2006

Octobre - Novembre - Decembre


La guitare de Robert Johnson en vente

30 décembre 2006
Durant sa courte vie, Robert Johnson a utilisé au moins trois guitares. Pour 6.000.000 $, une guitare Gibson modèle L1 ayant appartenu, soit-disant à Robert Johnson, est en vente sur Internet.


L'identité du propriétaire actuel, les conditions dans lesquelles il a acquis cette guitare, et les renseignements sur son origine restent inconnus. Seuls des éléments de comparaison entre l'instrument vendu et celui avec lequel apparaît Robert Johnson sur son célèbre portrait sont donnés sur le site de mise en vente. Il y est aussi précisé que l'instrument est visible uniquement sur rendez-vous, et que les clients potentiels peuvent se faire accompagner de leurs propres experts.

Cette guitare, mise en vente depuis juillet dernier, n'a toujours pas trouvé acquéreur. Est-ce à cause du prix et des doutes sur l'origine réelle de ce bel instrument ? Ou serait-ce parce qu'il pourrait bien s'agir aussi de l'instrument du diable ?

 

 
Elvis Presley reste le King
30 décembre 2006
La poste américaine a annoncé que le timbre le plus vendu en 2006 est resté le 29 cent représentant Elvis Presley. Plus de 120 millions d'exemplaires ont été achetés. Pour ce timbre édité le 8 janvier 1993, les services postaux américains avaient demandé à 8 artistes de soumettre leurs projets. Soixante toiles ou esquisses avaient été proposées, et la peinture à l'eau de Mark Stutzmamn avait alors été retenue pour le timbre. La pertinence de ce choix a été encore confirmée cette année par le public américain.
 
