faire l'objet d'une exposition. A propos du guitariste, une nouvelle biographie écrite par Charles Cross mentionne que les archives militaires indiquent que Jimi Hendrix aurait été dispensé d'armée à cause de tendances homosexuelles. Incorporé en 1961 dans la 101ème division aéroportée, en alternative à une peine d'emprisonnement pour conduite au volant d'un véhicule volé, Jimi Hendrix aurait déclaré,selon ces archives, avoir eu des aventures avec certains de ces copains…. Jimi Hendrix a toujours déclaré qu'il avait été dispensé d'armée après 13 mois d'active suite à une blessure à la cheville lors d'un saut en parachute.


Patti Smith faite commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres

11/07/05
Voici la copie intégrale d'une brève parue sur Yahoo.
"PARIS (AFP) - La rockeuse new-yorkaise Patti Smith a été faite commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres dimanche par le ministre de la Culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres, à l'hippodrome de Longchamp lors du festival Solidays.
"Je suis reconnaissante envers la République française, non seulement pour son héritage si riche qui m'a inspirée mais aussi pour cette décoration, que je prends très au sérieux", a déclaré la chanteuse de 58 ans, très émue, qui s'était produite vendredi soir à Solidays.
En parlant de M. Donnedieu de Vabres, Patti Smith a affirmé: "La partie la plus généreuse de son discours était celle où il a mentionné tous les gens que j'ai aimés et que j'ai perdus. Leur esprit est ici aujourd'hui".
Quelques minutes plus tôt, M. Donnedieu de Vabres avait évoqué l'ami de la chanteuse, le photographe Robert Mapplethorpe, décédé du Sida en 1989, et son mari Fred "Sonic" Smith, mort d'une crise cardiaque en 1994. Patti Smith, émue aux larmes à l'écoute de ce passage du discours, a également perdu son pianiste, Richard Sohl, en 1990, et son frère Todd en 1994.
Poétesse et chanteuse majeure du milieu underground new-yorkais dans les années 1970, Patti Smith est l'une des figures féminines les plus influentes de l'histoire du rock. Son premier album, "Horses" (1975), est l'une des pierres angulaires de ce genre musical."


Luther Vandross est décédé

05/07/05


Né le 20 avril 1951, Luther Vandross chanteur populaire connu pour sa voix suave et chaude était devenu un compositeur interprète très célèbre dans les année 80, en même temps que Prince, Stevie Wonder et Michael Jackson. En 1981 il sort son premier album chez Epic "Never TooMuch" qui entre au hit parade et se vend en 2 millions d'exemplaires. Durant les années 80, il produit les albums d'Aretha Franklin et poursuit sa propre carrière en enregistrant plusieurs disques (For Ever -1982, Busy Body -1983, The Night I Felle Love-1985, Give Me the Reason-1986 Any Love-1988). Son succès reste toutefois très irrégulier jusqu'en 1989, année de la réédition par Epic de ses meilleurs succès The Best of Luther Vandross. Intégré à cette compilation, un nouveau titre, Here and Now, devient le plus grand succès de Luther Vandross. Il traverse les années 1990 avec plusieurs autres disques, Never Let Me Go (1993), Songs (1994), This Is Chritmas (1996), Love your Secret en (1997) qui se vendent en plusieurs millions d'exemplaires, I Know (1998). Il se produit aussi en duo avec Janet Jackson puis Maria Carey, et travaille également pour Withney Huston et Dionne Warwick. En 2001 il enregistre son 15ème disque, Smooth Love, chez J record, et Dance With My Father en 2003, son dernier succès.
Le chanteur qui avait gagné 5 Grammy Haaward au cours de sa carrière, avait de nombreux problèmes de santé depuis quelques années (diabète, hypertension, attaque en avril 2003). Il est décédé le 1er juillet à l'âge de 54 ans.



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