James Brown, parrain de la Soul, décède la nuit de Noël

28 décembre 2006
Mr Dynamite a tiré sa révérence de façon inattendue dans la nuit de Noël, et a emporté avec lui ses multiples autres surnoms (Godfather of the Soul, The Music Box, Sex Machine, etc). James Brown avait occupé et créé depuis les années cinquante tout un pan du show-business : sa discographie pléthorique en témoigne (795 références sur Amazon…). Tous les grands médias nationaux ont annoncé la nouvelle et ont fait l'éloge de son œuvre.
James Brown est né le 3 mai 1933 à Barnwell, petite ville de Caroline du Sud (ou en 1928 selon d'autres sources). Son enfance est digne des clichés attachés aux grands bluesmen, puisque, né en pleine dépression, il est abandonné à l'âge de 4 ans par ses parents, grandit dans une maison close tenue par une tante à Augusta, cueille le coton, occupe des petits boulots de cireur de chaussures, de laveur de carreaux et, après une attaque à main armée, se retrouve à l'âge de 16 ans, d'abord en prison puis dans un centre éducatif surveillé, où il passe trois années… Membre de l'équipe de base-ball du centre, James Brown rencontre alors un autre jeune, Bobby Byrd, à l'occasion d'un match local. Bobby Byrd restera ensuite son collaborateur fidèle et son co-parolier tout au long de sa carrière. À sa sortie du centre, en 1952, la famille de Bobby Byrd accepte d'aider James Brown à condition qu'il ne retourne pas à Augusta. Bobby Byrd est pianiste, et James Brown, qui, pendant son enfance, a appris la guitare, le chant et le piano sous l'impulsion de sa tante, commence à chanter dans les bars et les clubs de Toccoa avec Bobby Byrd. Le producteur de Little Richard, Clint Brantley, remarque alors James Brown et signe un contrat avec lui. Il l'engage et l'envoie au Twospot, un night-club de Macon en Georgie. Le jour, James Brown est employé dans une compagnie d'automobiles et, le soir, il est organiste ou percussionniste dans l'orchestre du club qui accompagne alors Bill Johnson, les Four Steps of Rhythm ou les Gospel Starlighters. James Brown rejoint ensuite le groupe gospel de Bobby Byrd, The Three Swanees, qui tourne en Georgie et monte, en 1955, une revue de musique noire américaine, The Famous Flames.
Dans cette revue de Rhythm & Blues, chacun doit jouer au moins de deux instruments et doit aussi chanter et danser. James Brown, avec son énergie débordante est un des piliers de la revue, dont il prend la direction en 1956. En avril de la même année, la troupe The Famous Flames enregistre pour King Records, Please, Please, Please qui atteint le 5e rang au hit-parade R&B. Ce premier succès est suivi en 1958 par Try Me qui devient rapidement premier au hit-parade R&B. Les années soixante, marquées par le R&B et la Soul, sont celles des plus grands succès de James Brown : Live At the Apollo, en 1962, lance la mode des enregistrements en public (et reste le premier 33 tours à avoir été vendu à plus d'un million d'exemplaires), Papa's Got a Brand New Bag et I got You, en 1965, sont sans doute ses titres les plus connus. La part de la voix et des instruments dans la rythmique s'amplifie dans la musique de James Brown, et la Soul et le R&B aboutissent au Funk dès le milieu des années soixante. Cold Sweat, enregistré en 1967 qui ne comprend qu'un seul changement d'accord, est considéré aujourd'hui comme le premier morceau funk de l'histoire… Les années soixante sont aussi marquées par l'engagement pour la cause de noirs américains avec notamment I'm Black and Proud, gravé en 1968. À la faveur des nombreux succès des années soixante et de ceux de la première moitié des années soixante-dix, James Brown se constitue un empire -rachats de radios (dont WRDW, une radio d'Augusta où il fut cireur de chaussure dans son enfance), jet privé, maison d'édition, château, chaîne de restaurant- mais à partir de 1975, le tableau se ternit un peu. Le fisc lui réclame 4,5 millions de dollars et son fils aîné se tue dans un accident. Pour contourner ses ennuis financiers, il se produit à l'étranger en Afrique et au Japon. Les succès de la deuxième moitié des années soixante-dix se résument à Get Up Offa That Thing, en 1976. Au début des années 1980, la période disco le fait oublier, mais son rôle de Pasteur déjanté dans le film Blues Brothers, en 1980, reste une scène d'anthologie. Il revient sur le devant de la scène en 1985, en signant la bande son du film Rocky IV et en enregistrant Living In America, qui gagne un Grammy Award en 1987. La même année, les ennuis judiciaires le rattrapent, et James Brown est arrêté pour usage de drogue 5 fois en 10 mois, puis en 1988, il est accusé par son épouse de tentative de meurtre. Condamné à 6 ans de prison, il est libéré sur parole au bout de deux ans pour bonne conduite. Il revient au show-business en 1991 et se produit régulièrement sur toutes les scènes du monde pendant les années 1990 et 2000, tout en alimentant les rubriques de faits divers avec ses arrestations pour consommation de drogues et ses violences conjugales. Ses anciens succès sont réédités avec parfois des titres supplémentaires, mais les nouveaux disques se font rares : Universal James (1993) et I'm Back (1998). En 2006, James Brown avait continué sa tournée mondiale Seven Decade Of Funk World Tour, qui devait être la dernière. Son concert de 1985 Live At Chastain venait d'être réédité en coffret de 2 Cd. Après avoir rempli le palais des congrés à Paris en juin 2006, James Brown avait rassemblé 80.000 personnes en Irlande au festival de Punchstown en juillet, et devait se produire le 28 décembre au BB King's Club de New-York.
James Brown a été hospitalisé le 24 décembre à Atlanta pour une sévère pneumonie. Le jour de Noël, à Father of the Soul a rendu l'âme après un arrêt cardiaque. Il avait 73 ans.
James Brown a été marié quatre fois. Les querelles concernant son héritage ont déjà commencé.
Spike Lee, le réalisateur de Malcom X, travaille déjà sur un film relatant la vie de celui qui, en 50 ans de carrière, a influencé la musique actuelle, de la Soul jusqu'au Rap, et que le public avait érigé en véritable institution


 
BB KING épinglé

28 décembre 2006

Le 15 décembre 2006, le président Bush a remis à BB KING la médaille de la Liberté, la plus haute décoration civile américaine.
Cette décoration lui a été décernée à l'occasion d'une cérémonie à la Maison Blanche, au cours de laquelle le Président a fait l'éloge de la vie de BB King.
Neuf autres personnalités se sont aussi vues remettre cette décoration, en particulier Natan Charansky, ancien dissident soviétique et David McCullough, historien.
BB King est un habitué de la Maison Blanche puisque, le 26 juin 2006, il y a joué devant Bush et ses invités à l'occasion de la célébration du mois de la musique noire américaine.


 
 
 
Disparition du fondateur d'Atlantic Records
20 décembre 2006

En 1932, à Londres, Ahmet Ertegun, fils de diplomate turc, tombe amoureux de la musique noire américaine à 9 ans en écoutant Duke Ellington et Cab Calloway, lors de concerts où l'emmène son frère aîné Nesuhi. En 1947, il fonde à New-York le label Atlantic Records, dans un monde alors dominé par les majors comme RCA, Columbia et Decca. En quelques années, Atlantic devient avec Ruth Brown, Joe Turner, The Clovers et The Drifters, le premier label de Rhythm and Blues (terme dont la paternité revient à Jerry Wexler, producteur à Atlantic dès 1953, et qui l'a utilisé le premier en remplacement de Race Records). Dans les années soixante, Atlantic devient un grand label de Soul et de musique Jazz : Ray Charles, John Coltrane, Charles Mingus, Ornette Coleman, the Modern Jazz Quartet sont alors les vedettes d'Atlantic.
Dans les années 70, Atlantic participe au British Blues Boom en signant avec les Stones, Led Zeppelin et Yes.
Ahmet Ertegun était tombé dans les coulisses, lors d'un concert des Rolling Stones à Manhattan, le 29 octobre 2006. Plongé depuis dans un profond coma, il est décédé le 14 décembre 2006.

 
Disparition de Homesick James

20 décembre 2006
Homesick James, un des derniers représentants historiques du Delta Blues à avoir fait le traditionnel chemin des Etats du Sud vers Chicago via Memphis, est décédé paisiblement à son domicile de Springfield, dans le Missouri, à l'âge de 96 ans.
Né John William Henderson, vraisemblablement le 10 avril 1910, à Somerville dans le Tennessee, Homesick James a commencé à jouer de la guitare vers l'âge de 10 ans. Quatre ans plus tard, il anime les pique-niques et les fêtes locales, puis croise le chemin de nombreux guitaristes dans le Mississippi et la Caroline du Nord durant les années vingt. Il joue avec Yank Rachell, Sleepy John Estes, Honeyboy Edwards, Robert Johnson, Charley Patton, Son House, Big Joe Williams et son mentor, Blind Boy Fuller. Au cours des années trente, il monte un groupe, les Dusters, joue sur Beale Street à Memphis et fait son premier enregistrement pour RCA en 1937. À Chicago, il accompagne Sonny Boy Williamson I, dont il aurait été cousin et retourne à Memphis au milieu des années quarante. Il s'installe réellement à Chicago dans les années cinquante. Il vit avec Memphis Minnie pendant quelque temps et devient une figure de Maxwell Street Market. Il adopte le style d'Elmore James dont il se dit aussi le cousin, et auprès duquel il perfectionne son jeu à la guitare slide. Il enregistre en 1952 pour Chance Records, avec Snooky Pryor et Johnny Shine. Il grave en particulier Homesick, un titre qui lui vaudra plus tard le surnom de Homesick James. Entre 1955 et 1963, il fait partie de l'orchestre d'Elmore James. Il participe ainsi à l'enregistrement de la célèbre version de Dust My Broom, The Sky is Crying, et Roll and Tumble. À Chicago, il accompagne tous les bluesmen en vue : Big Bill Broonzy, Robert Lockwood Jr, Henry Townsend, Junior Wells, Sunnyland Slim, Little Walter, Muddy Waters.

Maître de la guitare slide, Homesick James enregistre durant les décennies suivantes pour différents labels. Il participe aussi régulièrement aux festivals de Blues de Chicago, de Saint Louis et de Los Angeles, jusqu'à ces toutes dernières années. Son dernier disque chez Fedora date de 2004. Le 13 décembre 2006, Homesick James a rejoint ses compagnons de route et de festivals disparus récemment, Robert Lockwood Jr et Henry Townsend.


Discographie partielle

Blues On The Southside (1964)
Goin' Back In The Time (1994)
Got To Move (1995)
Juanita (1997)
Words Of Wisdom (1997)
Last Of The Broomdusters (1998)
My Home Ain't Here : The New Orleans Session (2004)

 
 
Le Cofondateur de WDIA est décédé
1er décembre 2006

John R. Pepper, cofondateur avec Bert Ferguson, en 1947, de la radio WDIA de Memphis, est décédé le 21 novembre 2006 à l'âge de 91 ans. WDIA a été la première radio à être entièrement programmée et dirigée par des noirs américains. C'est sur WDIA que le jeune Riley King, surnommé à l'époque Beale Street Blues Boy, puis ultérieurement plus simplement BB King, a fait ses débuts de disc jockey.


Disparition du dernier Blues Shouter

1er décembre 2006

Bobby Ferguson, surnommé H-Bomb Ferguson à cause de sa voix tonitruante sur scène, est décédé à 77 ans à Cincinnati dans l'Ohio.

Bien que peu connu internationalement aujourd'hui, ce pianiste chanteur et compositeur est une légende du blues et considéré comme le dernier représentant d'un style qui était en voie de disparition : les Blues Shouters.

H-Bomb Ferguson, né le 9 mai 1929 à Charleston en Caroline du Sud, est l'avant derrnier d'une famille de 12 enfants. Il commence le piano à l'âge de 6 ans et se forge un style particulier dès l'adolescence, avec un jeu agressif et une voix retentissante. Au retour de la deuxième guerre mondiale, il commence à tourner aux USA dans le circuit Blues. Il s'installe à New York où il joue au Baby Grant, un club de Harlem. Il commence à enregistrer en 1950 (Jumpin' and Shoutin chez Derby) et son tube Rock H-Bomb Rock, enregistré en 1951, permet au label Atlas de se faire une notoriété. Bobby Ferguson obtient à l'âge de 23 ans son premier disque d'or, avec Good Lovin enregistré en 1952 chez Savoy, à New York.

Son surnom lui vient de cette époque, son manager Jack Parker trouvant que sa voix était capable d'ébranler une salle à l'image de la première bombe H de 1951. Il déteste ce surnom, mais à le demande de Savoy Record, il accepte de l'essayer durant deux mois... Le public adoptant le surnom, le chanteur finalement s'y habitue et le garde toute sa vie.

Il écume le circuit des clubs locaux, mais lassé de la vie dans les grandes villes, il part en tournée dans le Sud. Il devient ami avec lBB King et rencontre d'autres Shouters comme Big Joe Williams, Moms Mabley, Jimmy Rix...
En 1957, il se produit au Cotton Club de Cincinnati qui accueille des artistes comme Billie Holliday, Duke Ellington, Count Basie. Il retourne de temps en temps à New York où il jamme avec Chuk Berry, mais s'installe définitivement à Cincinnati. Au début des années 60, il voyage beaucoup et se produit avec Freddy King, Big Mama Thornton, T-Bone Walker.
Après plus d'une vingtaine de disques au cours des années 50 et 60, sa carrière s'arrête au début des années 70, pour reprendre en 1985. Il reçoit un WC Handy Award en 1986 pour Shake and Bake, et un autre en 1989 pour Medicine Man. Cette carrière est réellement relancée en 1992, par sa prestation au festival de Blues de Chicago, où il est le seul artiste à ne pas être sous contrat avec un label. Le public est très sensible à son show et l'empêche de quitter la scène en ne cessant de clamer des rappels...
Les européens peuvent l'admirer notamment lors des festivals de Lugano en Suisse en 1993 et 1994, en Angleterre au Rhythm-Riot Festival de 2001. La dernière réédition de ses succès de 1951-1954, Big City Blues date de 2006.

Atteint depuis plusieurs années d'un emphysème pulmonaire, H-Bomb Ferguson est décédé le 26 novembre 2006, dans une indifférence quasi générale ...

Discographie partielle

LIFE IS HARD (1986)
H-BOMB FERGUSON & THE BLUESMEN: BAD TIMES BLUES (1990)
WIGGIN' OUT (1993)
ROCK, H-BOMB, ROCK!!! (2002)
BIG CITY BLUES 1951-54 (2006)

Discographie complète sur http://koti.mbnet.fi/wdd/hbomb.htm


Mort du premier soliste noir du New York Metropolitain Opera

28 novembre 2006
Bien que cet évènement ne soit pas directement lié à notre musique préférée, Blues Mag signale la disparition de Robert McFerrin Sr, le 24 novembre 2006, à l'âge de 85 ans. Il était le premier soliste noir a avoir chanté à l'opéra de New York en 1955, après avoir gagné le concours de sélection en 1953. En 1959, il avait aussi prêté sa voix à Sidney Poitier dans Porgy and Bess. Son fils Robert McFerrin Jr, est lui très connu de tous pour son succès de 1980 Don't Worry Be Happy..


Robert Lockwood Junior est décédé

22 novembre 2006
L'Associated Press vient d'annoncer le décès de Robert Lockwood Jr. le 21 novembre à l'hôpital universitaire de Cleveland. Robert Lockwwood est décédé d'insuffisance respiratoire. Il avait été hospitalisé le 3 novembre dernier après une attaque cérébrale.
Blues Magazine, très touché de cette disparition, avait eu l'honneur de réaliser une interview de Robert Lockwood en 2000 à l'occasion de son passage à Cognac. Cette triste nouvelle intervient trop tard pour qu'elle puisse être développée comme il conviendrait dans le prochain N° de Blues magazine, actuellement en cours de bouclage. Un article sera consacré dans un prochain N° de BLUES Mag à cette légende du Blues qui vient de nous quitter à l'âge de 91 ans.
Avec la disparition du trait d'union qui liait directement l'époque actuelle, et les amateurs de Blues, à Robert Johnson qui avait enseigné lui même à Robert Lockwood ses premiers pas à la guitare, une page d'histoire bien remplie vient d'être tournée.

Robert Lockwood Jr. Interview Blues Mag - Cognac 2000.

 
Ruth Brown, chanteuse de Soul est décédée

20 novembre 2006

La chanteuse dont les succès avaient permis dans les années 50 d'asseoir la notoriété d'Atlantic Records est décédée à Las Vegas des suites d'une attaque cardiaque, le17 novembre 2006. Elle avait 78 ans.

Ruth Brown est née Ruth Weston le 12 janvier 1928 à Portsmouth en Virginie. Aînée d'une famille de 7 enfants, Ruth apprend la musique dans la chorale paroissiale dirigée par son père. Elle quitte la maison familiale à 17 ans pour suivre un trompettiste nommé Jimmy Brown, avec qui elle se marie. Elle enregistre au début des années 1950 plusieurs titres qui font le succès d'Atlantic Records : So Long, (1949), Teardrops in My Eyes (1950), I'll Wait for You (1951), I Know (1951), 5-10-15 Hours (1953), Mama He Treats Your Daughter Mean (1953), Oh What a Dream (1954), Mambo Baby (1954). Ces succès lui permette d'occuper la tête du hit parade pendant 149 semaines entre 1949 et 1955!.

Dans les années 1960, la poussée du Rock and Roll permettant plus aux artiste blancs d'occuper le devant de la scène qu'aux artistes noirs de R&B, sa carrière artistique se met en sommeil. En 1975 sa carrière repart grâce à Redd Foxx, un ami comédien, qui lui propose de tenir le rôle de Mahalia Jackson dans Selma, un spectacle musical qu'il produit sur les Droits Civiques. Elle participe aussi à Hello Larys un sitcom produit par Norman Lear, ainsi qu'a une revue de Broadway Staggerlee..En 1985, les parisiens ont la chance de pouvoir l'admirer dans la revue Black And Blue. Elle obtient en 1989 un Grammy award dans la catégorie meilleure chanteuse de Jazz avec son album Blues on Broadway, compilation des plus meilleurs morceaux de la revue Black and Blue. Entre temps elle soulève le problème des royalties restées impayées par les labels aux artistes noirs, et obtient, en 1988, 20 années d'arriérés de la part d'Atlantic Records qui paye aussi ses dettes à 35 autres artistes. Avec l'aide des 2 millions de dollars de subvention accordés par Atlantic, elle fonde la Rythm&Blues Foundation qui poussent les autres labels à venir en aide aux artistes dans le besoin. En 1993 elle est introduite au Rock and Roll Hall of Fame, et obtient, en 1999, deux W.C Handy Awards.
En 2006, son succès de 1958, This Little Girl's Gone Rockin, a même servi de support à une grande campagne publicitaire automobile aux Etats-Unis.
Ruth Brown est décédée le 17 novembre 2006


Les Rolling Stones et Bill Clinton

20 novembre 2006
L'ancien président américain a demandé à Ronnie Wood, guitariste des Rolling Stones, de peindre son portrait. Cette demande a été faite lors de la cérémonie du 60ème anniversaire de Bill Clinton qui s'est tenue le 29 octobre à New York au Beacon Theater, et lors de laquelle les Rolling Stones ont donné un concert. Le tableau de Ronnie Wood, qui a déjà vendu deux de ses toiles à Bill Clinton, sera destiné à la Clinton Library.

 

Un Ground Zero Club à Memphis

15 novembre 2006
Le célèbre juke joint de Clarksdale, le Groud Zero Club, appartenant à l'acteur Morgan Feeman, verra sans doute un frère se construire à Memphis à Beale Street. La construction d'un hôtel abritant un restaurant et un Ground Zero est en effet projettée dans le cadre du développement du quartier de Beale Street. Après avoir été jusqu'en 1970 un haut lieu du Blues avec de multiples bars et clubs, Beale Street était devenu par les changements politiques et sociaux un quartier d'immeubles vides. Sa renaissance date des années 1980. le quartier est devenu aujourd'hui une attraction mondiale et, chaque années, 6 millions de touristes visitent Beale Street. A signaler que ce projet sera financé à 70% par des investisseurs noir américains.


Inquiétude pour Robert Lockwood Junior

5 novembre2006

Robert Lockwood Junior a été hospitalisé le 3 novembre dernier. Victime d'un accident cardio-vasculaire, il se repose et reçoit d'après ses prochesde nombreux souhaits de prompt rétablissement.

Agé de 91ans, il continuait de se produire sur les scènes américaines jusqu'à ses dernières semaines. Il avait participé en juillet dernier à une tournée en Angleterre et en Finlande.

Rappelons qu'il avait appris les premiers rudiments de la guitare, vers l'âge de 11 ans alors qu'il n'avait étudié jusqu'alors que l'orgue, directement auprès de Robert Johnson qui était le concubin de sa maman. A 15 ans, il commençait sa carrière de guitariste professionnel...

 

Robert Lockwood Junior en juillet 2006 lors du concert de célébration de la 15000ème émission du King Biscuit time sur KFFA.

 

Snooky Prior, harmoniciste et pionnier du Chicago Blues d'après guerre est décédé

20 octobre2006

Snooky PRYOR Juillet 2003-COGNAC

Né le 15 septembre 1921 à Lambert, dans le Mississippi, James Edwart Pryor apprend, contre l'avis de son père, l'harmonica à 14 ans en écoutant des 78 tours de Sonny Boy Williamson. Affecté dans la région de Chicago pendant la deuxième guerre mondiale, il joue les week-ends avec Homesick James ou Sonny Boy Williamson, et se produit régulièrement sur Maxwell Street. Sa carrière musicale commence réellement en 1945. Il enregistre en 1948 son premier succès Telephone Blues, sur Planet, titre qui est considéré aujourd'hui comme un classique d'après guerre. Pendant les années 50 il enregistre sur différents labels. Homme de principe, il est déçu par le Show Business et se retire durant les années 60 et 70 dans l'Illinois où il s'occupe de sa famille. Dans les années 80 des tournées européennes où il rencontre un grand succès l'incitent à remettre le pied à l'étrier. En 1987 le disque Snooky Pryor qui comporte une réédition de ses anciennes compositions est le premier CD d'une série de 14 CD parus sur différents labels. Le dernier, Introduction to Snooky Pryor, est paru aux USA en septembre dernier sur le label Varese Sarabande.
Les meilleurs titres de sa carrière, outre Telephone Blues, restent des morceaux comme Shake My Hand, Judgement Day, Crazy 'Bout My Baby.
Snooky Pryor, est décédé le 18 octobre 2006 à l'hôpital de Cape Girardeau, dans le Missouri. Il avait 85 ans.



Elvis Presley de nouveau sur Sun Records ?

16 octobre 2006

50 ans après avoir quitté le label de Memphis créé par Sam Philips, le nom d'Elvis Presley va être de nouveau associé avec celui de Sun. En effet le 12 octobre dernier, Sun Entertainment Corporation, situé maintenant à Nashville, et Elvis Presley Entreprise ont annoncé qu'ils avaient signé un accord de licence. La teneur n'en est pas connue, mais un communiqué de presse à annoncé que le nom et l'image d'Elvis seraient associés au logo de Sun pour une large campagne de communication et des produits commémoratifs...

 


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